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Test Match - Les Bleus vont-ils exploser à l’heure de jeu ?

Les Bleus vont-ils exploser à l’heure de jeu ?

Le 05/11/2018 à 16:07Mis à jour Le 05/11/2018 à 16:19

TEST MATCH - Pour son premier test de novembre (samedi, 21h05), le XV de France retrouvera l’Afrique du Sud, tombeur des All Blacks durant le dernier Rugby Championship. Pour la plupart des joueurs tricolores, la principale interrogation est de savoir s’ils tiendront le rythme des Springboks dans les 20 dernières minutes de jeu.

On l’oublierait presque mais le XV de France n’a plus battu l’Afrique du Sud depuis le 13 novembre 2009 (20-13). Seul survivant de cette victoire épique au Stadium de Toulouse, le numéro 8 de Montpellier Louis Picamoles (32 ans, 69 sélections) avait brillé aux côtés des Nallet, Servat et Heymans pour assommer les Boks de Botha et Matfield. Ces images semblent aujourd’hui surannées. Lors des six dernières rencontres entre les deux équipes, les Bleus se sont toujours inclinés dont deux fois à domicile (17-18 en 2017 et 10-19 en 2013). Et la dernière tournée estivale en Afrique du Sud (2017) avait largement humilié la formation de Guy Novès avec 109 points encaissés en trois tests (35-12, 37-15, 37-14).

" Ce sera notre baromètre pour savoir si on est en perpétuelle évolution ou si on stagne un petit peu "
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Samedi au Stade de France (21h05), les coéquipiers de Guilhem Guirado (32 ans, 60 sélections) retrouveront une formation sud-af’ transformée depuis la dernière Coupe du monde. "Il faut vraiment avoir conscience que ce premier match contre l’Afrique du Sud est un gros rendez-vous, nous confiait dernièrement le capitaine du XV de France. C’est un match charnière pour ce groupe. On sait qu’ils seront présents. Il reste à savoir si on pourra jouer la partition au même moment. C’est mon seul objectif. Ce sera notre baromètre pour savoir si on est en perpétuelle évolution ou si on stagne un petit peu et qu’on doit systématiquement se remettre en question."

Guilhem Guirado (France)

Guilhem Guirado (France)Icon Sport

La remise en question sud-africaine, elle, a bien eu lieu depuis ce 19 septembre 2015 et une sombre défaite contre le Japon en phase de poules de la Coupe du monde (32-34) ou bien encore après un revers embarrassant en Italie le 19 novembre 2016 (20-18). Les Boks ne font plus rire et recommencent même à faire trembler depuis leur succès à Wellington en septembre dernier face aux All Blacks (34-36).

La formation du sélectionneur Johan Erasmus a retrouvé son ADN de combattante, à l’image du pénible deuxième-ligne RG Snyman (23 ans, 2,07m, 113kg), tout en s’appuyant sur le jeu de mouvement de la province des Lions. Un cocktail souvent redoutable. Malgré la défaite samedi à Twickenham face à l’Angleterre (12-11), les coéquipiers de Malcolm Marx ont confirmé ce retour au premier plan.

" Quand on voit comment nos adversaires arrivent à marquer alors que nous, on est au maximum… on a l’impression qu’ils ont un regain d’énergie dans les 20 dernières minutes. "

Auteur d’un finish surpuissant dans le Temple du Rugby, les Sud-Africains ont cette faculté propre aux grandes équipes de pouvoir accélérer à l’heure de jeu quand beaucoup de nations, dont la France, ont du mal à suivre. "Les nations de l’hémisphère Sud arrivent à aller chercher des intensités assez rares, rappelle Guilhem Guirado. Nous-même, on n’y arrive pas, que ce soit en TOP 14 ou même en Coupe d’Europe. C’est le mystère de savoir si on sera capable d’accélérer physiquement quand on le souhaite…"

Ce premier test ressemble donc à tout sauf à un apéritif entre potes. "C’est plutôt un très gros plat qui nous attend, sourit le troisième-ligne Wenceslas Lauret (29 ans, 17 sélections). Il faut qu’on arrive à tenir tout un match. Sur la dernière tournée, on a vu qu’on sombrait en seconde période. Quand on voit comment nos adversaires arrivent à marquer alors que nous, on est au maximum… on a l’impression qu’ils ont un regain d’énergie dans les 20 dernières minutes. On doit être capable de le faire. Il faut jouer ces matches à haute intensité en étant à 100% pendant 80 minutes." Au risque de se faire châtier.

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