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Buros : "Le classement n’est pas quelque chose qui trotte dans nos têtes"

Buros : "Le classement n’est pas quelque chose qui trotte dans nos têtes"

Le 27/09/2022 à 17:56Mis à jour Le 28/09/2022 à 13:38

TOP 14 - À quelques jours d’une réception du Stade français à Chaban-Delmas, l’arrière bordelais Romain Buros évoque le début de saison compliqué. Il évoque les manques de l’UBB mais dit ne pas être forcément préoccupé par le classement actuel. Bordeaux-Bègles est treizième du Top 14.

Romain, vous n’êtes pas arrivés à lancer cette saison. Est-ce que ça pèse dans les têtes ?

Forcément, ça crée un petit peu de doutes. Maintenant, il ne faut pas non-plus qu’on s’affole, il reste beaucoup de maths dans cette saison pour réussir à faire de belles choses. On n’a pas l’habitude d’avoir un début de saison un peu compliqué donc ça fait forcément un petit peu douter.

Qu’est-ce qui vous manque ?

Je pense que c’est de la régularité sur les 80 minutes du match. À chaque fois, on voit qu’on a au moins une bonne mi-temps sur chaque match. Maintenant, il faut qu’on ait cette constance qui fait qu’on gagne les matchs. On est capables de faire de très bonnes choses sur une mi-temps, trente minutes. Maintenant, il faut être bons sur 80 minutes.

Vous avez l’habitude de réussir vos débuts de saison. De se retrouver pour une fois dans la peau du chasseur plutôt que du chassé, ça change quoi ?

Je ne dirai pas le chasseur et le chassé. Ça joue plus sur la confiance du début de saison. Lorsqu’on part sur une bonne dynamique, c’est plus facile d’enchaîner et d’avoir moins de doutes sur notre jeu. Là, il faut qu’on installe cette sérénité qu’on a pu avoir sur les autres saisons.

" On essaie de faire évoluer notre jeu constamment parce que le rugby évolue aussi"

Mine de rien, vous êtes 13e et donc relégables. Même si c’est le début de la saison, ça met une certaine pression ?

Honnêtement, sur le début de saison on ne regarde pas le classement, parce que ça ne veut pas dire grand-chose. Ce n’est pas quelque chose qui trotte dans nos têtes.

Vous avez un jeu basé sur le déplacement du ballon et le jeu au large. Beaucoup d’équipes comme Montpellier se sont adaptées en montant très fort défensivement. C’est quelque chose que vous ressentez ?

Bien sûr, on essaie de faire évoluer notre jeu constamment parce que le rugby évolue aussi. On essaie de trouver les solutions pour contrer chaque équipe. Contre Montpellier, on s’est heurté à un mur et ça a été compliqué. Il faut être capable de corriger ça et de battre toutes les équipes à n’importe quel moment. Toutes les équipes s’adaptent au jeu de tout le monde, le rugby, les staffs… Tout évolue. Donc il faut s’adapter.

La saison dernière, après un match compliqué à Biarritz, vous aviez rebondi face au Stade français à Chaban-Delmas. Vous recevez ce même Stade français samedi, c’est la même configuration ?

Je ne pense pas que les saisons soient réellement comparables. L’année dernière, c’est juste le premier match qui avait été difficile. Là, on a déjà perdu trois matchs sur quatre. Mais bien sûr qu’un match à Chaban, c’est toujours bon pour lancer une belle dynamique.

L'UBB s'était inclinée 27-15 face au promu biarrots en ouverture du championnat de la saison 2021-2022.

L'UBB s'était inclinée 27-15 face au promu biarrots en ouverture du championnat de la saison 2021-2022.Icon Sport

Qu’attendre de ce match alors ?

Je pense que c’est toujours bien de viser de gagner le match. On n’a pas parlé de bonus, on a parlé de victoire et de contenu. Parce que c’est ça qui est important, gagner un match aux forceps, ce n’est pas toujours intéressant pour la construction de la saison. Nous, ce qu’on veut, c’est gagner et enchaîner.

Vous récupérez Santiago Cordero pour cette rencontre. En quoi est-il important ?

Santi, c’est le feu follet de l’équipe. Il apporte toujours de la dynamique au jeu. Il est Argentin, donc il a cette hargne qu’ont les Argentins. Je pense qu’il peut nous faire beaucoup de bien. On l’a vu rien que ce mardi à l’entraînement : il est partout, il va très vite. On sait qu’il nous apportera, il nous a toujours apporté.

Sur le plan personnel, quel regard portez-vous sur votre début de saison ?

C’est toujours difficile de porter un regard individuellement, parce que quand on perd, ça n’arrive pas qu’on fasse des matchs parfaits. C’est compliqué de dire que je fais un bon ou un mauvais début de saison. Je pense que je suis à l’image de l’équipe : je fais de très bonnes choses mais aussi des erreurs qu’il faut que je corrige.

Êtes-vous frustrés après votre essai refusé à Bayonne ?

Oui, collectivement. Ça nous aurait fait revenir dans la partie et ça n’a pas été le cas. On voit qu’il nous manque cinq points à l’arrivée…

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