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22e journée Top 14, derby - BOPB-Aviron bayonnais (8-11): Bayonne envoie quasiment Biarritz en enfer

Bayonne envoie quasiment Biarritz en enfer

Le 02/03/2014 à 16:51Mis à jour Le 02/03/2014 à 17:32

A Aguilera, Bayonne a décroché un succès crucial pour son maintien dans un derby peu spectaculaire. Le BOPB se rapproche un peu plus du Pro D2 (8-11).

C'était écrit. Le dénouement de ce derby basque ne pouvait en être autrement. Comme pour rendre l'histoire encore peu plus dramatique, Mathieu Ugalde inscrivait le drop victorieux à la toute dernière seconde. Un coup de pied lourd de conséquences pour les deux équipes. Les Bayonnais font coup double, puisqu'en plus de venir s'imposer à Aguilera (8-11), ils comptent désormais huit points d'avance sur Oyonnax, premier relégable. Le Biarritz olympique, lui, laisse certainement passer sa dernière chance d'accrocher le maintien. Vingt points de retard à cinq matchs de la fin du championnat, la messe semble dite.

La tension qui se lisait sur les visages au coup d'envoi, ne quittait jamais vraiment les joueurs tout au long de la partie. Avec le maintien comme enjeu de ce derby, peut-être le dernier avant plusieurs années en Top 14, personne ne souhaitait se découvrir. Et à ce petit jeu, l'Aviron, avec l'aide du vent en première période, se montrait plus doué que son adversaire. Les Bayonnais menaient logiquement au score à la pause, grâce à Stephen Brett (0-3, 4ème) mais surtout à l'inusable Rokocoko, auteur d'un essai opportuniste (0-8, 16e).

Ugalde, l'homme providentiel

Comme par enchantement, il fallait l'entrée des vieux briscards pour réveiller un BO complètement endormi et tétanisé. Les rentrées conjuguées d'Imanol Harinordoquy et Dimitri Yachivili, changeaient littéralement la physionomie du match. En six minutes, les Biarrots renversaient la vapeur et revenaient à hauteur. D'abord grâce grâce à une réalisation de Burotu (5-8, 54e), ensuite grâce à la botte de son buteur (8-8, 60e).

Le chronomètre commençait alors à filer dangereusement, emmenant les deux équipes vers une fin cruelle et attendue. Personne ne voulait d'un match nul. Un partage qui n'aurait vraisemblablement arrangé personne. Même si Biarritz avait eu l'occasion de tirer en premier, c'est bien l'Aviron qui décrochait la victoire juste avant la sirène. Et creusait presque définitivement la tombe de son meilleur ennemi. 

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