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"Je buvais, que je sois heureux ou triste", quand Kolisi dévoile son addiction à l'alcool

"Je buvais, que je sois heureux ou triste", quand Kolisi dévoile son addiction à l'alcool
Par Rugbyrama

Le 05/10/2021 à 13:34Mis à jour Le 05/10/2021 à 13:41

INTERNATIONAL - Dans un entretien au Guardian, à l'occasion de la sortie de son livre "Rise", le capitaine de l'Afrique du Sud Siya Kolisi révèle son passé très difficile marqué par l'extrême pauvreté et son addiction à l'alcool.

On avait une connaissance vague du passé de Siya Kolisi dans la communauté noire-africaine de Zwide, à Port Elizabeth. Mais les révélations du capitaine sud-africain champion du monde dans son livre "Rise" ont démontré qu'il avait surmonté de grands obstacles pour devenir la référence mondiale que l'on sait. À l'occasion de la sortie de son livre, le troisième ligne a d'une part avoué que son enfance était marquée par la famine : "Ça me rongeait... Quand j'essayais d'ignorer la douleur, ça empirait." L'écriture de son autobiographie lui a permis d'exprimer des blessures passées qui lui ont toujours été difficiles à évoquer, même avec sa femme. "Pendant longtemps je n'ai pas su comment communiquer, dit-il au Guardian. J'apprends encore aujourd'hui avec mon épouse. C'est pour cela que j'ai écrit sur mon passé dans le livre, mes fragilités, afin de raconter la vraie histoire."

Le plus frappant, c'est évidemment l'exposition au grand jour de son addiction à l'alcool. "Je buvais, que je sois heureux ou triste. Boire était le seul moyen que je connaissais pour traverser cette épreuve." C'était sa façon à lui de surmonter son douloureux passé, marqué aussi par le décès de sa grand-mère dans ses bras à l'âge de 9 ans ou les violences subies par sa famille (et notamment sa mère, battue par plusieurs hommes). Rachel, sa femme, lui conseille de voir quelqu'un. C'est alors qu'il rencontre Ben Schoeman, un coach de vie chrétien. "Siya, tu bois énormément, tu trompes ta femme, tu vas dans des clubs de strip-tease... Tu publies sur les réseaux sociaux ta foi mais tu te mens à toi-même, comme tu mens aux autres", lui assène Schoeman, comme rapporté dans le livre. "Il m'a dit d'arrêter de boire. C'était dur au début mais aujourd'hui je n'y manque pas."

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