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Test Match - Le pire XV de France de l'histoire ?

Le pire XV de France de l'histoire ?

Le 11/11/2018 à 20:13Mis à jour Le 12/11/2018 à 09:14

TEST MATCH - Midi Olympique, dans son dossier de lundi, se pose la question de savoir si le XV de France de l'ère Brunel n'est pas le plus mauvais de l'histoire des Bleus. Les Français ont enregistré un cinquième revers de rang et, en cas de nouvelle défaite samedi prochain face à l'Argentine, ils marqueraient de la plus mauvaise façon l'histoire du rugby tricolore.

Les chiffres sont têtus. Et violents. En s’inclinant samedi dans les arrêts de jeu face aux Springboks, ces Bleus viennent d’enregistrer leur cinquième défaite de suite. "Record" de l’ère professionnelle, à égalité avec eux-mêmes, l’an dernier à pareille époque. Et c’est peu glorieux. Ils ont, au passage, signé leur septième échec en neuf rencontres sous l’ère Brunel. Personne n’a jamais fait pire. D’où cette question : ces Bleus sont-ils les pires de l’histoire ?

Poser la question, c’est déjà y répondre. Si on entre dans les détails, le constat doit évidemment être nuancé. Parmi ces cinq défaites, trois ont été concédées face aux All Blacks, qui étrillent tout ce qui bouge sur la planète rugby et que les Bleus n’ont plus battus depuis 2009. Tous sélectionneurs confondus.

Comme toujours, des raisons d’espérer percent aussi dans la grisaille. La générosité, toujours. L’envie de bien faire de cette équipe, malgré son manque évident de confiance et, parfois, de talent. Mais les faits, encore une fois, ramènent à la réalité : la semaine prochaine, le XV de France croisera à Lille la sélection d’Argentine. Autant le dire clairement, les Bleus ne peuvent décemment pas faire figure de favoris, face à une équipe habituée à l’intensité du Rugby championship. Une défaite les précipiterait vers une sixième défaite de rang. Historique.

L’engagement ne suffira pas

Dans leur lente progression, pas toujours visible, une question s’impose : au-delà des problématiques de personnes et d’affinités, ces Bleus pouvaient-ils s’offrir le luxe de changer de sélectionneur entre deux Coupes du monde ? Les prérogatives ont été redistribuées, les compétences multipliées. Mais le XV de France, en décembre dernier, est reparti d’une feuille blanche, sur un chemin que l’on savait déjà long.

Il a fallu à Jacques Brunel faire vite, consacrer huit matchs seulement à sa revue d’effectif et déjà se projeter vers le Coupe du monde au Japon, qui débutera dans dix mois seulement. Le chantier est immense, les automatismes toujours embryonnaires. Le contenu des matchs, surtout, reste beaucoup trop faible pour y voir un espoir concret. Seul l’engagement au combat demeure satisfaisant. C’est un minimum, quand on porte le maillot de son pays. Mais ça ne saurait suffire.

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