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Toulouse, l’histoire est toujours en marche

Toulouse, l’histoire est toujours en marche

Le 11/12/2021 à 12:36Mis à jour Le 11/12/2021 à 15:56

CHAMPIONS CUP - Le champion d’Europe Toulouse remet son titre en jeu à Cardiff, où il a glané sa première étoile en 1996. Avec l’ambition de le conserver, ce que le club n’a jamais réussi à faire.

C’est un fabuleux clin d’œil du destin : le Stade toulousain, désormais seul club le plus titré sur la scène européenne après son cinquième sacre conquis en mai dernier, va étrenner ce statut samedi à Cardiff… Là où il a raflé sa première étoile, le 7 janvier 1996, quand les Rouge et Noir avaient battu le même adversaire gallois avec Jérome Cazalbou, Didier Lacroix ou Ugo Mola dans leurs rangs. Cardiff, l’Arms Park, tant de souvenirs…

"C’est un endroit où on aime aller, ne cache pas le manager. Mais on préfère dans des conditions sanitaires qui permettent de voir autre chose que l’hôtel et le stade. Il y a une vraie histoire entre ces deux clubs, justement historiques dans leurs championnats respectifs, avec des joueurs marquants. Y retourner vingt-cinq ans après… J’ai mes heures de mélancolie mais je ne vieillis pas trop dans la nostalgie, même si ça reste de chouettes moments."

Romain Ntamack, né en 1999 mais dont le papa Emile est aussi un héros de la première finale européenne, le sait mieux que personne dans le groupe actuel : "On connaît l’histoire entre Cardiff et Toulouse, c’est forcément beaucoup d’images d’archives. On va essayer d’écrire un peu plus l’histoire pour nous." Il est là l’enjeu pour cette (nouvelle) génération dorée.

Championne de France à deux reprises, championne d’Europe avec un retentissant doublé à la clé la saison passée, elle part à la conquête d’un autre doublé pour entrer plus encore dans la légende d’Ernest-Wallon. Si Toulouse a remporté cinq Coupes d’Europe, il n’y est jamais parvenu deux années d’affilée.

Mola : "Titiller l’ego des joueurs"

Du coup, il ne faut pas aller chercher plus loin l’un des premiers leviers de motivation à l’heure d’entamer cette campagne. "Les équipes qui ont excellé en Coupe d’Europe ont plutôt eu tendance à enchaîner les dominations, explique Mola. Il y a eu la période du Leinster, celle du Munster, celle de Toulon, celle des Saracens. Il s’avère qu’il n’y a pas vraiment eu de période Stade toulousain même s’il y a eu trois finales en 2003, 2004 et 2005, dont deux gagnées. Le format est tellement différent de notre quotidien qu’il est difficile de rééditer les performances. Le sprint est lancé encore plus tôt maintenant et la marge d’erreur encore plus fine. Les doublés peuvent être moins fréquents mais cette statistique va me servir à "titiller" l’ego de mes joueurs."

Une source évidente face à de tels compétiteurs pour réaliser ce que Leiceister a aussi réussi au début des années 2000. "Oui, ça nous motive parce que l’objectif est tout simplement de gagner cette Coupe d’Europe", renchérit Ntamack. Et ce sera peut-être plus dur avec l’étiquette de favori à sa propre succession. "C’est un paramètre à prendre en compte mais ce club a toujours eu un appétit particulier dans cette compétition, affirme Mola. J’espère qu’on va continuer, on fait tout pour."

Arrivé l’été dernier dans la ville rose, Anthony Jelonch s’en rend compte : "Cette semaine, j’ai senti un autre discours. C’est quelque chose qui a compté dans mon choix de venir ici. À Castres, ce n’était pas l’ambition première du club. Là, l’objectif est de gagner tous les matchs européens, à domicile comme à l’extérieur." Ça commence samedi, dans un contexte rendu singulier par les incertitudes dans l’effectif gallois.

"Ça ne change rien, clame Ntamack. On se prépare comme d’habitude. […] On a une étoile de plus, un titre à défendre. Les compteurs sont remis à zéro et toutes les équipes vont nous attendre davantage. On devra assumer notre statut." Pour ajouter quelques pages au roman européen du Stade toulousain.

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