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Capelli : "Si on gagne, ça peut vraiment nous remettre en confiance"

Capelli : "Si on gagne, ça peut vraiment nous remettre en confiance"

Le 20/03/2019 à 10:59

TOP 14 - Sans victoire depuis le 22 décembre, le FC Grenoble, barragiste, se déplace samedi (18h45) à Perpignan pour tenter de mettre fin à sa spirale de défaites et ainsi se relancer dans la course à la douzième place. Pour le deuxième ligne Mickaël Capelli, qui a fêté ses 22 ans lundi, le FCG ne doit pas se mettre trop de pression pour ne pas déjouer chez la lanterne rouge.

Rugbyrama : Face au Racing, Grenoble a concédé sa septième défaite d’affilée en Top 14. A-t-elle été encore plus dure à digérer que les autres ?

Mickaël Capelli : Elle a été relativement compliquée à digérer parce qu’on prend deux essais sur interceptions. Trois des quatre essais qu’ils marquent viennent de nos fautes. On savait que contre des équipes comme ça, chaque fois qu’on leur donne un ballon elles en profitent. Après, on continue d’avancer coûte que coûte. Il nous reste encore sept matchs, la route est longue.

Votre jeu est-il devenu trop lisible pour vos adversaires ?

M.C. : Tout le monde a un peu le même plan de jeu, que ce soit du 1-3-3 ou du 2-4-2. En soi, ce sont toujours les mêmes choses. C’est nous qui avons mal géré ça contre les Racingmen. On avait vraiment prévu le coup sur le match aller qu’ils interceptaient, pressaient très fort. On ne se l’est pas forcément rappelé la semaine dernière. Après, à nous de prendre les choses en main. En voyant que l’on a été intercepté une fois, on aurait peut-être dû resserrer un peu le jeu. On a été trop fautifs. Les semaines d’entraînement, quand on fait tomber dix ballons, le week-end on fait tomber dix ballons aussi. À nous d’être plus concentrés et plus précis. […] Aujourd’hui (mardi, Ndlr), ça s’est très bien passé. J’espère que c’est de bon augure pour ce week-end.

" Il faut qu’on se détende"

Vous êtes désormais à neuf points d’Agen, douzième. Comment jugez-vous la situation ?

M.C. : Ce que je vois, c’est que rien n’est fini. Les Agenais ont aussi sept matchs très compliqués et on les reçoit, ce qui peut être forcément un avantage. Il y a encore des points à aller chercher.

Vous dites-vous que vous êtes dans l’obligation de l’emporter à Perpignan ?

M.C. : Le mot d’ordre, c’est la victoire. Pour ça, il ne faut pas faire n’importe quoi non plus, ne pas se mettre trop de pression. On sait qu’on est bons quand on joue et qu’on prend du plaisir. Il faut qu’on se détende. On est crispés, on fait tomber des ballons et après quand les adversaires prennent le score, on a la tête à l’envers. Il y a une grosse part de mental aussi. Si on se déplace en étant sereins sur ce qu’on sait faire et qu’on impose un peu notre jeu aussi, j’espère qu’on pourra aller chercher des points. C’est ce qu’on compte faire. On sait que ça va être dur. On se rappelle la finale de l’année dernière qui a été très compliquée avec une ambiance très rude et une équipe très agressive. On se prépare à ça aussi.

" Perpignan, Stade français, Toulon, trois matchs décisifs"

Stéphane Glas a dit qu’un bilan sera fait après Toulon le 13 avril pour voir si vous pouvez encore espérer rattraper le SUA ou pas.

M.C. : On va à Perpignan puis on reçoit le Stade français et Toulon. Ça va être trois matchs décisifs pour nous. Il faut espérer aussi que Clermont fasse un gros résultat à Agen samedi et ainsi de suite. Après ces trois matchs là, on va savoir ce qu’on doit faire : si continue de s’accrocher pour aller chercher cette douzième place ou si on doit préparer le match de barrage.

Une victoire contre l’Usap constituerait-elle un déclic ?

M.C. : Je pense que si on gagne, ça peut vraiment nous relancer, nous remettre en confiance. Ça peut nous faire du bien pour après ces deux réceptions.

" Quand on nous a annoncé pour Antonin, les jeunes, on s’est tous effondrés"

Personnellement, comment vous sentez-vous physiquement ?

M.C. : Ça va. Je n’avais pas joué quasiment un an avec ma blessure au dos, puis le genou. Le fait d’enchaîner, forcément, il y a toujours un peu de fatigue mais ça fait du bien à la tête. On est quand même relativement ménagés, on a toujours des créneaux de soins, on voit le "doc". Il y a un suivi pour qu’on ne soit pas en surentraînement. J’avais été un peu ménagé en début de semaine dernière pour une pointe à l’ischio, une sorte de petite contracture. Maintenant ça va bien, je n’ai plus de douleur nulle part.

Vous connaissez bien Antonin Berruyer. On imagine que tout le groupe a été touché par ce qui lui est arrivé, cet AVC, et vous en particulier…

M.C. : Quand on nous l’a annoncé, on était en salle vidéo. Les jeunes du centre de formation, on s’est tous effondrés. C’est fou de se dire que ça peut arriver à un si jeune joueur. C’est le joueur parfait en plus, il ne boit pas, ne sort pas, mange bien, travaille. À ce moment-là, tu te dis que personne ne peut être épargné. Ça nous a tous vraiment fait mal. […] Cette journée-là, on a du coup bosser encore plus dur parce qu’on savait que lui aurait voulu être là, travailler. Sa première question a été : quand est-ce que je vais reprendre ? Nous, on a travaillé aussi dur que l’on pouvait. C’est dommage que cela n’ait pas suffi le week-end dernier […] Des nouvelles que l’on a, il va de mieux en mieux. Je ne l’ai pas encore revu mais j’ai hâte.

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