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24e journée Top 14, Toulouse - Jean-Baptiste Elissalde: "Ne pas se laisser gagner par la sinistrose"

Elissalde: "Ne pas se laisser gagner par la sinistrose"

Le 10/04/2014 à 17:23Mis à jour Le 10/04/2014 à 18:10

Toulouse doit surmonter l'immense claque infligée par le Munster (47-23) en H Cup avant de recevoir Brive samedi, lors de la 23e journée du Top 14, prévient l'entraîneur des trois-quarts Jean-Baptiste Elissalde. Entre la légitime déception et le besoin d'assurer une place de barragiste aujourd'hui nullement acquise, le Stade doit, selon lui, veiller à "ne pas se laisser gagner par la sinistrose".

Quelles sont vos impressions sur Brive ?

Jean-Baptiste ELISSALDE: Brive a des caractéristiques qui se rapprochent de celles qui nous ont été opposées la semaine dernière (au Munster). Je pense que Brive construit ses performances sur une organisation et sur une force collective devant indéniables. Brive a une défense agressive et exploite bien les ballons. Et a le meilleur marqueur du championnat (Gaétan Germain). Vu la trajectoire qu'ils ont prise ces deux dernières semaines, en décidant de récompenser les jeunes joueurs qui avaient soi-disant joué la Coupe d'Europe avant, ils se sont refait la cerise pour avoir peut-être la chance d'être dans les six. A notre place.

Toulouse n'a pas encore assuré sa place en phase finale. Pensez-vous avoir besoin de gagner lors des trois derniers matches pour vous qualifier ?

J.-B.E.: Pensons à celui-là (...). Les mecs (Brivistes, ndlr) n'ont pensé qu'à ça pendant quinze jours puisqu'ils ont fait l'impasse en Espoirs (...). Ce sont des signes forts pour dire que ça va cogner fort ce week-end. Il va falloir une bonne paire de +machins+ pour rentrer sur ce terrain.

Et vous ne disposez plus de marge de manoeuvre...

J.-B.E.: Non, mais au moins les choses sont claires. Il n'y a plus rien à prévoir. Se projeter dans trois semaines pour savoir qui sera qualifié ? Je ne vois pas qui peut se sentir à l'abri. On a la chance de maîtriser notre destin. A nous de la saisir dès ce week-end et de ne pas se laisser gagner par la sinistrose ambiante. Il y a deux choses, soit on entend les critiques et ça nous sublime, soit ça nous vexe, on se renferme et on rentre dans un esprit guerrier, de rancoeur, mais on ne le fait pas pour nous, mais pour se justifier. Soit on est vraiment des sportifs: on est tombé du cheval et on remonte. Ça a été le cas beaucoup cette saison. Il faudra un peu des deux. (...) On doit prendre ces trois matches comme des phases finales. Avec de l'allant, avec de l'envie, avec le sourire parce qu'on s'est donné pour le mec d'à côté.

" C'est trop simple pour l'adversaire de nous marquer des points. Il faut resserrer les boulons."

Votre défense a souvent péché ces dernières semaines...

J.-B.E.: On s'est tellement mobilisé pour essayer de jouer, de pousser les joueurs à oser, à se laisser porter par le jeu sans pression, qu'ils ont peut-être oublié les fondamentaux. C'est trop simple pour l'adversaire de nous marquer des points. Il faut resserrer les boulons (...). On est énormément dans la réaction cette année. A l'image de nos débuts de match ou de mi-temps, on ne maîtrise pas grand-chose.

Est-ce une remise en question plus large ?

J.-B.E.: J'aimerais qu'on soit dans la continuité. On travaille un domaine, on sent qu'il est acquis et on passe à autre chose. Ce qui me manque aujourd'hui, c'est la maîtrise collective. Où on va, comment on y va et avec qui. Comment mon discours a été interprété à la mi-temps ? Avant le match ? Est-ce que se lâcher, ça veut dire jouer tous les ballons à la main. Non, certainement pas (...). La remise en question, elle est là: quel discours on a en face de nos joueurs et comment ils l'intègrent et le digèrent.

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