France - Italie - Charles Ollivon à propos du lien entre les Bleus et Fabien Galthié : "On ira au bout ensemble"

Par Jérémy Fadat
Publié le Mis à jour
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Sensible aux marques de confiance exprimées par Fabien Galthié envers les joueurs en place, dont il fait partie, le troisième ligne du XV de France Charles Ollivon - qui retrouve le capitanat face à l'Italie ce dimanche en l'absence de Grégory Alldritt - est persuadé qu'il existe un lien spécial entre ce groupe et le sélectionneur des Bleus. 

Avez-vous abordé cette réception de l’Italie avec moins de pression depuis la victoire en Ecosse ?

Avec peut-être un peu moins de pression mais en étant appliqués à bien travailler parce que nous sommes conscients que tout n’est pas parfait. Il y a eu de bonnes choses mais aussi d’autres approximatives. On a travaillé sur les secteurs défaillants. Avec de la pression sur certaines séquences mais aussi avec sérénité. C’est un juste équilibre à trouver pour être performant.

Au-delà d’une victoire, allez-vous chercher à vous faire plaisir et à prendre encore confiance ?

Pour commencer, on va s’attacher à gagner. On a régardé nos précédents matchs contre l’Italie. Cette équipe a fait un gros match contre les Anglais en ouverture du Tournoi. On revient toujours à la même chose : mettre les choses dans l’ordre. Sans les fondamentaux, on ne peut pas espérer avancer. Il faut être discipliné pour prendre du plaisir et faire les choses simplement, avec beaucoup de volonté. On veut sortir un gros matchs et avancer crescendo.

Quels peuvent être les pièges sur ce rendez-vous ?

Ce que vont proposer les Italiens déjà, on les connaît, avec de l’engagement physique. Mais le piège, c’est d’abord nous. A nous de répondre présent pour le public, pour respecter ce qu’on a prévu de faire avec agressivité et intensité pour répondre à ce niveau. On est prévenu, on sait qu’on doit construire notre match vu la qualité de l’opposition.

Y avait-il une chape de plomb au-dessus de vos têtes avant l’Ecosse ?

C’est un peu fort de dire ça. Mais l’atmosphère est différente. On a réalisé une partition sérieuse en Ecosse et beaucoup donné sur ce match. Il y a plus de fierté qui ressort, les têtes sont un peu plus hautes. Et on s’est engagé dans la préparation de l’Italie en étant plus frais, avec plus d’énergie. Nous sommes encore dans la course après cette victoire, ce n’est pas rien. La dynamique peut être positive et peut nous donner le droit de rêver.

Pensez-vous encore à la victoire finale dans le Tournoi ?

Oui. La première chose, après l’Irlande, était de retrouver notre fierté et notre rugby. On a pu se regarder dans la glace, être nous-mêmes sur le terrain. On a sorti une grosse prestation dans l’engagement. La compétition est très longue. En 2020, c’était passé à rien, au goal-average particulier. Cela peut se jouer à la dernière journée, sur un bonus. Pour être en course, on n’a pas le choix, il faut faire un gros match ce week-end.

Fabien Galthié, en évoquant le peu de turnovers dans l’équipe, a apporté des marques de confiance importantes aux joueurs en place, dont vous faites partie. Y êtes-vous sensible ?

C’est un peu particulier pour moi. Quand il m’a appelé en 2019, j’avais joué six ou sept matchs de Top 14 après ma blessure, et il m’a convoqué avec les réservistes pour le Japon. Je m’en rappellerai toute ma vie, il m’a donné la possibilité de potentiellement aller à la Coupe du monde. La confiance est réciproque évidemment. Pour tous les joueurs, c’est pareil. On a une relation particulière avec lui. On s’apprécie et on veut rendre ce qu’on nous donne. Tout peut aller vite dans les deux sens. On se doit de tout donner pour ce maillot, ce groupe, ce staff aussi. Fabien en fait partie. On avance tous ensemble depuis le début. On ira au bout ensemble. Cela nous a fait gagner par le passé et on va continuer à s’appuyer dessus pour le futur. Ce lien est dur à décrire mais il est toujours là et nous aide à se tirer vers le haut.

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Les commentaires (5)
Djive-ST Il y a 1 mois Le 25/02/2024 à 00:20

La maison EDF brûle et personne ne s'en aperçoit ! Personne ne fait le rapprochement entre la renaissance du stade français avec Laurent Labit et Karim Ghezal et l'instinction de l'équipe de France avec le départ de Laurent Labit et Karim Ghezal ! Personne ne s'interroge sur les raisons du départ de ces techniciens ? L'omerya de la maison rugby ??? Les relations détestables avec F Galthié ? Qui va enfin en parler ? Pourquoi des sans grades type Arlette et Sempere ont été appelés en renfort ? Leur compatibilité avec FG ? La maison EDF brûle et personne ne s'en aperçoit !

Nigeou Il y a 1 mois Le 24/02/2024 à 21:04

Au bout de quoi?

PatCout Il y a 1 mois Le 24/02/2024 à 17:28

Olivon que j'aime et respect beaucoup se trompe. Le jeux appartient aux joueurs, aucune équipe n'appartient à un joueur encore moins dix ou douze. Aucune sélection nationale à son entraineur... etc. Il entretient une relation un peu malsaine avec son staff... Mais c'est aussi une vieille tradition Made in France, entre avants et numéro 9, qui deviennent sélectionneurs (Fouroux, Berbizier, Laporte...), cette relation affective exagérée, et à mon avis, ce n'est pas favorable au progrès et à la performance sur le long terme.

Lechim Il y a 1 mois Le 24/02/2024 à 18:35

Je ne vois pas en quoi le fait d'avoir un respect réciproque serait malsain?
Ce sont tes propos qui sont malsains!