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En finir à Brive

En finir à Brive

Le 03/05/2018 à 14:03Mis à jour Le 03/05/2018 à 14:04

L'UBB va finir sa saison à Brive dans un 2e match sans enjeu aussi bien pour l'Union que pour l'adversaire, déjà relégué en Pro D2. Et comme depuis plusieurs semaines, les annonces se multiplient. Si Joe Worsley prolonge, Jérémy Davidson prend la direction... Du CAB. Vraiment une drôle de saison.

L'Union, c'est un peu les Galeries Lafayette, il s'y passe toujours quelque chose. Battue logiquement par le Racing, dimanche, L'UBB enregistrait l'arrivée d'un ailier international australien d'origine fidjienne Etonia Nabuli, 1,97 m, plus de 100 kilos. Et puis le jour même du match, selon le quotidien "Sud-Ouest", on apprenait que Julien Rey et Clément Maynadier, sur lesquels Rory Teague ne comptent pas s'appuyer, resteront au club, l'année prochaine. Mardi 1er mai, Jerémy Davidson était annoncé comme manager à Brive quand le lendemain Joe Worsley, l'entraîneur de la défense, expliquait qu'il avait signé pour 2 ans supplémentaires.

L'Union change à vitesse grand v et pourtant l'année n'est pas fini. Car si ça bouge en coulisse, après, cette défaite, la 4e à domicile de la saison, face au rouleau compresseur du Racing 92, l'UBB voudrait bien finir sur la pelouse du CAB... Le futur club de Jérémy Davidson.

Jeremy Davidson (Coach Union Bordeaux Bègles)

Jeremy Davidson (Coach Union Bordeaux Bègles)Icon Sport

Alors samedi l'UBB qui "est passé à coté de ce match" dixit justement Jérémy Davidson à l'issue de la rencontre sur le Racing va vouloir finir avec classe. "On sait qu'à Brive, cela va être un match avec beaucoup de combat" explique le jeune pilier gauche Thierry Païva "et que, quoi qu'il arrive, ils vont être vexés et ne vont pas vouloir finir sur une fausse note. Et nous, on n'a pas envie non plus de finir sur une fausse note. Je pense qu'il y aura beaucoup d'envie sur le terrain."

L'envie, ce n'est pas vraiment ce qui a manqué aux joueurs de l'Union qui se sont envoyés contre ce Racing. La statistique de 12 placages cassés lors du match, meilleur score du Top 14 avec le Lou, en témoigne. C'est plutôt la précision sur les lancements de jeu, les en-avants et les turn-over incessants qui témoignent de la fragilité du jeu de l'UBB. Une fragilité que le staff et pas seulement Rory Teague n'a pas réussi à effacer tout comme cette inefficacité dans les zones de marque qui aura été rédhibitoire tout au long de la saison.

Rory Teague coach Bordeaux

Rory Teague coach BordeauxIcon Sport

L'Union qui n'a remporté que 4 matchs toutes compétitions confondues en 2018, voudrait bien finir avec cette saison qui n'en finit pas et qui aura été étonnante à bien des égards avec de nombreuses "premières" comme celle du départ de son manager, d'un nombre d'internationaux records, de l'avènement d'un jeune ouvreur talentueux inconnu en septembre et titulaire dans le tournoi en janvier et on en passe. Alors loin de la métropole bordelaise, la Corrèze rappellera à l'Union le sort que réserve le Top 14 et les nombreuses mutations du rugby aux clubs qui ne changent pas.

Le CAB n'a pu suivre le rythme de ce Top 14 infernal, avec un budget limité, des structures vieillissantes et un staff pas assez conséquent. L'Union, elle, a décidé l'année prochaine de se mettre au diapason des grandes écuries. "Dans les deux années qui suivront, on va avoir pour la première fois, toutes les choses mises en place pour devenir un grand club" se réjouissait à l'avance Joe Worsley qui a prolongé de 2 ans en Gironde. "J'aurais été idiot en ayant l'intention de partir maintenant. Parce qu'à mon avis, cela va être bien."

L'Union n'a plus qu'à terminer dignement au stade Amédée Domenech. Question de fierté et question de respect pour le CAB.

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