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Après la tournée du XV de France, Guy Novès : "Un mois pauvre en rugby"

Novès : "Un mois pauvre en rugby"
Par Rugbyrama

Le 26/11/2017 à 00:29Mis à jour Le 26/11/2017 à 00:43

Inquiet, le sélectionneur du XV de France Guy Novès a concédé, après le match nul face au Japon (23-23), la pauvreté du jeu de son équipe. Sans solution, pour l'instant.

Comment expliquez-vous une telle désillusion ?

G.N. : Il y a une véritable perte de confiance qui a une influence sur notre jeu. Elle se traduit par un match haché, sa0ccadé. Des fautes malheureusement habituelles ces derniers temps dans notre équipe. Le rythme global de notre jeu est insuffisant. La globalité, c'est ça. C'est plus qu'insuffisant.

En quoi les Japonais vous ont-ils surpris ?

G.N. : Sincèrement, en rien. Nous étions avertis. Aujourd'hui, toutes les équipes s'épient. Le Japon est une équipe qui a énormément progressé et on savait qu'ils jouent très vite. Mais mon chantier, ce n'est pas l'équipe du Japon. Ce jeu qu'ils font, ce jeu depuis leurs 22 mètres, c'est celui qu'on faisait il y a peu de temps. Et qu'on ne fait plus. Parce que, je le crois, il y a une perte de confiance momentanée. C'est mon chantier principal et la seule chose qui me préoccupe.

Ce match nul, le vivez-vous comme une défaite ?

G.N. : Oui, bien sûr. On est entré sur le terrain pour gagner le match. Mais au-delà du match nul, ou de la défaite d'un point la semaine dernière face à l'Afrique du sud, c'est cette pauvreté du contenu qui me tracasse. Ces mêmes joueurs, il y a quelques mois, proposaient autre chose. Ils ne le font plus aujourd'hui. Ça, c'est inquiétant.

Comment pensez-vous évacuer ce manque de confiance ?

G.N. : Dans un premier temps, ça va être compliqué. Les joueurs vont repartir dans leurs clubs dès demain. D'un autre côté, ça va nous permettre de revoir la copie. Il faut arrêter d'écouter tout ce qui se dit, croire en notre rugby et en notre potentiel. Aujourd'hui, on ne l'exprime que par à coups. C'est évidemment très insuffisant.

Vous ne cachez pas être attaché au ressenti du public. Ce soir, votre équipe a été sifflée et moquée...

G.N. : Je suis attaché à cela, oui. Quand le public repart satisfait du stade, je suis heureux. Vous comprendrez donc que cette réaction me touche d'autant plus. Le public a vu un match de haut niveau du côté japonais et un match pauvre de notre part. Leur réaction, j'y suis sensible. Mais je la trouve normale, de part la pauvreté de notre match.

Quel bilan tirez-vous de ces tests-matchs de novembre ?

G.N. : Au niveau des résultats, ce n'est évidemment pas bon. En terme d'évaluation des joueurs, il y a des choses à retirer. Des joueurs qui ont été intéressants, d'autres moins. Si on avait été brillant sur ces matchs, on aurait construit, on aurait avancé. Là, ce n'est pas le cas. Le mois de novembre est compliqué, avec des pressions venues d'endroits précis. On a gambergé, ce qui a contribué à nous faire livrer des matchs comme ceux-là : très pauvres.

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