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XV de France féminin : Drouin, un final cruel

XV de France féminin : Drouin, un final cruel

Le 05/11/2022 à 12:16Mis à jour Le 05/11/2022 à 12:17

COUPE DU MONDE FEMININE - Bonne animatrice à la main et encore efficace en défense, la demi d’ouverture Caroline Drouin a en revanche péché dans le jeu au pied. Une défaillance qui a trouvé son expression la plus cruelle dans sa tentative de pénalité de la gagne, manquée sur le gong.

Les buteurs sont une confrérie à part, dans le monde du rugby. Ils savent qu’ils peuvent être tantôt portés au pinacle comme cloués au pilori. Tout simplement parce que leur adresse et leur précision peut changer des cours des rencontres. La demi d’ouverture Caroline Drouin en a fait la douloureuse expérience ce soir, à l’Eden Park d’Auckland. Pourtant, les grands rendez-vous, elle les connaît : Coupe du monde à VII, Tournoi des 6 Nations, Jeux Olympiques… jusqu’à cette Coupe du monde à XV et cette demi-finale. Comme à son habitude, la Rennaise a donné son maximum pour animer le jeu des Bleues au centre du terrain. Elle s’est montrée mordante balle en main, a attaqué la ligne, battu trois défenseuses, a permis de conservé quelques ballons très précieux en se jetant dans les rucks… et s’est encore montrée efficace en défense, avec huit plaquages réussis pour un seul manqué.

Coupe du monde féminine - Caroline Drouin (XV de France) sur sa dernière pénalité en fin de match contre la Nouvelle-Zélande

Coupe du monde féminine - Caroline Drouin (XV de France) sur sa dernière pénalité en fin de match contre la Nouvelle-ZélandeIcon Sport

Sochat : "On va l’aider à relever la tête"

Le problème, c’est que la patronne du jeu français a eu davantage de difficultés dans le jeu au pied. Une touche non trouvée, un jeu au pied direct en touche, puis un renvoi direct avant la mi-temps. En deuxième mi-temps, quand les remplaçantes néo-zélandaises ont redonné un coup de fouet à l’attaque kiwi, elle n’a, avec les autres buteuses de l’équipe, pas été en mesure de les renvoyer dans leurs camps. Jusqu’à ce dernier baroud d’honneur des Bleues, cette ultime offensive qui conduira au plaquage haut de la pilier remplaçante Santo Taumata sur la talonneuse Agathe Sochat, aussitôt sanctionné d’un carton jaune et d’une pénalité, laquelle était située à 35 mètres en face des poteaux. Les Bleues n’avaient qu’un point de retard. Mais le ballon frappé par Caroline Drouin passa complètement à gauche des poteaux.

A l’issue de la rencontre, ses coéquipières ont témoigné toute leur solidarité, à commencer par la capitaine Gaëlle Hermet : " Je peux vous dire ce qu’on s’est dit avant cette pénalité là : " Quoi qu’il arrive, on est ensemble. Jusqu’au bout. " Comme on a dit, le match ne se joue pas là, il ne se gagne pas là même si il aurait pu nous permettre de passer devant au score dans les dernières minutes, c’est comme ça. On aurait dû le gagner avant. On était ensemble de la première à la dernière minute, qu’il y ait des turbulences ou des moments de joie. Ma Caro… On est une équipe. C’est elle qui l’a tapée, mais on est ensemble et on restera ensemble jusqu’au bout. " Même écho du côté de la vice-capitaine Agathe Sochat : " Elle est forcément hyper déçue. Mais ce choix, on l’a fait à quinze. C’est dur parce que c’est elle qui a eu cette responsabilité. C’est comme une touche à cinq mètres quand on est talonneuse. " Et Sochat de terminer par une promesse : " On va l’aider à relever la tête parce qu’on a une troisième place à aller chercher. " Et ce sera samedi prochain, contre le Canada.

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