Icon Sport

Le fait du match : pour le Racing 92, ça coince encore devant

Le fait du match : pour le Racing 92, ça coince encore devant
Par Rugbyrama

Le 15/05/2022 à 19:02Mis à jour Le 15/05/2022 à 19:05

CHAMPIONS CUP - Attendu au tournant lors de la demi-finale qui opposait La Rochelle au Racing 92 ce dimanche, le paquet d’avants racingman a souffert face à la puissance rochelaise au stade Bollaert. Les secteurs de la touche et de la mêlée ont notamment pêché du côté des Franciliens, qui se sont inclinés 20 à 13.

On aurait eu envie d’écrire "bis repetita". Destructrice en demi-finale de Top 14 l’an dernier, la conquête rochelaise a une nouvelle fois mis le pack racingman au supplice. Ce dimanche, sur la pelouse des footeux du RC Lens, le Racing 92 s’est incliné d’un rien face à La Rochelle, synonyme d’élimination aux portes de la finale de Champions Cup. Et si les Franciliens doivent leur défaite à un aspect du rugby, c’est bien celui du jeu d’avants.

En touche comme en mêlée, ils ont largement été dominés par les hommes de Ronan O’Gara. On garde par exemple en mémoire cette séquence en fin de première mi-temps. Assiégés par le XV maritime dans leurs 22 mètres, les Racingmen concèdent d’abord deux pénalités sur touche, avant d’être sanctionnés par l’arbitre à deux reprises en mêlée fermée. Au bout de cette période de domination maritime, et alors que le pack ciel et blanc se fait torpiller, le numéro 8 Grégory Alldritt se détache et file derrière la ligne, permettant aux siens de revenir à deux longueurs juste avant la pause.

Une mêlée torpillée, une touche mise à mal

Durant le deuxième acte, pour compenser la faillite d’Ihaia West face aux perches, le Stade rochelais a de nouveau pu compter sur son huit de devant surpuissant. Malgré l’absence du Wallaby Will Skelton, la fureur rochelaise emporte le pack adverse sur ballon porté, à la 53e minute de jeu. Conséquence : essai de pénalité pour un énième maul écroulé, et carton jaune pour le fautif Gomes Sa.

L’avantage pris (15-13) par le club à la caravelle ne sera jamais comblé par les "locaux" (si l’on peut employer ce terme ici). C’est d’ailleurs sur une énième longue séquence au ras que le Racing 92 encaisse le troisième essai rochelais du match (West, 80e). Embêtés dans les phases statiques, les Ciel et Blanc ont même concédé un total colossal 19 pénalités au cours de la rencontre. Presque un an après, les lacunes sont toujours là, juste devant.

Par Dorian VIDAL

Contenus sponsorisés