Vidéo - La "revanche" du MHR : "Une équipe défensive ? On a marqué trois essais magnifiques"

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Dumora : "Cette finale doit nous remettre en question"

Dumora : "Cette finale doit nous remettre en question"

Le 27/06/2022 à 13:19Mis à jour Le 27/06/2022 à 16:07

TOP 14 - Homme du match lors du titre de 2018, l’arrière du CO incarna la déconvenue castraise quatre ans plus tard, contre Montpellier, sa 200e apparition se soldant notamment par un essai refusé hautement symbolique.

Que restera-t-il de cette finale perdue ?

Le souvenir étrange de ces vingt premières minutes, ou même plutôt ces 17 minutes, où… (il soupire) Ce n’était pas une question d’envie, je ne crois pas. Mais les Montpelliérains nous ont contrés deux ou trois fois, ce qui leur a permis de rapidement prendre le score et de nous attendre. Là-dessus, on a Benji Urdapilleta qui se blesse, ce qui nous a obligés à tout réorganiser dans l’équipe. On revient plutôt bien en début de deuxième mi-temps, mais on ne marque pas assez vite pour les faire douter un petit peu. J’y suis forcément pour quelque chose, j’ai connu quelques scories. Il faut dire que Benji, c’est quelqu’un qui ne se blesse jamais d’habitude… Cela faisait très longtemps que je n’avais pas joué à l’ouverture, mais bon, je savais que s’il devait y avoir un pépin, c’est moi qui pouvais être amené à basculer en 10. Je n’ai pas d’excuses.

De manière assez symbolique, alors que vous aviez inscrit l’essai qui avait fait basculer le match en 2018. Exactement de l’autre côté du terrain, vous n’avez cette fois pas réussi à conclure une situation similaire dès le retour aux vestiaires, qui aurait à ce moment pu permettre à votre équipe d’y croire.

C’est vrai que l’action ressemble un peu à celle de mon essai en 2018, mais cette fois, il a manqué un petit quelque chose. Mercer et Vincent arrivent à me maintenir en l’air dans l’en-but, je ne réussis pas à aplatir au moment où j’arrive au-dessus de la ligne… Franchement, ça se joue à que dalle, c’est juste un bras au début qui me coince, ensuite je suis retourné dans l’en-but. C’était terriblement rageant de ne pas réussir à marquer à ce moment-là.

Contrairement à 2013 ou 2018, ou même à la demi-finale contre Toulouse, le CO n’était cette fois pas dans la peau du Petit Poucet face au grandissime favori. N’est-ce pas cela qui vous a fait défaut, au final ?

Ce n’est pas impossible qu’il nous ait manqué cette boule au ventre, cette peur de prendre une dérouillée qui nous a animé par le passé, notamment en 2018. On savait qu’après les demies où Montpellier comme nous avaient sorti une grosse prestation, sur cette finale, c’était du 50-50. Mais est-ce qu’on avait suffisamment peur d’eux, ça, je ne sais pas, tout comme je ne sais pas s’il s’agit là de la principale raison à notre mauvaise entame de match.

Après la finale perdue de 2014, le club a connu des difficultés à se remettre en ordre de bataille. Cette expérience peut-elle vous servir ?

L’urgence, ça va être d’abord d’évacuer toute la frustration suscitée par cette défaite, bien profiter des vacances, car cela fait bientôt un an que nous nous entraînons tous ensemble, et bien se préparer dès la reprise au mois de juillet car on sait bien que ce Top 14 ne pardonne rien. Pour l’avoir vécu la saison dernière, on connaît l’importance de réaliser un bon début de saison pour se retrouver assez vite dans le haut du tableau, et ne pas commencer à se faire peur en restant en bas. Notre saison a été belle, nous avons terminé premiers de la phase régulière, on a terminé en finale même si on n’a pas réussi à ramener ce qu’on venait chercher. Cette défaite doit au moins avoir le mérite de nous remettre en question, sinon on peut rapidement connaître de grosses désillusions. Ce Top 14 est un éternel recommencement, rien n’y est jamais acquis, c’est ce qui fait sa dureté et son charme.

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