Midi Olympique

Sale temps sur Tarbes

Sale temps sur Tarbes
Par Rugbyrama

Le 17/07/2009 à 16:05Mis à jour

Les raisons de l’absence de Tine Martinez et Frédéric Bodin à la reprise du TPR lundi s’éclaircissent un peu. Le conflit avec Philippe Bérot aurait causé, en grande partie, leur départ. Le futur président Jean-Pierre Davant nie pourtant leur avoir demandé de quitter leurs fonctions.

Un orage très violent s"est abattu sur les montagnes pyrénéennes jeudi soir. Mais à vrai dire, ça n"a pas surpris grand monde en Bigorre. Car depuis quelques jours déjà, l"ambiance est électrique du côté de Tarbes et l"orage gronde. La tempête a éclaté lundi exactement, lors de la reprise du TPR. Seul Philippe Bérot était présent, le manager Christian Martinez et l"entraîneur des avants Frédéric Bodin ayant quitté leurs fonctions de co-entraîneurs.

Quitté, vraiment ? C'est ce qui avait été dit en premier lieu. Le futur président du club, Jean-Pierre Davant, affirmait lundi avoir "enregistré la démission de Martinez dans la matinée" et parlait d'une "rupture de contrat par consentement mutuel". Nous l'avons relaté ce matin et Christian Martinez, à la lecture de ces propos, a souhaité éclaircir les choses : "Je n'ai pas démissionné, ils veulent que je parte", nous a-t-il déclaré, niant avoir trouvé un accord avec le club. L'ancien manager du TPR refusait d'en dire beaucoup plus mais la déception transpirait de ses propos : "Je regrette beaucoup cette situation pour les joueurs, qui sont contraints de la subir et qui ne méritent pas ça. Ça me rend malade tout ça."

Des propositions d'évolution ?

Il va même plus loin. Selon lui, les joueurs lui ont fait savoir que Bodin avait encore besoin de se former pour être totalement opérationnel. "Je lui ai donc proposé de prendre en charge les Espoirs", assure-t-il. Quant à Martinez, il aurait refusé le poste d'entraîneur des avants : "Je lui ai proposé cette évolution car les difficultés financières que nous connaissons ne sont pas terminées. Tout le monde doit faire des efforts. Les joueurs l'ont compris, ils en ont fait, de même que Philippe Bérot. Lui, n'a pas souhaité accepter ma proposition, c'est son droit. Mais je ne peux pas le laisser dire que nous avons forcé qui que ce soit à partir."

Quant aux rumeurs de mésentente entre les trois entraîneurs, ni Davant ni Martinez n'ont voulu confirmer. Ils n'ont pas nié pour autant et les faits semblent de plus en plus vraisemblables. L'affaire ne devrait pas en rester là... Il est en tout cas indéniable qu'elle porte un peu plus le discrédit sur une équipe déjà minée par les problèmes financiers. Son maintien en Pro D2 a été acquis mais le fond de réserve (de 10% du budget) n'a pas été constitué et le recrutement est toujours interdit. Si la situation restait en l'état, certains joueurs ne seraient pas conservés. Il fait décidément un sale temps sur Tarbes en cette intersaison.

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