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Perpignan garde la main

Perpignan garde la main
Par Rugbyrama

Le 08/06/2008 à 02:00Mis à jour

Déjà qualifié après la victoire de Paris sur Biarritz, Perpignan a mis un point d'honneur à s'imposer à Dax (10-21), lors de la 25e journée. Même sans bonus, les Catalans gardent la main au classement pour chiper la 3e place au Stade français... qu'ils re

En s'imposant, à Dax, en fin de match sur un score assez large 21-10, Perpignan a confirmé sa place pour les demi-finales du Top 14. Le succès de Paris sur Biarritz (22-18), samedi après-midi, étant synonyme d'offrande faite aux Catalans.

Après une victoire "arrachée" en fin de rencontre sur des Dacquois vaillants mais maladroits, l'USAP a consolidé sa quatrième place et ne compte plus que quatre points de retard sur le XV parisien. De quoi viser la 3e place dans une semaine, en recevant à Aimé Giral... les Parisiens ! Mais si la victoire, samedi, n'a souffert aucune discussion, les Catalans n'ont pas forcément mis la manière. Même si pour bien jouer il faut parfois être deux. Le courage et la vaillance des Dacquois sont certes incontestables mais la maladresse a trop souvent accompagné leurs tentatives.

Le carré est fermé

Ainsi donc Perpignan est le quatrième club qualifié pour les demi-finales. Perpignan rejoint Clermont (1er), Toulouse (2e) et le Stade Français (3e), qui avaient déjà conquis leur billet pour les demi-finales. Finaliste malheureux en 2004 contre le club parisien, Perpignan, dont le sixième et dernier titre de champion de France remonte à 1955, retrouve les demi-finales qu'il avait délaissées en 2006 sur une défaite face à Biarritz.

A Dax, Perpignan a joué son troisième match en une semaine et sans doute les Catalans étaient-ils repus de ...jeu. A tout le moins les organismes ont semblé fatigués. Et les Sang et Or n'ont d'ailleurs pas forcé leur talent pour contrer des Dacquois qui ont connu les pires difficultés pour enchaîner les temps de jeu ou les attaques déployées. Faute de mains et jeu brouillon ont caractérisé le jeu des Landais qui, tout comme les Catalans ont souvent commis des fautes techniques. D'ailleurs l'arbitre n'a eu de cesse pendant les vingt premières minutes de rappeler les joueurs à l'ordre pour empêcher le désordre permanent qui a régné autour des regroupements.

Morlaës s'est fait mettre au frigo pendant dix minutes (27e) aussitôt rejoint par Karelis (29e). Entre temps Laharrague avait ouvert la marque sur une pénalité, à laquelle Diaz a répondu à la 35e (3-3). Réduit à la portion congrue, le public landais n'a guère eu la possibilité de s'enflammer sauf pour désapprouver un vilain coup de tête de Freshwater (39e), sommé par l'arbitre de filer sur le banc pour calmer ses ardeurs.

Aramburu enfin

Et l'on s'est étonné au retour des vestiaires de voir Dax mettre de l'envie tandis que Perpignan se contentait de voir venir. Jacques Brunel, le coach catalan, s'arrachait les cheveux, constatant le manque d'envie de ses joueurs. Et pourtant l'enjeu était bien réel puisque Perpignan avait la capacité technique et physique d'envisager la victoire et pourquoi pas le bonus offensif. Aramburu (60e) puis Vaki (73e) apportaient la preuve du potentiel catalan, en inscrivant deux essais. Mais entre temps Pendanx (70e) y était allé lui aussi de son essai, stigmatisant ainsi les largesses défensives de Perpignan: Agulla, soliste émérite de la formation landaise ,donnant le frisson à la défense de Perpignan après deux énormes percées... trop vives pour que les avants dacquois n'apportent leur soutien pour rejoindre la terre promise. La botte de Laharrague et un drop de Porical avaient, auparavant, mis l'USAP à l'abri. Perpignan l'a donc emporté (21-10) sans convaincre.

Sans doute les hommes de Brunel pensaient-ils déjà au Stade Français ou aux demi-finales. Dax méritait mieux... mais sans doute les Landais pensaient-ils, eux, à célébrer Berek, T.Lièvremont et Tutard qui ont quitté l'US Dax samedi soir... définitivement.

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