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Pro D2 - Biarritz : Pierre Bernard n’est plus tout seul

Bernard n’est plus tout seul
Par Rugbyrama

Le 19/09/2018 à 14:18Mis à jour Le 19/09/2018 à 14:28

PRO D2 - Avec cinq ouvreurs de métier, cette saison, le staff du Biarritz Olympique doit composer avec un beau casse-tête chaque semaine pour choisir son meneur de jeu.

Aligné à 26 reprises dont 21 fois en tant que titulaire, Pierre Bernard sort d’une saison pleine avec le BO. Il était, l’an dernier, la recrue phare et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien Toulonnais a clairement assumé son statut. Avec 235 points inscrits, la plupart marqués au pied, sa précision face aux perches en a fait le titulaire au poste lors de l’exercice précédent.

Mais, puisqu’il y a un mais, en ce début de championnat, la donne a changé. Tout d’abord, le BO s’est renforcé à l’ouverture en faisant venir Ilian Perraux, Tyrone Elkington et Gaëtan Robert. Le premier, qui a connu le Top 14 avec Montpellier, compte bien se mêler à la bataille. Il se dit beaucoup de bien du second qui n’a, pour l’instant, été aperçu que 23 minutes, à l'arrière contre Montauban.

Ensuite, les cartes semblent redistribuées après ce premier bloc où Luke Burton (151 minutes) et Pierre Bernard (141) se partagent le temps de jeu. "Ça me permet de me régénérer après dix ans de carrière professionnelle. Je profite du temps où je ne joue pas pour continuer à travailler afin d’être présent lorsqu’on a besoin de moi" glisse le garçon né à Toulouse.

Opposition de styles

Pour l’instant, avec son principal concurrent Luke Burton, le BO dispose de deux styles différents. L’Australien, également capable d’évoluer au centre ou à l’arrière, a connu ses deux seules titularisations de la saison avec le poste de numéro dix dans le dos. Le polyvalent, qui attaque souvent la ligne, offre une belle alternative à Pierre Bernard dont la capacité à gérer les matchs n’est plus à prouver. "On est deux profils totalement différents souligne l’ancien toulonnais. C’est en fonction des adversaires et du jeu qui sera proposé qu’on sera alignés, ou pas. J’ai de l’expérience et à moi de répondre présent quand on fait appel à moi."

"C’est une richesse d’avoir des joueurs qui apportent des qualités différentes, mais, après, c’est compliqué pour avoir de la continuité dans le jeu quand tu as deux profils opposés reconnaît Matthew Clarkin, le directeur sportif du BO. Le poste de dix est tellement important qu’il faut, qu’à chaque fois qu’on aligne un ouvreur, on soit capable d’assumer notre jeu qui est un jeu de mouvement, ambitieux. Il faut un dix performant. La réussite de chaque week-end et de notre saison passera par là."

" Je sais ce qu’il peut apporter"

S’il y a une chose sur laquelle tout le monde est d’accord, c’est qu’avec plus de 140 matchs de Top 14, Pierre Bernard a acquis une certaine expérience non-négligeable. À 28 ans (il fêtera son 29e anniversaire en janvier prochain), il est une pièce importante du groupe rouge et blanc. S’il ne porte pas le brassard de capitaine, il n’en demeure pas moins un leader sur le terrain, capable d’utiliser son jeu au pied pour soulager les siens dans les moments compliqués ou de ne pas trembler face aux perches.

Matthew Clarkin, désormais de l’autre côté (celui du staff), a côtoyé Pierre Bernard lorsque tous deux jouaient à l’UBB. "Même si j’étais capitaine, les leaders du jeu sont souvent le neuf et le dix. Pierre a beaucoup participé au jeu qu’on a mis en place à Bordeaux, c’était souvent le chef d’orchestre le samedi. Je sais ce qu’il est capable de faire. Je pense que je peux être vraiment exigeant avec lui, parce que je sais ce qu’il peut apporter. Je n’attends que ça annonce l’ancien troisième ligne. Il y a beaucoup de concurrence au poste, mais je sais que quand Pierre décide et que physiquement, tout va bien, il peut être un vrai atout pour l’équipe. J’espère qu’au fil des semaines et des mois, on va voir une montée en puissance de Pierre qui va être bénéfique pour toute l’équipe."

Matthew Clarkin

Matthew ClarkinIcon Sport

Une montée qui se poursuivra vendredi face à Colomiers ? "Jack Isaac a des choix à faire et je sais que ce n’est pas facile pour lui. Mais c’est un bon souci que de ne pas savoir qui est le meilleur" répondit le directeur sportif du BO, qui n’était pas en mesure de nous donner la réponse en début de semaine.

Pablo Ordas

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