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Perchaud : "C'est un rêve d’un jour porter le maillot de la grande équipe de France"

Perchaud : "C'est un rêve d’un jour porter le maillot de la grande équipe de France"
Par Rugbyrama

Le 01/05/2022 à 16:44Mis à jour Le 01/05/2022 à 18:01

PRO D2 - Dans la lignée des piliers basques, Matis Perchaud s'est déjà imposé comme un joueur cadre de l'effectif bayonnais pour sa deuxième saison en professionnel. A seulement 19 ans, le jeune Bayonnais a été auteur d'un Tournoi des 6 nations U20 XXL et est en course pour le titre de champion de France de Pro D2 avec son club formateur. Interview.

Vous avez fait vos débuts en Top 14 à 18 ans, on sait que c’est très jeune pour un pilier, comment vivez-vous cette précocité ?

Très bien. J’ai été bien entouré par tous mes coéquipiers et le staff dès le début donc j’ai très bien vécu ces débuts.

Est-ce que vous appréhendiez votre premier match ?

Oui j’appréhendais un peu. Le jeu va beaucoup plus vite, les contacts sont beaucoup plus durs qu’en espoirs. Donc difficile au début, mais je me suis habitué même si cela reste dur.

À propos des chocs, vous avez eu quelques pépins physiques cette saison et vous occupez un poste très exigeant physiquement, avez-vous peur pour votre santé ?

Pas spécialement parce que maintenant nous sommes bien préparés et accompagnés. On a des préparateurs physiques, des kinés, des docteurs qui nous suivent tout au long de la saison. Donc pas de peur pour la suite, tout va bien.

Justement à propos de l’accompagnement, le staff vous accorde beaucoup de confiance, quelle relation entretenez-vous avec lui ?

J’ai plutôt de bonnes relations avec le staff. Ils me donnent de la confiance en me faisant jouer, en m’ayant fait débuter en professionnel assez tôt. J’essaye de leur rendre au mieux quand je rentre sur le terrain à chaque match.

Hugo Boniface, votre partenaire de club, a eu sensiblement le même parcours que vous avec une certaine précocité, quelle est votre relation avec lui ?

J’ai de très bonnes relations avec Hugo. Il m’aide et me donne souvent des conseils sur des phases de jeu spécifique au poste, comme la mêlée.

Avez-vous des joueurs références ou des exemples au poste de pilier gauche ?

Comme référence au poste je dirais Cyril Baille. En ce moment, c’est l’un des meilleurs piliers gauches du monde. Dans le jeu en général, ballon en main, il est très fort. Sur les bases du poste aussi, en mêlée, en conquête et en défense il est très présent. C’est pour ça que j’aime beaucoup ce joueur.

Avez-vous déjà ciblé des axes d’amélioration dans votre jeu ?

Oui, il y a forcément des axes d’amélioration. Déjà sur la mêlée, il faut que je continue à progresser. Cela va venir avec le temps, mais ce n’est pas encore parfait. Mais on a la chance d’avoir Aretz Iguiniz (ancien pilier de l’Aviron bayonnais) qui nous donne des conseils dès qu’on en a besoin. Après continuer à développer mon jeu et parfaire ma technique.

Pur produit de la formation basque, votre contrat va jusqu’en 2024, pensez-vous devoir partir de l’Aviron pour progresser ?

Je suis encore à l’Aviron jusqu’en 2024, donc je ne me pose pas du tout cette question. Je suis bien à Bayonne pour l’instant.

D’autres clubs se sont déjà rapprochés de vous ?

Pas spécialement non.

Le tournoi des six nations vous a donné un gros coup de projecteur, avez-vous le sentiment que tout va très vite en ce moment ?

Les U20 c’était ma catégorie d’âge cette année donc je n’ai pas spécialement cette impression non.

Pensez-vous déjà au XV de France ?

Non je n’y pense pas encore mais comme tout joueur de rugby, c’est un rêve d’un jour porter le maillot de la grande équipe de France.

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite ?

Déjà essayer d’aller au bout avec Bayonne en remportant la Pro D2. Et ensuite que je fasse de bons matchs et que tout se passe bien dans ma carrière.

Propos recueillis par Iker Lagrenade

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