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Toulon, la quête du large-large

Toulon, la quête du large-large

Le 27/09/2020 à 10:16Mis à jour Le 27/09/2020 à 14:51

CHAMPIONS CUP - S'ils avaient jusqu'alors dominé leurs adversaires devant, ce sont cette fois les trois-quarts qui ont fait basculer la demi-finale contre Leicester (34-19). Semaine après semaine, Toulon prend confiance.

Une semaine après avoir vu ses avants matraquer les Scarlets de Llanelli, Patrice Collazo n'avait pas caché avoir mis « la pression » à son pack, à l'heure de préparer la réception de Leicester en demi-finale de Challenge Cup. "Chaque semaine je mets une pression énorme sur le paquet d’avants. Ils sont habitués maintenant. Là, je leur ai dit de faire très attention car l’étau se resserrais. Désormais on est dans un entonnoir : il n’y a qu’une place pour aller en finale et il y a deux gros paquets. Il va falloir faire un choix : soit c’est eux, soit c’est nous, souriait le technicien toulonnais en milieu de semaine. Il faudra être présents, bien présenter, mettre un beau costume, être bien coiffés et voilà." Et si ses "gros" ont à nouveau malmené leurs vis-à-vis, ce sont cette fois les trois-quarts qui se sont engouffrés dans la brèche.

En effet, derrière un pack qui avançait, les coéquipiers de Louis Carbonel se sont montrés bien plus euphoriques qu'ils ne l'avaient jusqu'alors été depuis le début de saison. « On les montre souvent du doigt, mais je vois comment ils travaillent et il fallait bien que cela paye, appréciait le technicien Rouge et Noir après la victoire de ses joueurs samedi soir. Dès le début du match, nous avons produit, été efficaces et tout s'est mis en route. Je ne suis pas surpris par la prestation des trois-quarts.» Par Bryce Heem, dès la 8e minute de jeu, qui se défaisait de Kini Murimurivalu pour inscrire un essai de 30 mètres, puis Gabin Villière à deux reprises (20e et 66e), les arrières du RCT ont ainsi semblé trouver leur carburation après quatre rencontres officielles cette saison.

"C'est un match référence pour nous derrière"

"On a commencé à se débrider au fur et à mesure des rencontres. Jusqu'alors nous avions un peu peur de mal faire, et aujourd'hui nous nous sommes prouvés que nous en étions capables. Même s'il peut y avoir du déchet, il y a beaucoup de positif qui ressort de ces actions. On arrive à jouer ensemble, à aller chercher des actions au large et à avancer dans les couloirs. C'est un match référence pour nous derrière.", justifiait en ce sens Gabin Villière, meilleur Toulonnais sur la pelouse ce samedi. "Mentalement nous avons joué libérés. On a voulu profiter de ces instants, de ces moments ensemble : c'est passé par des passes après-contact, du jeu au large. J'espère qu'on arrivera à le reproduire. Nous sommes tous dans le même état d'esprit, à vouloir aller de l'avant, se féliciter, à se dire que ce n'est pas grave si on manque quelque chose et à basculer rapidement."

À trois semaines de sa première finale européenne depuis 2015, le RCT semble en tout cas trouver des repères, de la confiance et surtout l'équilibre entre des avants dominateurs et des trois-quarts qui font peser un danger constant sur les défenses adverses. De quoi envisager une happy end du côté de Maurice-David, le vendredi 16 octobre contre Bristol ? S'ils ne veulent pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, les Toulonnais signeraient en tout cas sans hésiter pour une neuvième et dernière victoire (en autant de matchs!) dans une compétition qu'ils auront dominée de la tête et des épaules.

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