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Azam : "Que les joueurs ne soient pas capables de se tenir, c’est décevant"

Azam : "Que les joueurs ne soient pas capables de se tenir, c’est décevant"

Le 15/02/2018 à 15:14Mis à jour Le 15/02/2018 à 15:19

Alors que Sekou Macalou et Jonathan Danty font partie des joueurs sanctionnés par Jacques Brunel après la virée à Edimbourg, Olivier Azam, l’entraîneur des avants du Stade Français Paris, a approuvé le choix du sélectionneur.

Rugbyrama : Olivier, quel regard portez-vous sur la sanction de Jacques Brunel concernant les joueurs du XV de France ? Sekou Macalou et Jonathan Danty joueront-ils contre le RC Toulon ?

Olivier Azam : C’est malheureux de voir le rugby s’exposer encore à des critiques. Il y a beaucoup de choses qui se passent en dehors et sur le terrain en ce moment, on n’avait pas besoin de ça. Que les joueurs, après une défaite, ne soient pas capables de se tenir, c’est décevant. Sur nos deux joueurs, Robert Mohr les a reçus. Il y a eu une explication. On n’a pas jugé qu’il fallait en plus une sanction sportive par rapport à ce qu’ils avaient pu faire après le match contre l’Ecosse. Ils sont à notre disposition.

Sekou Macalou face au Racing 92.

Sekou Macalou face au Racing 92.Icon Sport

Sekou Macalou et Jonathan Danty pourront jouer contre le RC Toulon

Vous avez l’impression que les troisièmes mi-temps d’il y a vingt ans ne sont plus possible aujourd’hui ?

O.A : Il y a des choses qu’on ne peut pas faire tout court. C’est la vie. Qu’on soit rugbyman ou n’importe qui, on n’a pas le droit faire n’importe quoi. Il faut un peu de respect pour les gens, pour les institutions, pour tout. Ce n’est pas une question de troisième mi-temps. Aujourd’hui, tout se sait beaucoup plut vite avec les réseaux sociaux. Avant, les choses se savaient quand même, il y avait des sanctions. Le professionnalisme, c’est être professionnel tout le temps. Ce n’est pas parce qu’on est rugbyman, qu’on peut faire ce qu’on veut. Je suis d’accord avec Jacques Brunel qui les a sanctionnés. Je trouve que c’est bien. Eddie Jones l’a fait avec l’équipe d’Angleterre quand il est arrivé. J’espère que dans quatre, cinq ans on aura les résultats de l’Angleterre.

" Ce n’est pas parce qu’on est rugbyman, qu’on peut faire ce qu’on veut."

En tant qu’entraîneur de club, vous sentez-vous responsable ?

O.A : Les joueurs doivent prendre leur responsabilité. Faut assumer ses actes. Après, nous les clubs, il faut donner les armes, notamment aux plus jeunes, pour ne pas se retrouver dans ce genre de situation et ne pas avoir des carrières entachées. Dans certains cas, ça peut poser beaucoup de problèmes. C’est important pour nous aussi. Au rugby, actuellement, il faut qu’on soit plus blanc que blanc. L’image du rugby en prend un coup trop souvent.

Vincent PERE-LAHAILLE

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