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Top 14 - Baptiste Serin (Bordeaux-Bègles) : "J'ai des objectifs personnels et collectifs élevés"

Serin : J'ai des objectifs personnels et collectifs élevés"
Par Rugbyrama

Le 23/08/2018 à 16:02Mis à jour Le 23/08/2018 à 16:43

TOP 14 - Le demi de mêlée international de l'UBB se veut positif et conquérant à l'orée d'une année capitale aussi bien pour son club que pour son avenir personnel. Baptiste livre un regard franc et ambitieux sur sa saison passée et celle à venir.

Où en est l'UBB ?

Ça, je vous le dirai après le premier match. C'est compliqué. Parce qu'il y a de nouveaux joueurs comme chaque début de saison. Cela fait plusieurs semaines que l'on répète à peu près les mêmes schémas. On a fait deux matchs amicaux qui nous ont aidés pour trouver nos repères. Après, la vérité, ce sera samedi, car ce sera le premier match. Je trouve qu'il y a beaucoup d'implications à l'entraînement. Il y a des repères qui sont en train de se créer, des automatismes qui sont en train de se trouver.C'est plutôt positif en ce début de saison.

Y a-t-il de la frustration à évacuer par rapport à la saison dernière ?

Non. Parce que là, c'est un nouveau départ. Je pense que ceux qui étaient là et les nouveaux sont dans le même état d'esprit. On était frustrés quand il restait 5 matchs de championnats sur les deux derniers mois où là, on savait que l'on avait rien à jouer. Là, c'était de la frustration. L'année dernière a été évacuée. Maintenant, c'est un nouveau départ et tout le monde a envie de se donner à fond pour réaliser nos objectifs. Et quels sont nos objectifs (rires) ? Rentrer dans les 6 et je n'ai pas envie d'en rester là parce qu'avec tous les moyens qui ont été mis en place ; le président a quand même fait beaucoup d'effort sur le recrutement sur un nouveau centre d'entraînement, sur un nouveau staff qui a été mis en place ; les joueurs sont prêts à tout donner pour rentrer dans les 6 et jouer plus haut. On y pense On a des demi-finales à Bordeaux. Il faut que l'on ne se cache devant personne. On a fait deux saisons très moyennes. Donc maintenant à nous d'afficher ce que l'on veut aussi.

Avec le recrutement, ce qui a été mis en place, l'UBB a-t-elle changé de dimension ?

C'est un peu tôt pour en parler, mais j'espère. J'espère que ça va changer, que l'on va avoir une UBB un peu plus démonstrative, un peu plus sûr d'elle et qui va faire un peu plus peur. Parce que je pense que l'on n'était pas craint du tout. J'espère que mentalement, on va passer un cap et que l'on va se faire respecter.

Qu'est-ce que vous avez préparé durant la préparation ?

Vous voulez que je dévoile nos plans de jeu ou quoi ? On va être plus concentré sur ce que l'on a à faire, se recentrer sur notre jeu, être beaucoup plus précis sur ce que l'on propose, dans les timings, les passes, dans ce que les avants et nous les arrières proposent. Je trouve que l'on a vraiment insisté sur notre fond de commerce, j'entends par là, notre circulation des joueurs, nos cellules, notre jeu après le 9, le 10, mettre la pression sur l'adversaire, sur nos sorties terrain. On s'est beaucoup plus basé sur nous et je trouve que c'est pas plus mal parce que l'on a toujours été dans l'analyse des adversaires. Certes, il en faut. Mais c'est nous qui allons devoir chercher ce dont on a envie.

" Je me donnerai tous les moyens pour faire la Coupe du Monde"

On parlait de frustration collective, en as-tu à titre personnel ?

Oui, c'est sûr, j'en ai eu. Elle a commencé à partir après le tournoi où Rory m'avait indiqué que j'allais un peu plus enchaîné sur la fin de saison. J'avais switché un peu mentalement, à ce moment-là. C'est sûr, j'ai eu une saison un peu compliquée avec la préparation un peu en décalée, le fait de ne pas enchaîner les matchs et de ne pas enchaîner les performances du coup. Je me dis maintenant, cette saison elle a été comme ça, il faut que le l'accepte J'avais fait plutôt deux saisons bonnes en enchaînant les matchs, 35 par saison. Peut-être que mon corps m'a fait payer aussi cela. Il y a la concurrence aussi. J'ai vraiment switché par rapport à ça et je me concentre sur la saison à venir. Je suis arrivé bien physiquement en faisant des efforts pendant ma période estivale. Ce que faisais avant, mais là, j'ai vraiment mis l'accent en prenant un coach sportif individuel. J'essaie de me donner toutes les chances pour faire une belle saison avec le club, car j'ai des objectifs personnels et des objectifs élevés collectivement.

Le fait d'avoir pu suivre une préparation avec tes coéquipiers y contribue-t-il ?

Oui. Mentalement, je suis prêt. Ce qui n'était pas le cas la saison précédente. J'entamais la saison en me posant des questions sur mon état physique. On ruminait, on se disait « on n'est pas prêt. Bon, allez, on se lance dans le bain ». Jacques (NDLR Brunel) nous fait confiance. On rentre contre Castres avec tous les Internationaux. On se fait archi-dominés alors qu'on menait quand on est rentré. Ça, on l'a mal vécu. Résultat, on enchaîne contre le Stade Français où on fait un match pas top, tiré par les cheveux, même si on gagne. Ça rumine dans la tête et ce n'est pas bon. Après, il y a eu aussi la période de l'équipe de France qui m'a fait mal parce que je n'ai pas enchaîné. Cela a été une période un peu compliqué pour moi, psychologiquement et puis physiquement. J'ai commencé à me retrouver un peu sur la fin de saison. Sur la tournée d'été, j'étais plutôt bien physiquement même si cela été plus compliqué pour tout le monde. Je n'ai pas perdu la confiance. Loin de là. Je ne suis pas quelqu'un qui l'a perd comme ça. Je bosse aussi avec mon préparateur mental. Mais je suis déjà projeté sur ce qui va arriver.

La saison qui va commencer va peser lourd pour le club, mais aussi pour l'équipe de France ?

Forcément, j'y pense. C'est pour cela que je m'y suis préparé. On verra de quoi sera fait l'avenir, mais je me donnerai tous les moyens pour faire la Coupe du Monde. Déjà pour faire la tournée de novembre et le tournoi et après la Coupe du Monde. J'ai perdu la place qui était la mienne, il y a 1 an maintenant. Je suis compétiteur donc je compte bien la retrouver. Je pense être dans les papiers, mais il y a du monde. Je pense être dans les 5 postulants « 9 » à pouvoir faire quelque chose en équipe de France. Après, tout le monde a des qualités différentes. Il y a de supers joueurs. Donc, à moi de tirer mon épingle du jeu. Point barre.

Par Jean-Yves Saint-Céran.

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