Bourgoin, un an après

Bourgoin, un an après
Par Rugbyrama

Le 25/10/2008 à 13:29Mis à jour

Bourgoin n'avait plus gagné en déplacement depuis un an. Le CSBJ a mis fin à cette disette samedi à Montpellier (12-19), lors de la 8e journée. Au fond du trou avant cette rencontre, les Isérois sortent enfin la tête de l'eau et s'éloignent de la zone de

" On était venu ici pour gagner ", déclare un Eric Catinot soulagé au micro de Canal plus. " Cela a basculé dans le bon sens et nous sommes heureux." Heureux car Bourgoin a remporté sa deuxième victoire de la saison. Heureux car ces Berjalliens, humiliés sur leur pelouse par Padoue en Challenge européenne (28-29) lune semine plus tôt, n'avait pas encore plus gagné à l'extérieur depuis le 2 novembre 2007 et une victoire à Auch. De son côté, la jeunesse montpelliéraine continue son apprentissage et concède sa deuxième défaite de la saison à domicile après Perpignan, la deuxième aussi d'affilée en Top 14 après Biarritz. Ce match était pourtant largement à sa portée. Mais elle a pris le match à l'envers en première mi-temps et n'ont jamais réussi à concrétiser leur temps fort par la suite.

Très motivés en sortant des vestiaires, les Berjalliens réalisaient une excellente entame dans le sillage de son ouvreur Benjamin Boyet efficace (3/3 pénalités, 1/2 drop). Les Berjalliens avaient décidé de pratiqué un jeu simple: occuper le terrain, défense agressive et réalisme offensif. Bien aidé par les fautes de Montpellier, Bourgoin menait 9-0 (25e) puis 12-3 (31e). Que dire justement de Montpellier? Pas grand chose ou presque. Emprunté durant les premières minutes, les joueurs de Didier Nourault n'ont réagi que par intermittence et commettaient des fautes grossières à l'image du plaquage cathédrale de François Trinh-Duc sur Florian Denos sanctionné d'un carton jaune (29e). Seul le troisième ligne centre Picamoles parvenait à franchir régulièrement le rideau défensif isérois (29e et 36e) sans toutefois trouver un partenaire à hauteur.

Occasions montpelliéraines gâchées

Au retour de la causerie avec leur entraîneur Didier Nourault, les Montpelliérains se recentraient en mettant plus d'application dans leur jeu offensif et plus d'agressivité dans les prises de balle et les rucks. Résultat: les coéquipiers de Picamoles trouvaient des intervalles et mettaient Bourgoin au supplice pour revenir à hauteur très rapidement (12-12, 46e). " Nous avons voulu produire du jeu ", lâche François Trinh Duc très décu, "et Bourgoin nous a contré." Cette phrase résume la fin de cette rencontre. Montpellier a laissé filer le match malgré de grosses occasions d'essai en deuxième mi-temps (43e et 45e). Mais la plus grosse occasion était manquée par Picamoles après un mouvement d'envergure du trio international infernal Trinh-Duc-Ouedraogo-Picamoles. Mais le troisième ligne centre Yann Labrit revenait du diable vauvert pour sauver son équipe (49e). Bourgoin laissait passer l'orage avant de planter un essai assassin sur un contre mené par les jambes de Denos et conclu par l'ailier sud-Africain Rudi Coetzee (53e).

Les coéquipiers de Fulgence Ouedraogo mettaient alors le feu aux quatre coins du terrain. En vain. "On a répondu présent avec un brin de chance " concède Morgan Parra. Derrière un Picamoles en forme internationale, les brèches s'ouvraient comme sur la chevauchée de Jean-Mathieu Alcade (74e) mais à chaque fois une faute de main mettait fin aux actions. Bourgoin rompait mais ne cédait même à 14 contre 15 après l'expulsion du pilier Tchougong pour un plaquage haut (59e). Comme un symbole de la rencontre, Mamuka Gogodze s'échappait d'un ruck à deux mètres de la ligne et pensait marquer (79e). C'était sans compter sur les défenseurs isérois qui s'arrachaient pour récupérer le ballon. L'alignement berjallien terminait le travail en s'emparant du ballon sur un ultime lancer héraultais pout dégager en touche et exulter. " Nous en avons bavé depuis le début de saison ", conclut Benjamin Boyet auteur de 14 points, "Nous revenons de loin. Cette victoire est vraiment une bonne chose."

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