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Offrir une victoire au public d’Aimé-Giral, l’ultime défi des Catalans

Offrir une victoire au public d’Aimé-Giral, l’ultime défi des Catalans

Le 21/03/2019 à 16:16

TOP 14 - Alors qu’ils n’ont pas gagné le moindre match à domicile cette saison, les Perpignanais affrontent Grenoble, samedi à Aimé-Giral. Un match où la récente rivalité entre les deux clubs connaîtra un nouveau chapitre. L’occasion, surtout, de voir enfin l’Usap s’imposer sur sa pelouse ?

Voilà une affiche que ne peut laisser insensible un supporteur de l’Usap. Au milieu de leur interminable traversée du désert cette saison, les Catalans doivent parfois nourrir un aigre sentiment de nostalgie en se remémorant les délicieux souvenirs de l’an dernier. Parmi ceux-là, comment passer à côté d’un Usap-Grenoble ? S’ils se sont surtout disputé le titre et la montée en Top 14 au mois de mai dernier, les deux clubs ont construit leur rivalité au cours de la phase régulière, et de deux rencontres remportées par les Sang et Or. Samedi à Aimé-Giral, il ne sera pas question du même championnat, ni du même contexte, ni du même enjeu.

Mais à coup sur, Catalans et Isérois mettent un point d’honneur à parfaire leurs retrouvailles. Alors que le FCG, impuissant depuis le début de l’année, a annoncé vouloir s’imposer en terres roussillonnaises, l’Usap est en quête d’un ultime défi sur cette fin de saison : triompher dans sa cathédrale et offrir à son public l’ivresse oubliée d’une victoire.

0 victoire, 11756 spectateurs par match

Onze mois exactement que les Sang et Or attendent un succès des leurs à domicile. Le dernier succès de l’Usap à la maison remonte au 29 avril 2018 lors de la demi-finale de Pro D2 contre Mont-de-Marsan (28-8). Depuis, les hommes du trio Lanta-Arlettaz-Freshwater restent sur une série à peine croyable de treize défaites consécutives (toutes compétitions confondues) à Aimé-Giral. Malgré ces nombreuses et successives désillusions, la passion du public catalan est, elle, restée intacte. Si quelques sifflets ont parfois accompagné les tours d’honneur des coéquipiers de Tom Écochard, près de 12 000 personnes en moyenne accompagnent les Perpignanais à chaque rencontre.

Là où d’autres clubs auraient vu leur affluence s’écrouler match après match, le public catalan, quoi qu’on en dise, s’impose comme un exemple de fidélité. "On a un public qui est formidable, qui continue à nous suivre malgré les défaites. Ça nous touche. On doit leur rendre la pareille et c’est sur que de gagner serait fabuleux pour les supporteurs", a lancé le pilier Yassine Boutemanni ce matin en conférence de presse.

Pro D2 - Les supporters de l'USAP lors de la finale d'accession contre Grenoble en 2018

Pro D2 - Les supporters de l'USAP lors de la finale d'accession contre Grenoble en 2018Icon Sport

"C’est leur rendre tout ce qu’ils nous apportent depuis le début de la saison. Mais c’est aussi, nous, nous offrir une première victoire à Aimé-Giral et pouvoir partager ce bonheur-là avec tous ces gens qui sont derrière nous malgré les circonstances très compliquées de la saison", est venu surenchérir David Mélé. Une attente que partage également l’entraîneur Patrick Arlettaz : "Amener une victoire à Aimé-Giral, à nos supporteurs, c’est loin d’être le seul défi, loin d’être le dernier, mais ça en est un d’important".

" C’est un gros rendez-vous, et ce n’est pas nous qui l’avons fixé"

S’il désire décrocher enfin ce premier succès à domicile, l’instigateur du jeu catalan a surtout lu et entendu les discours du camp adverse, cette semaine dans les médias. "C’est un gros rendez-vous, et ce n’est pas nous qui l’avons fixé. On ne sera pas pris au dépourvu quand aux intentions de Grenoble, puisqu’ils ont déclaré partout que c’est un gros enjeu pour eux et qu’ils viennent pour faire la guerre, nous tabasser, etc, etc, etc… Vu leurs déclarations, le moins que l’on puisse dire c’est que nous sommes avertis. On leur a bien répété, et ce serait grave si les joueurs ne l’ont pas entendu. On ne comprendrait pas qu’ils ne soient pas au rendez-vous. Si Grenoble joue mieux, ils gagneront. C’est le rugby. Mais si Grenoble en veut plus que nous, là il y aura un problème. Là, il faudra prendre des rendez-vous dans la semaine avec deux, trois mecs quand même. Moi le premier d’ailleurs".

Patrick Arlettaz a planté le décor. David Mélé a lui rajouté une couche, rappelant les précédentes contre-performances de l’Usap face aux équipes mal classées : "Ce sont les rencontres où l’on a pensé pouvoir enclencher une première victoire à Aimé-Giral qui nous ont encore plus mis au fond su seau. Je pense à Pau, à Agen, à Toulon. On a été prévenu trois fois. Si on refait les mêmes erreurs, c’est que l’on est maso. On a lu partout que Grenoble venait ici pour gagner. À nous de leur montrer que ce ne sera pas pour cette fois-ci" conclut l’ancien joueur du FCG. Rendez-vous pris, samedi 18h45 au stade Aimé-Giral.

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