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Bosch sur le succès de l’Argentine : "C’était un match incroyable"

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Facundo Bosch, le talonneur argentin (12 sélections), originaire de Necochea, une station balnéaire de la province de Buenos Aires, raconte comment il a vécu le sacre de l’Albiceleste face aux Bleus, dimanche après-midi et nous parle de la place du ballon rond au pays de Diego Maradona.

Où étiez-vous dimanche après-midi ?

J’étais à Saint-Sébastien, dans un bar d’Argentins, en compagnie de ma femme, d’un ami et de Martin Bogado (l’arrière de l’Aviron bayonnais, NDLR). Je ne voulais pas rester en France au cas où on perdrait le match. Je voulais pouvoir profiter si on gagnait, car je savais qu’il y avait beaucoup d’Argentins là-bas. Les bars étaient blindés et au moment où nous avons remporté ce match, nous étions 1 000, 1 500 Argentins en train de marcher et de chanter dans les rues de "Sansé".

¡¡¡DALE CAMPEÓN, DALE CAMPEÓN!!!! ?⭐⭐⭐

¡Gracias, gracias y más gracias!

Nos vamos llenos de amor, locos ? pic.twitter.com/bDawNbKEfE

— ?? Selección Argentina ⭐⭐⭐ (@Argentina) December 21, 2022

Comment avez-vous vécu ce match ?

C’était incroyable, le football fonctionne comme ça. Je pense que nous devons tuer le match avant, en menant 3-0, mais nous n’avons pas réussi. Il n’y avait pas photo, il n’y avait qu’une équipe sur le terrain. Je pense qu’à la 75e les Argentins ont commencé à fatiguer, ont été pris en défense. Les Français, qui sont hyper dangereux, ont eu des occasions pour marquer deux buts. En deux minutes, nous étions remontés en pression.

Avez-vous eu peur à ce moment-là ?

Non, je savais qu’on était bien. J’étais confiant. En plus, on met un troisième but, je pensais que c’était fini. Mais derrière, les Français arrivent encore à revenir. C’était un match incroyable. Là où j’ai vraiment eu peur, c’est sur la dernière action dans les prolongations, sur l’occasion de Randal Kolo Muani. Heureusement qu’Emiliano Martinez a sorti le ballon.

Racontez-nous votre ressenti au moment où Gonzalo Montiel a réussi le pénalty de la victoire ?

J’ai pensé à Lionel Messi et Angel Di Maria. Je voulais qu’on gagne la Coupe du Monde pour eux. C’est magnifique qu’ils puissent finir leur carrière ainsi. Et je me suis rappelé que, désormais, nous aurions une troisième étoile sur le maillot.

With the weight of a nation on his shoulders, Gonzalo Montiel scores the World Cup-winning penalty for Argentina. Parque Centenario in Buenos Aires goes bonkers ????pic.twitter.com/YcytSKAbCk

— Men in Blazers (@MenInBlazers) December 18, 2022

Avez-vous déjà eu l’occasion de les rencontrer ?

Non, mais je les suis depuis que je suis petit et qu’ils ont commencé le football. J’ai suivi presque tous les matchs de Léo Messi. Ça m’a fait trop plaisir de les voir comme ça.

Avez-vous chambré vos coéquipiers français, lundi, à l’entraînement ?

Un petit peu (rires). Je suis arrivé en chantant. On s’était mis des pièces toute la semaine avec les mecs, mais avec beaucoup de respect. Tous les Français sont hyper respectueux et je voulais aussi les respecter. Ils ont fait un gros tournoi.

Avez-vous eu des amis argentins au téléphone depuis la victoire ?

Oui, j’ai eu des amis qui étaient à l’Obélisque de Buenos Aires, la place où tout le monde s’est réuni. C’était fou. J’avais quelques amis au Qatar, je les ai appelés pour qu’ils me racontent. Ce n’était que de la joie, de la folie là-bas. C’est fou la manière dont on vit le foot.

Pouvez-vous nous raconter quelle place occupe le football en Argentine ?

C’est une tradition, c’est le premier sport là-bas. Je ne connais pas une personne, en Argentine, qui n’a pas essayé de jouer au football. Quand j’étais en Argentine, j’y jouais au moins une ou deux fois par semaine. Quand tu es petit, à l’école, dès que tu as un petit moment sans cours, tu prends un ballon ou une bouteille de coca et tu joues au foot. Ça se vit comme ça et c’est magnifique pour tout le monde qu’on ait gagné ce titre.

Vous avez donc aussi joué au football, plus jeune ?

Oui, je jouais au poste de numéro quatre, mais je n’ai jamais évolué à un gros niveau. J’ai toujours joué plus au rugby.

L'interview de Benjamin Urdapilleta après la victoire est également disponible ici !