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Finale Champions Cup - Pour décrocher le Graal, il faudra un exploit et un grand Carter au Racing

Pour décrocher le Graal, il faudra un exploit et un grand Carter au Racing

Le 13/05/2016 à 15:28Mis à jour Le 13/05/2016 à 16:11

COUPE D'EUROPE - En finale samedi à Lyon, le Racing cherchera à enfin concrétiser dix ans de construction par un premier grand titre. Si les Saracens partent favoris, les Ciel et Blanc semblent capables de créer l'exploit, notamment grâce à leur défense et à la présence du meilleur joueur du monde dans leurs rangs. Tout ce qu'il faut savoir avant le choc final.

Le contexte

Ce titre européen, ça fait des années que le Racing et les Saracens en rêve. Quelle progression pour les Franciliens, qui ont retrouvé l'élite seulement en 2009 ! Ambitieux, le président Jacky Lorenzetti a fait prendre de la dimension à son équipe au fil des saisons, d'abord avec l'apport de joueurs charismatiques (Chabal, Nallet) mais aussi en récupérant le duo Labit-Travers qui avait emmené Castres sur le toit de l'Hexagone. Au niveau du recrutement, le Racing a passé la vitesse supérieure et ne souffre plus de la comparaison avec qui que ce soit.

L'arrivée de Dan Carter semble avoir permis de franchir un cap à tout un club, désormais totalement décomplexé. En sortant le triple tenant du titre en quart, Toulon, le club francilien a atteint pour la première fois les demies puis la finale. De sorte que la voie du succès paraît comme déjà tracée cette saison. Mais attention aux Saracens et leur effectif à forte coloration XV de la Rose. Eux aussi courent après leur premier trophée européen et comptent bien se rattraper après leur finale perdue en 2014. Leur parcours a été parfait cette saison. Trop pour que tout se finisse bien ?

Juan Imhoff (Racing 92) - mai 2016

Juan Imhoff (Racing 92) - mai 2016Icon Sport

Face-à-face : net avantage pour les Sarries

Dans leur histoire, Racingmen et Sarries se sont affrontés à cinq reprises. Si les Franciliens ont remporté la première confrontation en 2010-11 (21-24 en Angleterre), ils ont été battus lors des quatre rencontres suivantes. A noter que quatre des cinq précédentes oppositions entre les deux équipes se sont terminées avec des écarts de moins de 10 points. On se souvient notamment du quart de finale de l'an passé, au cruel dénouement pour le Racing avec une pénalité après la sirène de Marcelo Bosch.

Les joueurs à suivre :

Un simple coup d'oeil aux compos des deux équipes suffit à se rendre compte de la qualité des joueurs qui vont fouler la pelouse de Lyon samedi. Parce qu'ils sont deux des meilleurs joueurs du monde à leur poste, difficile de ne pas s'attarder sur le bouillant duel des numéros huit entre Chris Masoe et Billy Vunipola. Révélation du dernier Tournoi des 6 Nations, le deuxième ligne Maro Itoje mérite aussi le détour. Surtout que son association avec Geroge Kruis est redoutable !

Autre duel intéressant, celui entre les deux arrières internationaux, Brice Dulin et Alex Goode. Meilleur joueur du monde, l'ouvreur du Racing, Dan Carter, sera au centre des attentions. Pour le spectacle, on attend beaucoup des Joe Rokocoko, Juan Imhoff, Chris Wyles et Chris Ashton (31 essais en Coupe d'Europe). Messieurs les ailiers, faites-nous plaisir !

Chris Ashton (Saracens) - 16 avril 2016

Chris Ashton (Saracens) - 16 avril 2016Icon Sport

3 stats à avoir en tête

2. C'est ce que l'on appelle être maudit. L'ailier anglais des Sarries, Chris Ashton, va disputer sa troisième finale de Coupe d'Europe. Il a perdu les deux premières avec Northampton (2011) puis les Saracens (2014).

34,1. Les Saracens ont une attaque de feu. Cette saison, les Anglais ont le meilleur ratio de la compétition avec 34,1 points en moyenne par match. Mais les Racingmen ont de quoi riposter en défense puisqu'ils n'encaissent que 12,8 points par match en Champions Cup cette saison, ce qui en fait l'équipe la plus solide.

96. Si l'ouvreur anglais Owen Farrell est le meilleur réalisateur de la Coupe d'Europe cette année avec 106 points, c'est Dan Carter (Racing) qui affiche le meilleur taux de réussite avec 96% (23/24) parmi les joueurs à au moins 8 tentatives. Et son coéquipier Johann Goosen a inscrit la tentative la plus lointaine de la compétition (55 mètres).

Owen Farrell (Saracens) - 13 mai 2016

Owen Farrell (Saracens) - 13 mai 2016Icon Sport

Ils ont dit

  • Laurent Travers (coentraîneur du Racing)
" Quand on voit l'engagement moral et financier du président Lorenzetti dans le club, ce serait une belle récompense, amplement méritée"
  • Wenceslas Lauret (troisième ligne du Racing)
" C'est quand tu gagnes quelque chose que les gens se rappellent de toi et ont envie de se déplacer pour te voir."
Wenceslas Lauret (Racing 92) - 1er mai 2016

Wenceslas Lauret (Racing 92) - 1er mai 2016Icon Sport

  • Henry Chavancy (centre du Racing)
" Passer en dix ans du Pro D2 à un titre de champion d'Europe serait incroyable"
  • Mark McCall (manager des Saracens)
" Nous n'avons pas été capables de devenir champions d'Europe il y a deux ans, peut-être parce que nous n'étions pas assez bons, peut-être parce que nous n'avions pas assez d'expérience. Je pense que désormais, nous le sommes suffisamment"

Notre avis

Pour leur régularité sur ces dernières années (4 demi-finales et 2 finales en 4 ans) et leur parcours sans-faute cette saison dans la compétition, les Saracens partent logiquement favoris de cette finale. D'autant que rien ne semble stopper les Anglais ces derniers temps avec le Grand Chelem du XV de la Rose lors du Tournoi et la présence de trois représentant dans le dernier carré de la Champions Cup. Mais le Racing a deux avantages : jouer en France et posséder dans son équipe le meilleur joueur du monde. Il faudra un exploit et un grand Dan Carter pour déjouer les pronostics mais le Racing peut le faire !

Dan Carter (Racing 92) - 13 mai 2016

Dan Carter (Racing 92) - 13 mai 2016Icon Sport

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