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Babillot : "Je ferai tout pour regoûter à l'équipe de France"

Babillot : "Je ferai tout pour regoûter à l'équipe de France"

Le 23/03/2018 à 11:59Mis à jour Le 23/03/2018 à 12:30

Invité surprise du dernier Tournoi et appelé pour compenser les absences des bannis d'Edimbourg, le troisième ligne castrais Mathieu Babillot a fait cette semaine son retour en club. Animé d'une nouvelle soif, celle de regoûter au niveau international.

54 minutes en plus de trois semaines, voilà un score de temps de jeu qui aurait de quoi frustrer n'importe quel joueur de Top 14 en club. C'est pourtant le temps que le Castrais Mathieu Babillot a passé en tout et pour tout sur le terrain avec les Bleus. Mais en équipe de France, les choses sont légèrement différentes. D'abord car ces 54 minutes de bonheur s'écoulèrent dans le majestueux stade du Principality Stadium. On a connu pire endroit pour débuter une carrière internationale...

Mathieu Babillot (France)

Mathieu Babillot (France)Icon Sport

"Je m'en souviendrai toute ma vie", rêve encore Babillot. Et ensuite parce qu'au cours de ces trois semaines, le Tarnais a appris. "Beaucoup de choses", selon lui : "En équipe de France, la semaine d'entraînement d'un joueur hors groupe est identique à celle d'un titulaire : séances, muscu, récupération, réunion, vidéos, on fait tout ensemble. Même le jour du match, on reste tous ensemble jusqu'à la fin de l'échauffement", raconte le troisième ligne. Une organisation qui a le mérite de concerner l'ensemble du groupe et qui a permis à Babillot de découvrir petit à petit le monde du très haut niveau, jusqu'à son entrée en jeu à Cardiff.

" Faletau m'a surpris ! "

Une entrée précipitée par la blessure du Montpelliérain Yacouba Camara, auteur d'un Tournoi remarquable. Babillot, lui, découvrait le rugby international : "J'ai été marqué par la vitesse. Tout va plus vite. Il faut être réactif tout en faisant attention au moindre détail. Une erreur et l'on se fait sanctionner." Cette vitesse, Babillot a pu la mesurer quand le numéro huit Taulupe Faletau le déborda sur l'extérieur en bout de ligne : "Il m'a surpris, c'est vrai ! J'ai effectué une montée défensive un peu hasardeuse, sur laquelle je me suis mal situé par rapport à mes partenaires, et il m'a pris extérieur. Heureusement, il a loupé sa passe et ensuite les copains sont arrivés." Un avertissement sans frais qui montre au Castrais le chemin qu'il reste à parcourir : "Au niveau international, on a pas le droit d'être moyen. On doit être encore plus exigeant avec soi-même."

Mathieu Babillot (France)

Mathieu Babillot (France)Icon Sport

Une expérience formatrice donc, qui a eu le mérite d'ouvrir l'appétit du Castrais qui reste toutefois lucide sur sa situation : "Comme je l'ai déjà dit, il n'était pas prévu que je participe à ce Tournoi. J'ai pu le faire grâce à un concours de circonstances. Mais je ferai tout pour y regoûter. En attendant, je suis de retour dans mon club avec lequel j'ai des objectifs élevés pour cette fin de saison". À commencer par ce voyage de tous les dangers à Montpellier, samedi soir, chez l'équipe qui affiche le bilan à domicile le plus impressionnant de tout le championnat : 48 points pris en dix matchs, dix victoires, dont huit bonifiée. Après le Pays de Galles de l'immense Alun Wyn Jones, le MHR de Louis Picamoles est le nouvel Everest qui se dresse devant Mathieu Babillot.

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