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Champions Cup - Finale : Pour le Racing 92, l'heure est venue de sortir de l'ombre

Pour le Racing, l'heure est venue de sortir de l'ombre

Le 12/05/2016 à 18:21Mis à jour Le 12/05/2016 à 18:28

CHAMPIONS CUP - Le Racing 92 a rendez-vous avec son histoire samedi à Lyon en finale de la Champions Cup. Le club francilien n'est plus qu'à 80 minutes de remporter son premier titre majeur sous l'ère Jacky Lorenzetti. Un trophée qui pourrait enfin le faire sortir de son anonymat.

Laurent Travers le sait, "la vérité n'appartient qu'à ceux qui gagnent". Samedi, face aux Saracens, le Racing aura une occasion unique de garnir une vitrine à trophées poussiéreuse, elle qui n'a vu passer qu'un titre de Pro D2 depuis le sacre de 1990. Un palmarès trop maigre pour le premier champion de France de l'histoire, perdu dans les méandres de l'étage inférieur durant une décennie avant de retrouver des couleurs à la prise de pouvoir de son mécène Jacky Lorenzetti en 2006.

Jacky Lorenzetti - mars 2016

Jacky Lorenzetti - mars 2016Icon Sport

"Être en finale de Champions Cup, c'est déjà une reconnaissance pour l'ensemble du club" tempère Travers. "Mais bien sûr que l'apothéose serait de gagner car c'est quand vous gagnez que vous êtes reconnus. Quand on voit l'engagement moral et financier du président Lorenzetti dans le club, ce serait une belle récompense, amplement méritée". "Ajouter une ligne au palmarès du Racing est nécessaire" abonde dans ce sens le flanker Wenceslas Lauret. "Beaucoup de moyens financiers et structurels ont été injectés dans ce club et ce ne serait que rendre la monnaie la pièce que de gagner ce match". Une nécessité pour un club qui peine à attirer l'attention sur lui.

27e affluence d'Europe, 3,4 fois moins de followers que le Stade français

Sujet fâcheux du côté du Plessis-Robinson : le public. Le club du département des Hauts-de-Seine, le plus riche de France, avec un bassin de population de 1,6 millions d'habitants, a attiré l'an dernier en moyenne moins de monde que celui de la petite ville d'Oyonnax et ses 22 300 habitants (8537 contre 8978), avec une capacité de stade pourtant supérieure (14 000 pour Colombes contre 11 400 pour Charles-Mathon). Soit la 27e affluence d'Europe…

Maxime Machenaud (Racing 92) - mai 2016

Maxime Machenaud (Racing 92) - mai 2016Icon Sport

Cette saison, Yves-du-Manoir a connu un léger frémissement, et a battu son record d'affluence avec 15 000 spectateurs lors du quart européen face à Toulon. Un des effets positifs de l'arrivée de Dan Carter, tout comme l'augmentation du nombre de followers sur Twitter. Le Racing compte à ce jour 76 000 abonnés. C'est largement mieux qui la Section paloise, lanterne rouge des réseaux sociaux avec 9 568 abonnés, mais c'est seulement le dixième meilleur total du championnat. Par comparaison, Montpellier en compte 177 000, Brive 195 000, Toulouse 210 754 et le Stade français, numéro un du classement, a 263 000 followers. Soit 3,4 fois plus que son voisin francilien.

Lauret: "C'est quand tu gagnes quelque chose que les gens se rappellent de toi et ont envie de se déplacer pour te voir"

Samedi, environ 3 700 supporters du Racing seront au départ de la gare de Lyon, direction la capitale des Gaules et le Parc OL. À la fois loin des 60 entrées payantes à Colombes au début de l'ère Lorenzetti, et loin aussi des 6 000 soldats de la Yellow Army qui avaient rejoint Dublin par la voie des airs pour la finale de la H Cup 2013 perdue contre Toulon (15-16). Le chemin qui sépare le Racing des autres grandes cylindrées du Top 14 sur le plan de la popularité est long et lié aux spécificités du public francilien. Les stars recrutées en nombre, Dan Carter en tête, tendent à combler ce fossé. Le parcours européen aussi, puisque la page Facebook du club a gagné 15 000 fans en trois mois.

Wenceslas Lauret (Racing 92) - 1er mai 2016

Wenceslas Lauret (Racing 92) - 1er mai 2016Icon Sport

Mais les Racingmen en sont convaincus, ce n'est qu'en remportant des trophées qu'ils pourront vraiment gagner plus de cœurs, plus vite : "Quand tu remportes un titre, tu marques l'histoire", insiste Lauret. "Tu fais partie du groupe des vainqueurs, tu laisses ton nom sur quelque chose. C'est quand tu gagnes quelque chose que les gens se rappellent de toi et ont envie de se déplacer pour te voir. C'est vraiment en allant au bout samedi qu'on pourra peut-être remplir un peu plus Colombes toutes les deux semaines. Qu'on pourra le faire aussi avec l'Arena. Et que les gens se diront que le Racing n'est plus cette équipe aux résultats en dents-de-scie comme les années précédentes. C'est à nous de prouver qu'on peut faire tout ça".

Plus que sa saison, c'est également un peu de reconnaissance et beaucoup d'amour qu'ira chercher le Racing samedi au Parc OL.

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