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Le match en questions

France-Irlande en questions
Par Rugbyrama

Le 21/09/2007 à 17:00Mis à jour

De quand date la dernière victoire irlandaise sur la France? Quelles seraient les conséquences d'une défaite? Voici cinq questions pour mieux aborder la rencontre entre le XV tricolore et le XV du Trèfle, vendredi, au Stade de France.

1. Quel visage va montrer l'Irlande?

Annoncée comme la meilleure équipe européenne avec la France, l'Irlande déçoit depuis le début de la Coupe du monde. Une petite victoire devant la Namibie (32-17), une défaite évitée de peu devant la Géorgie (14-10), rien ne va plus chez le XV du Trèfle apparemment miné par des problèmes internes. Eddie O'Sullivan a donc décidé d'écarter quelques cadres dont le demi de mêlée Peter Stringer, remplacé par Eoin Reddan. "Je ne vois pas ce qu'il y a de risqué à effectuer un changement si l'on estime que cela améliore l'équipe", explique-t-il. Et si le sélectionneur des Verts compte sur le fameux fighting spirit pour s'imposer, il souhaite aussi s'inspirer de la prestation de l'Argentine lors du match d'ouverture. Il ne faudra donc pas être surpris si Ronan O'Gara se charge de mettre la pression sur les lignes arrières tricolores avec ses coups de pied. Même si ce n'est pas dans les habitudes irlandaises...

2. Les Bleus ont-ils cette fois un plan B?

3. Faut-il laisser "échapper" le bonus défensif?

Avant de se poser la question, les Bleus se doivent de gagner bien sûr mais "offrir" le bonus défensif à l'Irlande, c'est se donner une chance supplémentaire de finir premiers de la poule. Explications. En supposant que l'Argentine marque le bonus devant la Namibie, elle émargerait à 14 points. La France, avec un succès sur l'Irlande, à 11 pts (avec le bonus offensif) ou à 10. Si le XV du Trèfle lui prend un point, il serait à 10 pts et pourrait passer devant l'Argentine à la faveur d'une victoire - même sans bonus offensif - lors de la dernière rencontre. Les Bleus n'auraient plus qu'à marquer au moins quatre essais à la Géorgie pour souffler la première place avec 15 points et ainsi éviter les Blacks en quart de finale. Toutes ces supputations ont été balayées d'un revers de la main par Bernard Laporte pour qui "ce n'est pas de la playstation" . Idem chez Cédric Heymans. "Ce serait faire injure au sport. Si on en met trente, on en met trente et si on a rien pris, on ne va pas en encaisser pour calculer".

4. L'Irlande réussit-elle à la France?

Plutôt bien et c'est même à se demander si l'Irlande ne souffre pas d'un complexe quand elle joue l'équipe de France, un peu comme les Bleus devant les Pumas. En 82 confrontations, la France s'est imposée à 49 reprises (pour 28 défaites, 5 nuls) mais, surtout, elle ne s'est inclinée qu'à trois reprises depuis 1983 - les trois sur les sept dernières années il est vrai. C'était lors du Tournoi des 6 Nations en 2000 (27-25, au Stade de France, le dernier succès irlandais sur le sol français), lors de l'édition 2001 (22-15, à Dublin) et 2003 (15-12, toujours à Dublin). Depuis, le XV de France reste sur cinq succès consécutifs dont deux sont à souligner: le quart de finale du Mondial 2003 (43-21 dont un 37-0 après 49 minutes) et la victoire en février à Croke Park grâce à un essai de Vincent Clerc à la 79e (20-17). Les trois autres ont eu pour cadre le Tournoi (2002, 2004, 2005).

5. Quelles seraient les conséquences d'une défaite tricolore?

On n'ose l'imaginer mais l'éventualité tient à 80 minutes. Si la France s'incline devant l'Irlande, elle sera éliminée de SA Coupe du monde. Jamais un pays organisateur n'a été sorti dès la phase de poule, le plus mauvais résultat revenant au pays de Galles (quarts en 1991). Sans compter que les Bleus visent le titre et le clament haut et fort. Déjà, certaines figurent de l'ovalie évoquent ce qui serait un séisme pour le rugby tricolore. "Une catastrophe nationale" pour Albert Ferrasse, ancien président de la FFR, "un échec retentissant" pour Daniel Dubroca, "une remise en question des choix de la Fédération en ce qui concerne l'équipe de France" pour Patrick Sébastien. Le rugby français aurait du mal à s'en relever, les clubs auraient, eux, du mal à digérer tous les efforts consentis pour la cause nationale depuis 2004. Sans oublier le départ de plusieurs cadres, volontaires ou pas, la nécessité de reconstruire rapidement un groupe en vue du Tournoi 2008, ainsi que la question du staff, qui est déjà posée depuis longtemps...

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