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France - Afrique du Sud : Même face à des Boks fébriles, les Bleus n'y arrivent toujours pas

Même face à des Boks fébriles, les Bleus n'y arrivent toujours pas

Le 18/11/2017 à 22:55Mis à jour Le 18/11/2017 à 23:48

TEST-MATCH - L'équipe de France est revenue sur les talons des Springboks... mais n'a pas réussi à les renverser, ce samedi au Stade de France. Les Bleus s'inclinent 17-18 face à des Sud-Africains à peine plus en verve. Ils ont perdu leurs trois premiers matches de la tournée d'automne. Ils affronteront le Japon, samedi prochain à la U Arena, pour éviter de signer un terrible zéro pointé.

Si près, si loin. Le XV de France s’est une nouvelle fois incliné ce samedi face aux Springboks (17-18) au terme d’une rencontre particulièrement pauvre sur le plan technique. Un petit point d’écart, mais encore beaucoup de questions pour les Bleus.

Incroyablement maladroits (18 turnovers concédés), Guilhem Guirado et ses partenaires sont une nouvelle fois apparus sans solution face à des Sud-Africains pourtant bien ternes et encore en proie au doute suite aux lourds revers subis dernièrement. Cette défaite est la cinquième de rang des Bleus, la sixième si l’on inclut la rencontre non-officielle de mardi face aux réservistes All Blacks. Inquiétant.

Préoccupant même, car ce sont des maux récurrents qui freinent cette équipe de France. Manque d’inspiration, imprécisions, lenteur des libérations… Et même moments d’égarement, comme celui qui a permis à Jesse Kriel de s’infiltrer seul dans les 22 mètres tricolores (57e), obligeant Baptise Serin à la faute pour empêcher l’essai de Malcolm Marx. Résultat : carton jaune pour le demi de mêlée tout juste entré, et surtout un sacré coup derrière la tête pour les Bleus qui avaient repris l’ascendant et même l’avantage au score depuis quelques minutes. Assurément, le tournant du match. Car dans la foulée, l’essai du même Jesse Kriel (10-18, 63e) offrait un avantage qui allait s’avérer décisif pour les Springboks.

Kevin Gourdon (France), face à l'Afrique du Sud - 18 novembre 2017

Kevin Gourdon (France), face à l'Afrique du Sud - 18 novembre 2017Getty Images

Baptiste Serin s’est bien racheté en fin de partie pour offrir un dernier espoir aux siens (17-18, 78e), mais le mal était déjà fait. Certes, les Français se sont montrés plus tranchants que leurs adversaires en phase offensive (27 défenseurs battus contre 21, 543 mètres parcourus ballon en main contre 397), mais leur incapacité à enchaîner de longues phases de jeu a considérablement réduit leurs chances de bousculer ces Sud-Africains très fébriles malgré leur essai précoce (Dyllin Leyds, 7e).

Manque de constance

C’est finalement dans les phases de jeu désorganisées que les hommes de Guy Novès ont semblé le plus à même de faire la différence. A l’image du premier essai d’Anthony Belleau, né d’un rebond heureux sous une chandelle que Guilhem Guirado et Teddy Thomas ont su exploiter pour envoyer leur ouvreur derrière la ligne (27e). Trop peu face à ces Boks certes décevants et tout aussi maladroits, mais qui ont pu compter sur leurs tauliers, l’intenable talonneur Malcolm Marx et l’attelage Etzebeth-De Jaeger en tête, qui ont parfaitement su "pourrir" les libérations lorsque leur équipe était en difficulté et sonner la charge lorsqu’il s’agissait de repartir de l’avant.

Anthony Belleau, félicité par Antoine Dupont, après son essai

Anthony Belleau, félicité par Antoine Dupont, après son essaiGetty Images

La jeune charnière était aussi attendue et elle a confirmé les motifs d’espoir placés en elle. Si Antoine Dupont, très en vue samedi dernier, a été beaucoup plus discret car gêné par la présence sud-africaine autour des rucks, Anthony Belleau a profité de sa deuxième sortie en bleu pour se révéler à son tour. Grâce à son essai certes, mais aussi à une meilleure gestion du jeu et à quelques prises d’initiative intéressantes.

A l’image de ces performances individuelles, les Bleus ont toutefois manqué de constance globale ce samedi. D’autant plus préjudiciable dans une rencontre disputée malgré tout à très haute intensité, comme en témoignent les blessures successives de Paul Gabrillagues, sorti très tôt, ou de Kévin Gourdon et d’Eden Etzebeth. Dernière chance pour cette équipe de France en plein doute de stopper la spirale infernale dans laquelle elle est entraînée : samedi prochain, à la U Arena, face au Japon.

Antoine Dupont (France), face à l'Afrique du Sud - 18 novembre 2017

Antoine Dupont (France), face à l'Afrique du Sud - 18 novembre 2017Getty Images

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