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Demi-finale - Top 14 - Urdapilleta : "Il n’y a pas de place pour l’erreur"

Urdapilleta : "Il n’y a pas de place pour l’erreur"
Par Rugbyrama

Le 26/05/2018 à 08:57

Après un combat acharné face à Toulouse, c’est le visage marqué que l’on retrouve Benjamin Urdapilleta. L’ouvreur argentin nous parle de son caractère, son évolution et sa relation avec Rory Kockott. Entretien.

Rugbyrama : Le match contre Toulouse a laissé des traces. Votre visage est très marqué…

Benjamin Urdapilleta : C’était un match d’hommes, j’ai tout laissé sur le terrain. Pour moi, les matchs de phases finales sont des rencontres où il faut tout donner pour toi et tes coéquipiers. J’ai essayé de le faire au maximum pendant 80 minutes.

Vous avez réalisé une énorme prestation face aux Toulousains avec 19 plaquages réussis. Y a-t-il une odeur particulière à l’approche de ces gros rendez-vous ?

B.U. : Je crois que tout le monde aime ce type de match. Toute l’année, on s’entraine, on joue chaque week-end pour disputer des rencontres comme celles-ci. Une fois que tu arrives à ce stade de la compétition, tu ne peux pas rater ton match. Tu as la chance de jouer donc à toi de tout donner sur le terrain et de gagner. Il faut augmenter l’intensité, être à 200 %.

Zach Holmes (Toulouse) contre Castres

Zach Holmes (Toulouse) contre CastresIcon Sport

D’un point de vue personnel, vous êtes décrits comme un homme exigeant, voire râleur. Etes-vous d’accord avec ça ?

B.U. : Sur le terrain, je veux toujours bien faire. Je suis très dur avec moi, il n’y pas de place pour l’erreur. Quand je loupe des pénalités, des plaquages, des actions simples, je me prends beaucoup la tête et je m’énerve facilement. Je suis un mec très compétiteur même en dehors du rugby. Je déteste la défaite, je suis très mauvais perdant. Je veux des personnes qui ont la même rage de vaincre que moi, tout en aidant mes coéquipiers pour les rendre meilleurs.

Et dans la vie de tous les jours ?

B.U. : Je suis un mec dur mais très sensible à la fois. Je ne perds jamais une minute pour rigoler, chambrer mes partenaires. Je suis toujours à fond (rires) !

Comment avez-vous évolué en tant qu’homme depuis votre arrivée en Top 14 ?

B.U. : A Oyonnax je suis arrivé à 26 ans, j’étais déjà marié mais je n’avais pas d’enfants. Aujourd’hui j’ai eu 32 ans en mars. J’ai pris plus de maturité. Je suis un autre homme, j’ai grandi. Avant j’étais plus fou, plus insouciant. Je sortais beaucoup dans les bars, en boite de nuit. Maintenant, j’ai des enfants, une famille extraordinaire à m’occuper. On se sent très bien à Castres. Nous aimons le calme de la ville, nous pouvons nous balader tranquillement.

Benjamin Urdapilleta, l'Argentine au coeur

Benjamin Urdapilleta, l'Argentine au coeurEurosport

On sent par vos propos que la famille est très importante pour vous…

B.U. : La famille reste la plus belle chose qu’on puisse espérer dans une vie. Ma femme et mes enfants habitent à Castres avec moi. Mais mes parents, ma sœur et mon frère résident en Argentine. Ils viennent 2 fois par an en France, ils adorent ce pays. Hormis mon frère, qui vient d’avoir un enfant, tout le monde viendra samedi à Lyon pour la demi-finale. Si nous gagnons, ils resteront une semaine de plus mais si nous perdons, ils partiront. Donc je vais tout faire pour l’emporter.

Qu’est-ce qui vous a poussé à faire du rugby ?

B.U. : Nous sommes une famille de rugbymen. Mon père a joué très longtemps au rugby comme mon frère. J’adore également le football, où j’ai joué à un bon niveau mais le rugby reste le sport numéro 1 chez les Urdapilleta.

Votre charnière est à nouveau l’une des forces de votre équipe. Quelle est votre relation avec Rory Kockott ?

Rory Kockott - Castres

Rory Kockott - CastresIcon Sport

B.U. : On est des joueurs très compétiteurs, donc par moment ça peut exploser. On a mis du temps à se comprendre car nous avons deux styles différents. Lui aime prendre des initiatives pendant que moi je préfère le jeu organisé. Il m’oubliait par moment donc j’étais un peu énervé sur le terrain. Mais maintenant nous sommes sur la même longueur d’onde au niveau du rugby. Nous sommes tous les concentrés sur notre match de samedi. En face, il y a une bonne charnière avec Teddy Iribaren et Rémi Tales, à qui je loue sa maison (rires).

Propos recueillis par Lucas Meirinho.

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