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Top 5 des moments qui ont changé le cours de la saison 2020-2021

Top 5 des moments qui ont changé le cours de la saison 2020-2021
Par Rugbyrama

Le 20/07/2021 à 14:44Mis à jour Le 20/07/2021 à 14:49

TOP 14 - La saison dernière a été riche en rebondissements. Chacun des 364 matches a compté, pour des objectifs et des quêtes différentes. Au-delà de simples résultats, certains moments ou certaines décisions ont sauvé, illuminé ou enterré des clubs.

1. L’essai de Matt Philip sauve Pau et crucifie Bayonne

Nous sommes dans la soirée du 5 juin 2021. Les résultats de la 26e et dernière journée de Top 14 tombent au compte-goutte alors que la rencontre s’éternise au stade du Hameau. Dans les arrêts de jeu, entre la Section paloise et Montpellier, Bayonne est maintenu pour un petit point sur les Béarnais. Pour renverser la vapeur, les hommes de Sébastien Piqueronies doivent s’imposer avec le bonus offensif. Après que la sirène a retentit, le score est de 34-25 pour les locaux, avec quatre essais à deux. Les Bayonnais pensent alors se sauver lorsque Antoine Hastoy ne trouve pas une pénaltouche à la 79e minute du terme… mais les Palois bénéficient d’une dernière munition suite à un bras cassé. Clovis Le Bail envoie alors une diagonale au pied pour son ailier Manu qui remet à son intérieur pour Philip. Essai.

Les Béarnais exultent, les Bayonnais, eux, n’inversent pas la tendance face au Stade français et perdent 12-9. Un match nul aurait suffit aux hommes de Yannick Bru qui perdront finalement un derby épique face à Biarritz, en barrage d’accession au Top 14, et seront relégués en Pro D2.

2. L’arrivée de Pierre-Henri Broncan ressuscite Castres

Au CO, le père Noël est passé le 29 décembre, date de l’arrivée de Pierre-Henri Broncan en tant que manager de l’équipe, en lieu et place de Mauricio Reggiardo. 15 points pris en 10 journées, 13e au classement, l’ambiance était tout sauf féerique dans le Tarn avant de célébrer la nouvelle année. Mais l’arrivée de l’ancien coach de Bath a transcendé les joueurs. Dès son premier match en fonction, l’entraîneur a pu (déjà) être fier de la victoire obtenue par ses hommes, malgré un carton rouge dès la 5e minute, sur le terrain de Lyon (14-15), début janvier, puis sur la pelouse du MHR deux semaines plus tard (19-21).

Pierre-Henri Broncan (Castres)

Pierre-Henri Broncan (Castres)Icon Sport

En 16 journées, Castres a engrangé 12 succès et aurait même pu prétendre à une place de dernier barragiste lors de l’ultime journée. Avec une confiance retrouvée, les cadres de l’équipe ont remis la machine en route, à travers des prestations magistrales d’Urdapilleta, Jelonch ou de Nakosi (12 essais sur la saison). Un miracle à peine croyable cinq mois plus tôt, lorsque Reggiardo prenait ses valises du stade Pierre-Fabre.

3. Le "huitième de finale" Clermont-Toulon a scellé le sort des deux équipes

Lorsque l’ASM et le RCT sont au complet, la tension et la nervosité sont toujours au rendez-vous. Avant la 24e journée de Top 14 opposant les Clermontois et Toulonnais, Franck Azéma parlait d’un "huitième de finale" en vue de la qualification en barrages, alors que Fritz Lee abondait "si on perd contre Toulon, on sera éliminé." Au cœur de ce contexte électrique, où les deux formations auront souffert de bout en bout de la saison, la performance impériale de Morgan Parra (20 points à 8/8 au pied) aura finalement guidé les Jaunards vers le succès le plus capital de la saison. Pourtant, Toulon a longtemps mené mais, miné par l’indiscipline, le RCT aura finalement rompu à cinq minutes du terme sur un essai en force de Naqalevu.

Ce soir-là, Clermont prenait cinq points d’avance sur Toulon et allait définitivement assurer sa qualification deux semaines plus tard. Le RCT ne s’est pas remis de cette défaite et s’est ensuite effondré à Castres après avoir mené 17-0.

Top 14 - Clermont face à Toulon

Top 14 - Clermont face à ToulonIcon Sport

4. Jules Le Bail envoie La Rochelle en demi-finale sur le gong

Fin mai, lessivés d’une finale de Champions Cup plus éreintante que jamais, les Rochelais repartaient sur un autre champ de bataille, celui du Top 14. Après une victoire solide sur Agen (59-0), les Maritimes devaient assurer leur seconde place en prenant le bonus défensif à Clermont, lors de la dernière journée. Car derrière, le Racing finissait sa saison tel un boulet de canon et s’apprêtait à défier une équipe briviste dénuée de ses cadres. Avec un bonus offensif acquis à la mi-temps, le Racing était virtuellement deuxième… jusqu’à la 78e minute. Au stade Marcel-Michelin, La Rochelle bataillait sans pouvoir revenir sur Clermont en deuxième mi-temps. Les Jaunards menaient confortablement 25-17, quand Matthieu Tanguy gratta un ballon inespéré à quarante mètres des perches auvergnates. Pénalité pour les Rochelais, et le moment choisi par Jules Le Bail, impeccable ce soir-là, de ramener les Jaune et Noir à cinq points des locaux.

Avec le bonus défensif en poche, les Maritimes ont confiqué le ballon autant que leur seconde place, privant le Racing d’une demi-finale directe. Un tournant d’autant plus crucial que les Rochelais auront nettement dominé les Ciel et Blanc deux semaines plus tard à Lille…

5. Et si l’UBB avait joué sa dernière pénalité face à Toulouse…

Impressionnant de domination tout au long de la saison, le Stade toulousain partait favori avant son duel en demi face à Bordeaux. Pourtant, c’est bien durant une soirée lilloise que les Rouge et Noir étaient le plus proches de tomber de leur trône. À moins de cinq minutes du terme, les hommes d’Ugo Mola mènent 24-18, avant que Pablo Uberti ne transperce plein champ la défense toulousaine. Finalement stoppé dans les vingt-deux mètres, le centre ne libère pas assez vite le ballon et c’est finalement Cheslin Kolbe qui est pénalisé.

Top 14 - Pablo Uberti (UBB) face à Toulouse

Top 14 - Pablo Uberti (UBB) face à ToulouseIcon Sport

Face aux perches, les Bordelais hésitent longuement entre chercher l’essai ou se rapprocher à trois points des Rouge et Noir. Matthieu Jalibert prend finalement le tee et tape. Bordeaux revient mais joue les deux dernières minutes dans son camp et perd finalement le ballon avant la sirène. Toulouse s’en sort, Bordeaux souffle de frustration.

Par Clément LABONNE

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