Champions Cup - Antoine Gibert (Racing 92) : "Je n’avais pas envie d’être l’éternel remplaçant"

Par Marc Duzan
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Publié le Mis à jour
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Excellent depuis le début de saison et très utilisé par Stuart Lancaster, Antoine Gibert (25 ans) a semble-t-il enfin trouvé ses marques, au sein de la ligne d’attaque francilienne. Il se projette aujourd’hui sur l’ouverture de la Champions Cup, qui aura lieu pour le Racing ce dimanche, face aux Harlequins…

On vous sent libéré depuis le début de saison. Pour quelle raison ?

Avec Tristan (Tedder) et Martin (Méliande), nous avons à peu près le même âge. Il n’y a donc plus de numéro 1, de numéro 2… Nous sommes tous sur la même page alors qu’auparavant, j’étais clairement le numéro 2 de Rémi Talès, Dan Carter, Pat Lambie, François Trinh-Duc, Finn Russell et j’en passe… J’ai pris aussi en âge, en maturité. Aujourd’hui, je me sens presque un leader de ce groupe.

Vous êtes également moins promené aux deux postes de la charnière. Cela vous aide-t-il dans la maîtrise du poste d’ouvreur ?

Cela ne m’a jamais posé de problème. Depuis que j’ai commencé le rugby, j’ai toujours occupé les deux postes et c’est d’ailleurs l’une de mes forces. Mais ce dont je n’avais pas envie, c’était d’être l’éternel remplaçant.

Que vous demande Stuart Lancaster, le manager anglais de l’équipe ?

Le numéro 10, c’est le chef d’orchestre, le meneur de jeu, le garant de l’animation offensive. Il me demande donc d’avoir une grosse compréhension de notre attaque, de savoir comment manipuler la défense adverse… Ca me demande un peu plus de travail que les années passées…

Hans-Peter Wild s'est confié sur le début de saison réussi du Stade français tout en égratignant le système des phases finales en Top 14... ainsi que la gestion du salary cap de Toulon et du Racing 92.

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— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) December 5, 2023

Frédéric Michalak est en charge de l’attaque du Racing 92. Quels conseils vous donne-t-il, au quotidien ?

Fred nous stimule beaucoup, nous donne beaucoup de boulot pour que l’on arrive le jour du match avec les idées claires. Moi, il m’aide aussi énormément sur l’approche mentale des rencontres : comment bien véhiculer les messages à mes coéquipiers, comment faire redescendre l’énervement et la pression… […] A l’entraînement, il a plein d’exos différents, ludiques : il a ramené ça de son expérience en France et dans le rugby à 13 (Frédéric Michalak fit un temps partie du staff des Cronulla Sharks, un club de NRL australienne, N.D.L.R.). C’est stimulant.

Vous venez de prolonger votre contrat de trois saisons supplémentaires. Vous dirigez-vous vers une carrière à la Henry Chavancy, l’homme d’un seul club ?

Je ne suis pas contre l’idée, en tout cas… Moi, j’ai grandi à Sèvres (Hauts-de-Seine), je suis arrivé au Racing à 13 ans et je suis un mec d’ici. Aujourd’hui, on est premiers du Top 14 et le projet est attrayant. Pourquoi partir ?

Un sacré duel vous attend face à Marcus Smith dimanche après-midi. Que savez-vous de lui ?

C’est un super joueur. Mais j’ai confiance en mon équipe et je sais que je suis très bien entouré : les avants sont performants, la conquête va de mieux en mieux et on a des trois-quarts de folie…

Smith avait brillé à Paris-La Défense-Arena, la saison passée…

Il avait brillé mais on avait gagné (30-29) ! (rires)

Champions Cup - Marcus Smith (Harlequins)
Champions Cup - Marcus Smith (Harlequins) PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport

Marcus Smith a récemment eu des contacts avec votre club mais a finalement prolongé son contrat aux Harlequins. Cela vous aurait-il plu, de le voir débarquer au Plessis-Robinson ?

C’aurait fait un super joueur dans notre effectif, voilà tout. Je place toujours le Racing et ses intérêts avant les miens.

Cela vous fera-t-il bizarre d’affronter bientôt Finn Russell, désormais à Bath, en coupe d’Europe ? Vous l’avez côtoyé cinq ans dans les Hauts-de-Seine…

Quand on va jouer Finn, ce sera cool. Lui nous connaît par coeur mais la réciproque est vraie. Il va vouloir faire un gros match, ce jour-là. Moi, si j’ai la chance de jouer, je voudrais en tout cas lui montrer que je suis bien pour le remplacer.

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Les commentaires (2)
vincent66 Il y a 2 mois Le 07/12/2023 à 14:05

"nous avons à peu près le même âge" ? tedder a 27 ans, méliande en a 21 donc bof

rugbymince Il y a 2 mois Le 06/12/2023 à 17:48

Formidable Gibus !!!!