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XV de France - Gueule de bois à Marcoussis

Gueule de bois à Marcoussis

Le 12/11/2018 à 16:59Mis à jour Le 12/11/2018 à 18:01

XV DE FRANCE - Deux jours après la cruelle défaite enregistrée dans les arrêts de jeu de la rencontre face à l'Afrique du Sud, les joueurs du XV de France peinent à se remettre de ce nouvel échec.

C'est bien plus qu'un coup de blues météorologique qui s'est abattu sur Marcoussis. Certes, la tristesse automnale du mois de novembre s'est installée sur le Centre Nationale du Rugby français. Le ciel d'un gris sombre conjugué à une petite pluie fine qui tombe depuis le week-end dernier, les feuilles mortes qui jonchent les allées et le calme du lieu viennent ajouter un peu plus de mélancolie à la grande déprime du rugby tricolore. Ce lundi matin, six joueurs se sont présentés, à tour de rôle, devant la presse. Un exercice périlleux pour les désignés du jour.

Ou comment expliquer l'inexplicable ? Parce que c'est bien de ça dont il s'agit. Le sélectionneur Jacques Brunel a lui-même qualifié cette rencontre "d'imperdable". Tour à tour, Wenceslas Lauret, Antony Belleau, Paul Gabrillagues, Gaël Fickou, Mathieu Babillot et Sébastien Bézy ont affiché la même frustration, le même sentiment d'impuissance. "On avait à cœur de prouver qu'on pouvait rivaliser avec une grande nation, a expliqué Wenceslas Lauret, la mine des mauvais jours. On l'a fait, mais à la fin on manque de précisions sur des détails et on perd."

"On essaie de digérer, a repris le deuxième ligne Paul Gabrillagues. Mais, c'est quand même une défaite qui fait mal. Très mal... Il faut rapidement passer à autre chose. Le calendrier nous permet de vite basculer sur le match de l'Argentine. "

XV de France - Paul Gabrillagues

XV de France - Paul GabrillaguesIcon Sport

Les Bleus souffrent moralement. Logique, forcément logique. L'ouvreur Antony Belleau, en huit rencontres avec le XV de France, n'a jamais encore eu la chance de ressentir le goût de la victoire. "Ça ne m'amuse pas du tout, a-t-il dit ce lundi matin. J'espère pouvoir gagner un jour avec les Bleus".

XV de France - Anthony Belleau

XV de France - Anthony BelleauIcon Sport

Evidemment, cette fois-ci, la lassitude est peut-être encore plus forte tant le coup est passé tout près. La semaine dernière, plusieurs joueurs avaient affirmé être aussi très sensibles vis-à-vis de la désaffection du public, du désamour de leurs supporters. Arthur Iturria n'a d’ailleurs pas manqué de souligner combien il avait été marqué samedi soir par les gradins vides du Stade de France.

A défaut de payer une tournée de Doliprane pour soigner les maux de tête ou une cure de Lexomil pour s'éviter une dépression collective, Jacques Brunel a offert à ses joueurs un dimanche d'oxygénation. "On avait journée libre dimanche, on a pu rentrer chez nous, a expliqué le Parisien Gaël Fickou. De toute façon, il n'y a pas de méthode, à part faire des choses qui font plaisir. C'est notre métier, notre passion, on le vit mal parce que c'est une défaite rageante, mais la vie ne s'arrête pas. Certains ont des enfants, il faut relativiser. On est énervés mais on ne s'arrête pas de vivre."

XV de France - Gaël Fickou face à l'Afrique du Sud

XV de France - Gaël Fickou face à l'Afrique du SudIcon Sport

Mathieu Babillot était aussi évidemment marqué par ce nouveau Revers. Lui non plus n'a jamais gagné avec l'équipe de France en quatre rencontres. Mais, il était le seul à afficher un visage plutôt souriant. "C'est dans ma nature, a-t-il justifié. Mais intérieurement, je suis marqué comme tout le monde. La frustration, la déception, elles sont là." Et d'ajouter, toujours avec le sourire, sur une note positive : "Depuis ce matin, on récupère tout doucement, on essaie de remettre le corps en route. Et on touche un peu de ballon rond, un ballon différent et ça fait du bien. Ça fait penser à autre chose... "

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