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Du Plessis : "Je vis ma meilleure année depuis que je suis en France"

Du Plessis : "Je vis ma meilleure année depuis que je suis en France"

Le 27/01/2022 à 11:04Mis à jour

PRO D2 - Arrivé cet été au Stade montois, Willie Du Plessis (31 ans) s’est rapidement imposé comme le titulaire à l'ouverture. Dans un entretien qu’il nous a accordé, le sud-africain nous parle de la situation de son équipe, raconte la bonne saison qu’il est en train de réaliser et évoque l’explosion de son compère à la charnière, Léo Coly.

Le Stade montois a récemment perdu son fauteuil de leader. Est-ce anecdotique ?

Je pense que le classement peut vite changer. À court terme, nous sommes concentrés sur ce que l’on souhaite faire lors du prochain match face à Vannes, et on verra ensuite si on peut retrouver notre première place. Au-delà de ça, nous avons toujours notre objectif en tête.

Quel est-il ?

Aujourd’hui, notre objectif est de jouer une demi-finale à la maison.

Il y a quinze jours, le Stade montois s’est incliné à Nevers (27-06), puis vous avez longtemps été accrochés par Narbonne le week-end dernier. Marquez-vous le pas en ce mois de janvier ?

Non, pas pour l’instant. Je pense que Narbonne est vraiment une bonne équipe. Même si elle est dernière au classement, elle possède de bons joueurs. Nous savions que la première période allait se passer ainsi. À la pause, nous avons changé des choses et ça a payé par la suite. Nous avons beaucoup appris de ce match et nous sommes contents d’avoir accroché une victoire à cinq points. Notre équipe est jeune, elle n’a pas beaucoup joué en Pro D2. On peut voir qu’on grandit après chaque semaine.

Vous allez désormais enchaîner deux déplacements. Avec quel objectif ?

Face à Vannes, nous avons mis en place un plan de jeu qui, je l’espère, fonctionnera. Nous ferons tout ce que nous pouvons pour l’emporter.

Quelles sont les forces de votre équipe ?

Nous pouvons proposer différents types de jeu. Nous pouvons mettre beaucoup de vitesse, avancer et être dangereux, mais nous pouvons aussi évoluer dans un jeu d’occupation. Nous pouvons changer de plan de jeu comme on veut, si les entraîneurs le décident avant le match et je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’équipes pouvant le faire.

Vous êtes arrivé au Stade montois cet été. Comment s’est fait ce transfert ?

Alors que j’étais à Biarritz, Rémi Tales m’a appelé pour me dire que le Stade montois était intéressé par mon profil. J’ai décidé de rejoindre ce club car, dans un premier temps, je savais que j’allais pouvoir jouer plus qu’au BO. Je suis tombé dans un groupe vraiment familial. C’est ce que je cherchais. Je suis très content, ici. Pour l’instant, nous avons réalisé un très bon début de saison. La vie, en dehors du rugby, est sympa. Je suis aussi content d’être dans un groupe un peu plus jeune que la normale.

Pendant ces trois dernières années, à Bayonne puis Biarritz, vous avez peu joué. Aujourd’hui, vous êtes le numéro un à l’ouverture. Comment vivez-vous cette situation nouvelle ?

Pour un joueur, c’est magnifique. La base, c’est de jouer au rugby. J’ai trouvé un bon rythme en début de saison. Je me suis fixé des objectifs à côté. Je suis vraiment content d’enchaîner et d’être un leader dans ce groupe-là.

Estimez-vous avoir retrouvé votre meilleur niveau ?

J’ai passé un bon moment lorsque j’étais à Montpellier, mais ça n’avait duré que trois ou quatre mois (NDLR : où il avait été prêté par Bayonne en 2017). Là, ça fait six mois que je suis ici et je pense que je vis ma meilleure année depuis que je suis en France. Je ne parle pas que d'un point de vue individuel, mais aussi au niveau du groupe. Je joue un bon rugby, je passe des bons moments dans l’équipe. Voilà pourquoi c’est une très bonne saison pour moi.

Vous avez connu trois montées du Pro D2 au Top 14 (deux avec Bayonne, une avec Biarritz). Bientôt une quatrième avec le Stade montois ?

On va tout faire pour aller jusqu’au bout. J’espère connaître ça une quatrième fois ! On verra à la fin.

Pour quelle raison ne butez-vous pas, cette année ?

Au début, c’est l’entraîneur qui a pris cette décision de donner le tir au but à Léo Coly. Il a très bien endossé cette responsabilité. Nous en sommes donc contents.

Que pouvez-vous nous dire sur ce joueur que vous avez découvert cette année ?

Il n’est qu’au début de sa carrière et il a une très grande route devant lui. Léo est un joueur qui travaille beaucoup et dur. Il a le potentiel pour aller jusqu’au bout. Je suis vraiment content, pour lui, qu’il ait été appelé avec les Bleus. J’espère qu’il connaîtra une première sélection.

Avez-vous été surpris de le voir appelé par Fabien Galthié le week-end dernier ?

Non, parce qu’il a fait une très bonne saison jusqu'à maintenant et c’est un grand joueur.

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