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Fofana : "Il faut repasser en mode sacrifice"

Fofana : "Il faut repasser en mode sacrifice"

Le 21/02/2020 à 09:05

TOP 14 - Longtemps blessé, le trois-quarts centre est revenu contre Pau et devrait jouer contre l’UBB son troisième match cette saison seulement. Le jeu de l’ASM, ses retrouvailles avec Rémi Lamerat, sa blessure… L’ancien international a répondu sans détour avant le choc contre le leader bordelais.

Vous avez gagné à Pau mais samedi soir vous affronter le leader. Y a-t-il de l’inquiétude après votre dernier match ?

Un peu car si on joue comme on a joué samedi dernier, avec tout le respect que j’ai pour Pau, cela ne passera pas contre l’UBB. Même chez-nous. Il va falloir élever notre niveau de jeu. Il faut faire mieux face à une équipe de Bordeaux qui vient faire un coup ici. Il faut gagner. Nous avons eu la chance de gagner à Pau et de ne pas lâcher mais il faut prendre le maximum de points tout en améliorant notre façon de jouer, notre défense. Car dans un mois et des poussières il y a une grosse échéance qui arrive (le quart de finale de Champions Cup ndlr). Il faut y penser sans trop se focaliser dessus, mais ces gros matches là préparent à cette échéance et il ne faut pas l’oublier. Cela va nous servir aussi à cela.

Vous revenez dans cette équipe mais comment avez-vous vécu le fait qu’elle soit autant en difficulté dans son jeu ?

Même de l’extérieur on pouvait voir que cette année il y avait quelques manques et il faut rectifier cela. Cela vient de la volonté de chacun et ce ne sont pas des choses forcément difficiles à mettre en place. Mais c’est juste mettre pas mal de volonté et dans ce sport c’est la première chose. Il faut faire l’effort de se bouger et repasser en mode sacrifice pour l’autre. C’est pour ça que l’on est dans cette position cette année. Nous n’avons plus trop le choix.

" Les gens se posent des questions mais si on regarde c’est la même blessure qu’en juillet et août. Cela est long car on a envie de s’exprimer, de faire ce que l’on aime"

En face de vous, vous aurez de sacrés clients au centre avec la paire Lamerat-Radradra. Comment voyez-vous cette opposition ?

Dans le rugby d’aujourd’hui, avoir une bonne défense au milieu du terrain avec une pointe intéressante en attaque, c’est primordial car quand cela brèche cela fait de grosses différences. Radradra fait partie des joueurs les plus dangereux dans ce championnat. Associé à "Mimi" (Rémi Lamerat ndlr) qui fait une superbe saison, cela fait des étincelles à Bordeaux. Nous sommes prévenus mais ce sont des super matches à relever comme challenge et notamment pour moi. Je n’ai pas beaucoup joué cette saison. Revenir de blessure, aller jouer à Pau sur leur terrain et recevoir Bordeaux ce sont deux tests en très peu de temps. Je ne suis pas totalement prêt mais cela arrive rapidement. Ce sont des bons tests pour moi pour la suite de la saison car on monte crescendo.

Test Match - Wesley Fofana et Rémy Lamerat contre la Nouvelle-Zélande

Test Match - Wesley Fofana et Rémy Lamerat contre la Nouvelle-ZélandeIcon Sport

Vous l’appelez "Mimi" ?

Oui c’est mon "Mimi", cela restera mon pote pour la vie et de son côté c’est pareil (sourires). J’ai hâte de le revoir surtout après le match. Mais j’ai envie de le revoir. On se connait par cœur donc sur le terrain cela va être intéressant.

Il est transformé cette saison depuis son retour en terres bordelaises…

J’ai joué avec beaucoup de centres dans ma carrière mais Rémi, quand il est libéré et qu’il est en confiance, il n’est vraiment pas drôle à jouer. Et en ce moment c’est le cas… Il est affuté, il a fini une bonne partie de ses études donc il est focalisé sur sa saison avec l’UBB et il montre qu’il n’est pas juste là-bas pour préparer sa reconversion. Cela lui fait énormément de bien, il revit et je suis très heureux pour lui.

Il amenait une certaine "grinta" dans le jeu. Est-ce que ce n’est pas un ingrédient qui vous manque en ce moment ?

Ce petit côté animal, de foncer sans réfléchir pour faire avancer son équipe, oui sûrement que cela nous manque cette saison. On essaye de réveiller ça mais c’est vrai que ce style de joueur, ce style de mec manque toujours à un club et c’est le cas pour Rémi. J’en connais d’autres mais c’est le cas.

" J’ai joué avec beaucoup de centres dans ma carrière mais Rémi, quand il est libéré et qu’il est en confiance, il n’est vraiment pas drôle à jouer"

Personnellement, vous n’avez joué que deux matches cette saison. Comment vous sentez-vous ?

J’ai eu une blessure au Mondial et ce n’était pas du chiqué comme on a pu le lire. Il a fallu intervenir au niveau chirurgical et cela prend du temps. Quand je suis parti du Japon et que j’ai lu cet article du Figaro cela m’a blessé. On peut me dire que je ne suis pas bon ou autre sur un critère sportif. Je m’en fous, le journaliste fait son métier mais juger l’homme alors que je ne connais pas cette personne, que je l’ai bloqué depuis des années car je n’aime pas sa manière de parler des gens, cela a dû jouer aussi dans cette haine. Il avait envie de faire le buzz.

Aujourd’hui, vous sentez-vous physiquement à 100% ?

Là tout de suite ? Ce serait prétentieux de le dire. On va essayer de revenir petit à petit pour les matches qui arrivent. Je contrôle mieux les choses avec l’expérience et j’essaye d’apporter autrement aux mecs et de travailler très fort pour revenir. Les gens se posent des questions mais si on regarde c’est la même blessure qu’en juillet et août. Ce ne sont pas des blessures qui se répètent, c’est la même. Nous, on sait sur quoi on travaille. Et c’est long de ne pas jouer car on a envie de s’exprimer, de faire ce que l’on aime.

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