AFP

La carrière de Kaino en cinq dates

La carrière de Kaino en cinq dates
Par Rugbyrama

Le 24/06/2021 à 18:21Mis à jour

TOP 14 - Ce vendredi soir, le légendaire troisième ligne All Black, Jérôme Kaino, dispute le dernier match de son immense carrière. À 38 ans, il a l'occasion de finir sur une très belle note, en redevenant champion de France avec le Stade toulousain. Retour sur les cinq dates marquantes de sa carrière.

Meilleur jeune joueur du monde à 20 ans

28 novembre 2004

En 2004, Jérôme Kaino marque les esprits avec les baby Blacks. La Nouvelle-Zélande devient championne du Monde des moins de 21 ans pour la deuxième année de suite, et le troisième ligne est élu meilleur joueur de la compétition. Suite à cela, il est en concurrence avec un certain Luke McAlister pour être désigné meilleur joueur du monde de moins de 21 ans. Finalement, ce sera bien Kaino qui sera élu et vu comme le grand espoir du rugby néo-zélandais.

Première avec les Blacks

4 décembre 2004

"C'est le rêve de tous les enfants en Nouvelle-Zélande de pouvoir jouer pour les All Blacks. Enfiler ce maillot, c'est réaliser un rêve", racontait Kaino sur notre site. Le natif de Tutuila (Samoa) n'a pas attendu très longtemps avant de faire son premier match en noir. En 2004, il participe à une rencontre face aux Barbarians, dans laquelle il marque d'ailleurs un essai marquant : "Il y a à la fois l'émotion de mes débuts internationaux et celle d'inscrire un essai pour l'occasion. J'ai hérité du ballon sur l'aile, près de la ligne des 40 mètres, et j'ai réussi à éliminer l'arrière adverse pour aller marquer." Kaino devra attendre le départ de Jerry Collins pour s'imposer au poste en sélection.

Jerome Kaino sous le maillot des All Blacks

Jerome Kaino sous le maillot des All BlacksIcon Sport

Champion du Monde 2011 en Nouvelle-Zélande

23 octobre 2011

Devenir champion du monde est toujours un moment magnifique pour un joueur. Mais quand, en plus, le sacre a lieu dans son pays, l'émotion est décuplée. C'est ce qu'a vécu Jérôme Kaino en 2011. Victorieux de la France en finale (8-7), les Blacks retrouvaient le trophée Webb Ellis. Et le troisième ligne est loin d'être étranger à cela. Joueur le plus utilisé du mondial, il avait été désigné meilleur joueur néo-zélandais de l'année 2011, à l'issue de la compétition. "C'était un sentiment incroyable de pouvoir être sacré sous le maillot des All Blacks devant ma famille, à la maison, dans mon jardin d'Eden Park", racontait Kaino lorsqu'il lui était demandé d'évoquer son titre le plus marquant.

Vainqueur de la Coupe d’Europe

22 mai 2021

Légende en sélection, Kaino a aussi brillé en club, et gagné avec Toulouse. Lors d'une saison particulière, marquée par la crise covid, le désormais expérimenté troisième ligne a guidé les siens vers le titre continental. Le seul qui lui manquait dans son impressionnante carrière. Se montrant particulièrement important lors des gros matchs, à fortes tensions, Kaino a rassuré tout le monde. Impeccable, il est sorti du terrain comme un héros, avec le sentiment du devoir accompli. "Je savais que c’était ma dernière chance de remporter la Coupe d’Europe et je suis très fier de l’équipe, du club, de notre préparation, de la façon dont on gère cette saison", avait-il lancé après le match.

CHAMPIONS CUP - Jérôme Kaino (Stade toulousain) sort du terrain lors de la finale de Champions Cup, face à La Rochelle.

CHAMPIONS CUP - Jérôme Kaino (Stade toulousain) sort du terrain lors de la finale de Champions Cup, face à La Rochelle.Icon Sport

Une dernière danse pour un titre

25 juin 2021

L'immense carrière de Jérôme Kaino s'achève donc ce vendredi soir, en finale de Top 14. Face à La Rochelle, le troisième ligne devient finalement un deuxième, à cause des absences côté toulousain. Mais qu'importe, l'expérience et la science du rugby du All Black lui permet de parfaitement assumer ce rôle. Déjà sacré en 2019, Kaino veut s'offrir un deuxième bouclier, pour terminer en beauté, et pouvoir dire sereinement adieu à sa carrière professionnelle. Vendredi, il s'agira de la dernière danse d'une véritable légende.

Par Yanis GUILLOU

Contenus sponsorisés