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Lamerat : "La fureur de vivre"

Lamerat : "La fureur de vivre"
Par Jérôme Prevot via Midi Olympique

Le 13/06/2021 à 11:05Mis à jour Le 13/06/2021 à 15:26

TOP 14 - Les Bordelais ont terrassé Clermont (25-16) malgré un début de match difficile. Le trois quart centre expérimenté de l'UBB a fait une partie énorme lors de ce barrage face à Clermont remporté 25-16, un match assez irrespirable qui ne s'est décanté que sur la fin. Rémi Lamerat est venu avec le sourire nous confier ses impressions.

Rémi qu'est-ce que ça fait de jouer dans une telle ambiance aussi chauffée à blanc ?

C'était énorme. En premier lieu à l'arrivée du bus, c'était déjà énorme. En voyant nos supporteurs venus nous encourager, on avait tous la banane et des frissons de voir tous ces gens qui vibraient grâce à nos résultats. On s'est dit qu'on avait rempli notre mission. On était dans le Top 6 et on a donné de la fierté et du bonheur aux gens qui ne pouvaient plus trop en avoir à cause du contexte et ça fait chaud au cœur.

Vous aviez prédit que le match se décanterait à la 60eme et c'est ce qu'il s'est passé...

Je peux être coach, non ? C'est le scénario de beaucoup de matchs de phase finale. Il faut soigner l'entame et le final. Pour l'entame, nous avons été mis à mal, voire surpris par les Clermontois, surtout sur le plan physique. Si Arthur Iturria ne lâche pas le ballon dans l'en-but, je ne sais pas quel aurait été le scénario. Mais on ne s'est pas affolés, on a su coller au score. Et si je vous avais dit que le match se décanterait c'est parce que je pensais que l'apport de notre banc serait incroyable. L'équipe était construite pour ça. Il n'y a plus de remplaçants et de titulaires, mais des gars qui commencent et des gars qui finissent.

N'avez-vous pas perdu le moral durant cette première demi-heure ?

Non justement. C'est ce qui fait qu'on sort de ce match avec de la fierté. On aurait pu dégoupiller au cours de la première demi-heure comme ça nous est arrivé à Toulon. Après tout, nous étions une équipe inexpérimentée. Mais on s'est accroché sur des choses simples, des points au pied et cet essai juste avant la pause un peu chanceux c'est vrai puisqu'il a été marqué sur un bloc de saut lobé par les Clermontois . Le maître mot de la semaine, c'était "la fureur de vivre". Christophe aime bien utiliser ce genre de titres et d'images, même si ça ne parlait pas à certains car nous commençons à être tous beaucoup plus jeunes que lui. Plus sérieusement, je trouve que nous avons bien géré nos temps faibles et nous avons su accélérer quand il le fallait.

Maintenant, c'est Toulouse qui se profile contre qui vous avez déjà perdu trois fois cette saison...

Oui, on va essayer de trouver les clés pour renverser la plus belle équipe de notre championnat. Ce ne sera pas une revanche, je n'aime pas ce mot. C'est trop réducteur. Ou alors, c'est une revanche contre nous-mêmes que contre l'adversaire et notamment ce dernier match de la saison régulière perdu à domicile où nous avions la tête ailleurs. La Coupe d'Europe, c'est loin derrière. On va quand même s'appuyer sur ce qui avait marché contre eux en demi-finale européenne, en première mi-temps, avec une météo particulière. On avait perdu cette rencontre, c'est incontestable mais il y avait eu du positif. On va aussi repenser sur ce qui n'a pas du tout marché la semaine passée. Mais on ne sera pas favoris, c'est sûr.

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