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Mondial - Les cinq matchs clés qui ont fait la rivalité entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande

Les 5 matchs clés qui ont fait la rivalité entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande

Le 29/10/2015 à 11:30Mis à jour Le 31/10/2015 à 13:47

COUPE DU MONDE - Wallabies et All Blacks vont s'affronter pour la 155e fois de leur histoire samedi à Twickenham, en finale du Mondial. Un historique chargé qui a fait naitre, sur le tard, une rivalité marquée. Voici les cinq confrontations qui l'ont construite.

1986 : la (re)naissance d'une rivalité

Patrie du rugby à XIII, l'Australie est longtemps restée dans l'ombre du géant neo-zélandais. Et David ne battait pas souvent Goliath. Preuve en est, les 30 ans sans succès en Bledisloe Cup (entre 1949 et 1979), la coupe décernée au vainqueur de la majorité des confrontations entre les deux nations sur une année. Une compétition sans grand intérêt jusqu'en 1986. Cette année-là, les Wallabies du jeune David Campese viennent empocher deux des trois tests en Nouvelle-Zélande. Un affront ultime pour les Kiwis à un an de la première Coupe du monde. L'époque des Wobbly Wallabies (Wallabies tremblotants), surnom condescendant donné par les Neo-Zélandais aux Australiens, est révolue. Ce traumatisme, le capitaine des All Blacks l'a rappelé à ses troupes quelques minutes après avoir soulevé le Graal en 1987, leur affirmant que rien n'était terminé et qu'ils ne seraient vraiment champions du monde qu'après avoir ramené la Bledisloe Cup d'Australie. C'est chose faite un mois plus tard à Sydney (16-30).

1991 : Campese foudroie les Blacks à Dublin

Demi-finale de Coupe du monde à Lansdowne Road (Dublin), l'Australie et la Nouvelle-Zélande se disputent le droit de rejoindre l'Angleterre en finale. Moment choisi par David Campese pour entrer dans la légende du rugby. À la réception d'une passe au pied de Michael Lynagh, le génial Wallaby rend chèvre la défense neo-zélandaise avant de servir Tim Horan d'une passe à l'aveugle d'anthologie pour l'essai. Les Blacks sont à terre et ne s'en relèveront pas. Leur rêve de doublé est brisé. Ils verront Campese et les siens soulever le trophée à Twickenham depuis leur écran de télévision.

David Campese (Australie) face à la Nouvelle Zélande en demi-finale de la Coupe du monde 1991

David Campese (Australie) face à la Nouvelle Zélande en demi-finale de la Coupe du monde 1991AFP

1995 : la centième pour la Nouvelle-Zélande

Le 29 juillet 1995, Australiens et Neo-Zélandais s'affrontent pour la centième fois. Un symbole que les All Blacks ne veulent pas galvauder, d'autant plus qu'ils viennent de perdre la finale de la Coupe du monde en prolongation contre l'Afrique du Sud. Ils s'imposent confortablement à Sydney devant 40000 spectateurs (23-34), une semaine après avoir battu les Wallabies à Auckland (28-16). De quoi clore une année 1995 pauvre pour l'Australie, "seulement" quart de finaliste du Mondial.

1996 : la plus grosse fessée pour les Wallabies

L'Australie tente de se reconstruire après des résultats récents décevants mais le petit voisin du Pacifique vient une nouvelle fois tout ficher par terre. À Wellington, sous la pluie, les Blacks récitent leur rugby. Intouchables, ils écrasent les hommes en jaune six essais à zéro et un score final de 43-6. Une claque pour le rugby australien, dernier du premier Tri-Nations de l'histoire.

Jonah Lomu file à l'essai face à l'Australie - 2000

Jonah Lomu file à l'essai face à l'Australie - 2000AFP

2000 : Lomu à la conclusion d'un match d'anthologie

Jonah Lomu est la première star du rugby moderne, il se devait d'être le héros du plus beau match entre les deux équipes. Chez elle, devant les 110000 spectateurs du stade olympique de Sydney, l'Australie effectue une entame cauchemardesque et encaisse trois essais dans les...cinq premières minutes. Cette rencontre est tellement dingue que les partenaires de Stephen Larkham reviennent à 24-24 à la demi-heure de jeu après avoir inscrit quatre essais en vingt-deux minutes. À trois minutes de la fin, ils marquent un cinquième essai, basculent à 35-34 et pensent avoir gagné le match. Sauf que Tane Randell perce et réussit une passe lobée pour Jonah Lomu, qui casse le plaquage de Larkham et crucifie les Wallabies à la 84e minute. Après la rencontre, le seconde ligne australien John Eales déclara être "fier d'avoir joué le plus grand match de l'histoire du rugby" .

De notre envoyé spécial à Londres, Anthony Tallieu

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