• Jiuta Wainiqolo, dans la victoire toulonnaise, a fait parler sa classe avec un essai splendide
    Jiuta Wainiqolo, dans la victoire toulonnaise, a fait parler sa classe avec un essai splendide Icon Sport

Challenge Cup - Toulon admis sans mention après sa victoire face aux Zèbre de Parme

Par Rugbyrama
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Victorieux de Zèbre (14-5), Toulon a validé un parcours quasi-parfait avec 19 points pris sur 20 possibles en Challenge Cup. Néanmoins, une fois encore, les Varois ont montré un visage inquiétant. La bande à Mignoni et Azéma s’enlise.

Mayol s’est tu et vidé tout juste les trois coups sifflés. Il faut dire que les équipiers de Serin n’ont pas su réchauffer un public devenu indifférent, à défaut d'être colérique. Certes, Toulon a fait le travail en s’imposant face à Zèbre (14-5), dans une rencontre qui ne restera certainement pas dans les mémoires malgré le bel essai en solo de Wainiqolo. Quatre points supplémentaires qui suffisent, à minima, à accueillir un huitième de finale de Challenge Cup. C’est déjà ça, et les faits méritent d’être nommés. "On prend cette victoire, même si on n’a pas eu un jeu extraordinaire, a avoué sans détour Sergio Parisse. Il faut faire le dos rond, nous ne sommes pas dans une bonne dynamique. C’est comme ça, il faut accepter. En vérité, on doit accepter le résultat, mais pas la prestation."

Toulon était déja qualifié

À peine le tunnel franchi pour entrer sur la pelouse, la chape de plomb était une nouvelle au-dessus des têtes varoises. Entre ballons tombés, quatre touches perdues, trois penaltouches non trouvées, et passes manquées, Toulon s’est montré incapable de lancer correctement le jeu. Pourtant, sur le papier, cet affrontement face à Parme paraissait comme l’occasion idoine pour se faire plaisir et reprendre confiance. Pour rappel, les Rouges et Noir étaient déjà qualifiés avant cette 4e journée.

Finalement, les plus de 9000 personnes ont vu une équipe sans boussole et tétanisée. Pour la deuxième fois de rang à Mayol, la bande à West, encore peu à son avantage, n’a pas inscrit le moindre point dans le second acte. L’hypothétique bonus offensif, qui aurait quasiment scellé à minima une deuxième place du groupe, s’est envolé. "Tu peux l’avoir ce point quand tu travailles fort et que tu le mérites, a concédé Azéma. On n’a pas été assez rythmés. Ce n’est pas avec cette intensité que Parme allait céder. C’était très haché. On passe d’une touche, à une mêlée, à une faute. Bref, ce n’est pas des standards de haut niveau. Ça ne mérite pas plus."

"Ce n’est pas un match qui te file la patate"

Pourtant, comme chaque semaine, Toulon s’était promis de faire mieux et d'aller chercher ce déclic collectif pour basculer sur une série positive. À l’image de ces dernières sorties, l’orchestre a joué une partition désorganisée. Les hommes ont joué les uns après les autres, et non pas les uns avec les autres. Un sentiment partagé par Sergio Parisse : "On est partis sur des choses individuelles. Je raisonne beaucoup avec la patience et la science du jeu. On a l’impression qu’on fait du droite-gauche, sans avoir de sens. On est conscients qu’on a un manque de maîtrise, notamment lorsqu'on est sous fatigue. On n’a pas le droit de se contenter de jouer comme ça on est conscients qu’on n’est pas au niveau où l’on doit être."

Il faudra clairement élever le curseur lors de la venue de Pau, samedi prochain, sous peine de regarder vers le bas du Top 14. Huit jours de plus sous tension, et avec le moral dans les chaussettes. "Ce n’est pas un bon match, et ce n’est pas un match qui te file la patate, a terminé le manager du RCT. Quand je veux trouver de la confiance, j’essaie d'aller chercher une partition positive. (…) On ne retrouve pas ce que l’on peut bosser dans l’intensité et dans le rythme à l'entraînement. On n’est pas arrivés, on le sait. Mais c’est inquiétant de ne pas enchaîner plusieurs bons temps de jeu. On ne trouve pas de liant. Les joueurs s’envoient, mais pas suffisamment collectivement."