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Test Match - Guilhem Guirado : "On sera dans le rouge la plupart du temps"

Guirado : "On sera dans le rouge la plupart du temps"

Le 09/11/2018 à 16:44Mis à jour Le 09/11/2018 à 16:49

TEST MATCH - Guilhem Guirado va mener le XV de France ce samedi face à l’Afrique du Sud. Le capitaine des Bleus mesure l’ampleur de la tâche qui attend son équipe pour avoir déjà butté plusieurs fois face aux Springboks.

Rugbyrama : Comment vous sentez-vous depuis le début de la saison ?

Guilhem Guirado : Honnêtement, très très bien ! Ma situation à Toulon est connue. J’ai beaucoup échangé avec Patrice (Collazo, ndlr) qui m’a dit qu’il souhaitait que je joue moins mais de façon plus intense. Comme je suis quelqu’un qui veut jouer toujours plus, il a fallu me calmer par rapport à cela. Comme on me l’a fait remarquer, cela change par rapport à il y a deux ans, où j’avais énormément joué. Je ne suis plus tout jeune et à 32 ans, il faut aussi savoir travailler différemment. Mais j’ai toujours cette soif de jouer et j’ai dit à Patrice que je souhaitais jouer beaucoup plus. Je respecte aussi sa décision et je sais rester à ma place.

Comment voyez-vous le groupe France à la veille de son plus gros défi de novembre ?

G.G. : On a eu la chance d’avoir quinze jours de préparation et sur la qualité et l’intensité vues à l’entraînement, il n’y a rien à redire. J’ai même dû calmer un peu certains ce vendredi matin car il y avait beaucoup d’envie et d’excitation. C’est pour moi de bon augure pour la suite.

Quel est votre regard sur cette équipe d’Afrique du Sud ?

G.G. : En ce qui concerne le cinq de devant, l’agressivité et la vitesse de déplacement qu’ils peuvent mettre durant quatre-vingts minutes, c’est ce qui se fait de mieux. Ils sont très forts en conquête directe mais pas que. On sera dans le rouge la plupart du temps et c’est dans ces moments qu’on devra être discipliné et propre sur notre système défensif. Même chose pour l’attaque, pour conserver les ballons car ils ont de très bons joueurs pour les contester. On sait que ce sera un gros match, on est averti, on a travaillé en conséquence et on a hâte de passer au révélateur et de voir si on est en mesure de riposter.

" Je ne me suis pas senti en danger vis-à-vis de la sélection"

Pourquoi le XV de France peine-t-il autant face à cette équipe qu’il n’a plus battu depuis 2009 ?

G.G. : Parce que c’est une équipe très complète. On ne s’en aperçoit peut-être pas depuis l’extérieur, mais elle fait un travail de sape énorme en étant très rugueuse pendant quatre-vingts minutes. Ce qui fait lâcher l’adversaire par moments. Je me souviens de la tournée d’été 2017 où on était souvent au contact à la mi-temps et on lâchait en milieu de seconde période du fait de ce travail de sape.

XV de France - Guilhem Guirado sera capitaine des Bleus samedi contre l'Afrique du Sud

XV de France - Guilhem Guirado sera capitaine des Bleus samedi contre l'Afrique du SudIcon Sport

D’où l’obligation d’avoir une défense qui monte rapidement sous peine…

G.G. : (Il coupe) De prendre des rafales ! C’est exactement ça. Ils ont un milieu de terrain très costaud, notamment avec la paire De Allende – Kriel. Quant au triangle arrière, c’est également du très haut niveau. C’est une équipe complète et si elle a pu s’imposer en Nouvelle-Zélande, c’est aussi parce qu’elle a réussi à imposer son rythme.

Jacques Brunel vous a confirmé en tant que capitaine du XV de France. Comment avez-vous accueilli cette marque de confiance ?

G.G. : Cela me donne encore plus envie de me battre pour ce maillot. Je suis aussi bien entouré par des joueurs d’expérience qui me permettent d’être au haut niveau. Les résultats de Toulon sont difficiles en ce moment mais je ne me suis pas senti en danger vis-à-vis de la sélection. J’essaie de faire la part des choses entre le club et l’équipe de France.

Vous faites allusion aux joueurs expérimentés de retour en équipe de France (Picamoles, Médard, Lopez, Maestri…). Leur présence vous enlève-t-elle un peu de pression en tant que capitaine ?

G.G. : Bien évidemment mais c’est surtout que je les connais bien. C’est donc toujours plus facile quand on a développé des affinités en dehors du terrain et qu’on a partagé des moments ensemble. Maintenant, cela n’influe pas vraiment sur la performance car j’ai aussi pu gagner avec des joueurs moins expérimentés. En tout cas, s’ils ne sont pas là, ce n’est pas non plus quelque chose qui va me déstabiliser.

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