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No scrum, no Top 14

No scrum, no Top 14

Le 12/05/2018 à 10:02Mis à jour Le 12/05/2018 à 10:09

Emportés face à Perpignan, les Grenoblois doivent se remobiliser rapidement dans un secteur que les Oyonnaxiens chercheront nécessairement à cibler.

Les vidéos ont tourné en boucle un peu partout cette semaine, et forcément touché l’orgueil de tous les Grenoblois. On veut bien évidemment parler de cette mêlée culbutée, renversée, destronchée, comme vous voudrez, dont la débâcle a précipité la chute du FCG en finale à Ernest-Wallon, alors que celui-ci semblait par ailleurs en mesure de tenir la dragée haute aux Catalans. Alors certes, le positionnement en travers du gaucher catalan Enzo Forletta demeure sujet à caution et certes, les Isérois n’ont pas vraiment pu défendre leurs chances à armes égales, plombés depuis le début de la saison par les blessures en première ligne.

Enzo Forletta - Perpignan

Enzo Forletta - PerpignanIcon Sport

Reste que le FCG a subi une véritable bérézina, que Dewald Senekal avait le courage d’assumer "Ce secteur a été notre talon d’Achille toute la saison, pointait l’entraîneur des avants du FCG. Si je fais ce constat, c’est que j’en suis le premier responsable. C’est mon paquet d’avants, ce sont mes joueurs. Au sujet de la finale, la vérité, c’est d’abord que l’Usap a une très bonne mêlée, puisqu’elle a également construit son succès contre Mont-de-Marsan dans ce secteur. C’est un groupe qui travaille ensemble depuis plusieurs saisons, qui a pu compter sur les mêmes joueurs toute la saison. Mais en ce qui nous concerne, je suis persuadé que si nous avons lâché, c’était moins techniquement que mentalement".

Dewald Senekal (coach des avants de Grenoble) - 2017

Dewald Senekal (coach des avants de Grenoble) - 2017Icon Sport

Buononato : "Pas de conclusions"

Une évidence, si l’on veut considérer les mines résignées des joueurs isérois au retour des vestiaires, alors que le score n’était de 13-14. Et forcément une piste pour les Oyonnaxiens, qui savent désormais sur quel secteur appuyer pour prendre un ascendant mental sur leurs adversaires, quand bien même leur manager Adrien Buononato souhaitait relativiser. "Il ne faut pas en tirer ce conclusions hâtives de leur match contre Perpignan. On sait aussi que d’un match à l’autre tout peut changer. Par exemple, on a été très performant contre Montpellier et Toulon, et on s’est fait retourner contre le Stade français... Chaque fois qu’une équipe est châtiée, le week-end d’après ça ne se reproduit pas car ça touche la fierté. Je ne peux pas croire que des joueurs qui se sont fait marcher dessus en finale de Pro D2 se laissent marcher dessus une deuxième fois pour un match d’accession en Top 14. D’autant que Grenoble va certainement procéder à des modifications dans sa composition".

Adrien Buononato (Oyonnax)

Adrien Buononato (Oyonnax)Icon Sport

Capelli, seul changement

En réalité ? Le FCG n’en a procédé qu’à un seul, en titularisant Mickaël Capelli en deuxième ligne pour densifier l’axe droit, au détriment du remuant Nkinsi. Mais en première ligne, c’est en faveur du statu quo que Dewald Senekal a tranché, misant sur la réaction d’orgueil de ses hommes. "Cette semaine, on n’a pas énormément travaillé, mais on a beaucoup parlé, glissait le Sud-Africain. Lorsque nous avons effectué des séances d’entraînement en opposition avec le Lou, nous avons pu voir que nous n’avions rien à envier à une très bonne mêlée de Top 14. Nos joueurs sont capables de le faire et ils ne subiront pas deux week-ends d’affilée… J’ai toute confiance en mes joueurs, notamment en Ali Oz, un jeune pour qui j’ai énormément de respect. Il n’a que 22 ans, et réalise déjà des choses que des trentenaires ne font pas forcément… Je n’ai aucun doute sur le fait de le refaire démarrer ce week-end. Ça fait partie de son apprentissage comme pilier droit. C’est aussi pour cela que je refais confiance à Étienne Fourcade ou Sona Taumalolo".

Des choix également absents en première ligne ? Peut-être en partie. Reste que Senekal avait aussi la possibilité de relancer Dayna Edwards, considéré comme une valeur sûre en mêlée fermée, et ne l’a pas fait, persuadé que la tenue de mêlée seule ne suffira pas à faire tomber l’USAO. C’est donc bien à un choix fort que l’entraîneur des avants grenoblois a procédé. En espérant que ses joueurs lui rendent la monnaie de sa confiance...

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