Midi Olympique

Joueurs A, Plan B

Joueurs A, Plan B
Par Arnaud Beurdeley via Midi Olympique

Le 20/09/2019 à 15:27Mis à jour Le 20/09/2019 à 15:28

COUPE DU MONDE 2019 - À la lecture de la composition du XV de France, force est de s'interroger si l'équipe construite par le sélectionneur Jacques Brunel sera en mesure de s'adapter à un éventuel changement stratégique lié à une météo capricieuse.

Dire que la météo japonaise est capricieuse relève de l'euphémisme. Un exemple ? Quelques heures avant la cérémonie d'ouverture, l'agence météorologique japonaise a annoncé l'arrivée du typhon Ringo, classé en forte puissance, entre ce samedi et mardi prochain. Il devrait toucher Okinawa, les îles de Kyushu et d'Hokkaido. Tokyo, où le XV de France affrontera l'Argentine demain sera donc épargné, mais le risque de pluie au dessus de l'Ajinomoto Stadiu n'est pas écarté. Au contraire. A tel point que Jacques Brunel a confié que son staff s'était penché sur la question. Logique, forcément logique.

On a suffisamment reproché à Bernard Laporte, alors sélectionneur, de ne pas avoir prévu de plan B à l'heure d'affronter l'Angleterre lors de la demi-finale du Mondial 2003. Ce jour-là, des trombes d'eau s'étaient abattues sur Sydney, ce qui avait considérablement influencé le scénario de la rencontre. Et pour cause, tout comme on ne skie pas de la même façon sur du verglas ou dans la poudreuse, l'approche d'un match de rugby diffère selon qu'il pleuve ou qu'il fasse grand beau.

Jeudi matin, à l'instant d'annoncer la composition du XV de France, Jacques Brunel n'a pas varié d'un iota la ligne de conduite affichée depuis la préparation estivale. Il a construit une formation pour la vitesse, les passes et le jeu de mouvement. Un rugby que les Bleus appréhendent jour après jour quand les Pumas de Mario Ledesma se sont mués en véritables "sudistes", adeptes d'un rugby total depuis leur transfert vers le Super Rugby et le Rugby Championship. Seulement, nombreux sont les observateurs à penser que des conditions très humides pourraient changer diamétralement le rapport de force. Et d'aucuns de prier les cieux pour qu'il s'abatte sur Tokyo des pluies de mousson. "On va essayer d'appliquer nos principes, de mettre en place une stratégie qui sera peut-être liée à la météo, on verra bien, a confessé Brunel. Si jamais il pleut, ce qui est une forte possibilité, il faudra avoir une stratégie en fonction de cet événement-là."

Seulement le sélectionneur aura-t-il les joueurs sur la pelouse pour mettre en application cet éventuel changement de stratégie ? La question s'impose. Pour jouer sous la pluie, Louis Picamoles n'aurait-il pas été précieux ? Porter le ballon, rester au près en sécurisant la possession, le Montpelliérain sait faire. Pour multiplier les ruck et ferrailler au cœur de ces zones de combat au sol qui se multiplient par temps humide, la présence de Bernard Le Roux en deuxième ligne n'aurait-elle pas été pertinente ? Et comment ne pas s'interroger sur une charnière moins joueuse, plus gestionnaire très utile dès lors que la météo n'est pas clémente ? Toutes ces questions ont émergé. Las, il était trop tard. Le règlement de la Coupe du monde est clair : une fois la composition annoncée, aucun changement n'est possible. Sauf en cas de blessure.

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