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Test match - XV de France - Un exploit pour finir ?

Un exploit pour finir ?

Le 22/06/2018 à 16:32

Surclassés au premier test, les Bleus ont séduit au second, à 14 contre 15 et malgré la défaite. A Dunedin, c'est la victoire qu'ils iront chercher. Mais le chemin sera périlleux.

Longtemps, cette tournée a senti le souffre. La bonne grosse triple-valise, trois fois cinquante points et retour à la maison tête basse, moral en berne et une éternelle remise en question du rugby français, ses hommes, son système et son incapacité à suivre le train international. Début mai déjà, l'augure s'installait. Lopez et Iturria forfaits. Puis Guirado, Poirot, Vahaamahina, Vakatawa, Picamoles, Lauret... Liste non-exhaustive. Pour Dulin, Machenaud, Dupont ou Yacouba Camara, tous blessés, l'affaire était entendue de longue date : ils regarderaient les trois matchs de la Steinlager Serie à la télé. Ça sentait déjà franchement mauvais.

Yacouba Camara - France

Yacouba Camara - FranceIcon Sport

Le premier test-match n'avait fait qu'accroître ce sentiment. Valeureux cinquante minutes, les Bleus ne touchaient pourtant pas un ballon, ne proposaient rien ou presque offensivement et s'exposaient à ce qui allait arriver : une explosion d'essais en fin de match. Cinquante points. Comme prévu. Direction Wellington.

Et soudain, l'espoir ressurgit

A "Welly", la tournure des événements sembla soudain pire encore, lorsqu'Angus Gardner brandit à l'encontre de Benjamin Fall un carton rouge légalement justifié, moralement critiquable. A 14 contre 15 pendant 70 minutes, les Bleus semblaient promis à une défaite record. C'est là qu'ils inversèrent le cours de leur destin.

Benjamin Fall - France

Benjamin Fall - FranceIcon Sport

S'ils se sont bien inclinés à Wellington (26-13), les Bleus ont majoritairement tenu le ballon (59%), cumulé le plus grand nombre de passes (177), de franchissements (15) et de défenseurs battus (29). Bref, ils ont dominé, malgré l'infériorité numérique pendant une heure. Et soudain, les discours changé.

D'une envie de bien faire, on est passé à l'envie de gagner. "Je pense qu'il y a quelque chose à faire. On sait que les All Blacks ont été touchés dans leur orgueil, la semaine dernière, par notre résistance à quatorze. Il faut faire attention à leur réaction. Mais nous devons garder notre confiance, notre envie. Et il nous faut jouer notre chance à fond, dès qu'elle se présentera" assume Fofana. Un projet facile ? Bien sûr que non. "Quand je regarde leurs statistiques de victoires, je ne vois pas franchement une équipe nulle ! Je vous réaffirme que c'est la meilleure équipe du monde. Pour les battre, il faut avoir 8 sur 10, dans tous les secteurs. Au minimum" poursuit Atonio. Une mission difficile, donc. Pas impossible. Les Bleus, en tout cas, en sont convaincus.

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