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Perpignan parfait sa préparation, Nevers dit adieu aux phases finales

Perpignan parfait sa préparation, Nevers dit adieu aux phases finales

Le 23/04/2021 à 09:17Mis à jour

PRO D2 - Malgré une entame fébrile, l’Usap s’est largement imposée face à Nevers (37-16), ce jeudi lors de la 28e journée de Pro D2. Les Catalans passent la barre des 100 points et engrangent de la confiance en vue des phases finales. De son côté, l’Uson fait définitivement une croix sur le top 6.

Mathématiquement qualifié pour les demi-finales depuis la semaine passée, et la surprenante victoire des jeunes usapistes sur la pelouse de Béziers, Perpignan abordait ce jeudi une série de trois matches ayant pour seuls buts de finir leader de la phase régulière et de préparer du mieux possible les matches éliminatoires qui se profilent, fin mai. Face à Nevers, qui jouait sa dernière carte pour tenter d’accrocher le top 6, les Catalans se sont offert un large succès bonifié, 37 à 16. Tout n’a pourtant pas été simple pour les Sang et Or, surpris dès l’entame de match par un essai de Nicolas Vuillemin (2e).

Comme bien souvent cette saison, l’Usap a mis du temps avant de mettre la machine en route. Une mauvaise habitude que les perpignanais vont devoir oublier "Ça fait quelques matchs où l’on rate l’entame", soulignait à juste titre le demi d’ouverture Patricio Fernandez. "Ce qui serait souhaitable, c’est que ce ne soit pas une marque de fabrique jusqu’à la fin de la saison. Plus les matches vont devenir serrés, et plus il faudra jouer quatre-vingts minutes. Il faut garder cette capacité à réagir, mais il faut surtout s’améliorer sur les débuts de match. En phases finales, on risque d’avoir quelques mauvaises surprises. C’est vraiment le gros travail à faire", alerte de son côté l’entraîneur de la défense, Gérald Bastide. « On avait mis l’accent sur l’entame, mais on prend un essai d’entrée. C’est un peu récurrent cette saison, notamment à domicile. C’est un peu embêtant », regrettait enfin le capitaine Mathieu Acebes, qui fêtait sa centième apparition sous le maillot sang et or.

En tête d’une petite longueur à la pause (14-13), bien aidés par un deuxième essai opportuniste de Lucas Dubois (23e), les Catalans ont ensuite remis les pendules à l’heure au retour des vestiaires. Dans le sillage de ses avants, Perpignan a fait mal aux organismes neversois et s’est transformé en véritable rouleau compresseur. Trois pénalités de Ben Volavola et deux nouvelles réalisations signées Karl Chateau et Genesis Mamea Lemalu après l’heure de jeu ont permis à l’Usap de prendre le large et de s’octroyer le bonus offensif. Au classement, Perpignan dépasse la barre des cent points pour la première fois de son histoire et reprend provisoirement le fauteuil de leader. Il reste aux Catalans deux matchs de phase régulière pour parfaire les détails et être fin prêt pour la demie à domicile, dans un peu plus d’un mois.

Nevers verra les phases finales à la télé

Des phases finales qui, sauf miracle, devraient échapper à Nevers. Battus à domicile par Oyonnax, la semaine dernière, les Nivernais jouaient leur dernière cartouche, ce jeudi à Aimé-Giral. Un exploit était obligatoire en Catalogne pour espérer faire partie de l’aventure finale. Malheureusement, les coéquipiers de Frank Bradshaw n’ont pas tenu la distance face à l’un des épouvantails de la Pro D2. "On est bien en première mi-temps, mais on offre deux cadeaux à Perpignan. Un lancer lobé en touche, essai. Un lancement de jeu dans le camp adverse, une perte de balle, essai. Quatorze points donnés à Perpignan, ils n’avaient pas besoin de ça. On était bien dans le match, c’est dommage. Puis ensuite, en seconde période, on est usé et on fait beaucoup trop de fautes. De l’imprécision totale. On repart avec quarante points et la sixième place toujours plus loin… J’ai l’impression qu’on a laissé filé la saison depuis la défaite contre Grenoble en février", résume, tête basse, le manager Xavier Péméja.

"Les phases finales ne sont pas pour nous, on les regardera à la télé. On a un vestiaire qui est triste ce soir (jeudi). Nous ne sommes pas du tout dans les clous. On se rend compte que l’on tient quarante minutes dans le combat face à l’une des plus grosses équipes de Pro D2. Si nous avions fait ça un peu plus souvent dans la saison, on n’en serait pas là. Ça fait dix mois que l’on se fait mal, que l’on donne tout. Au final, on va être sur notre canapé", regrettait amèrement Nicolas Vuillemin. Pour sa quatrième année en Pro D2, Nevers devrait enregistrer son pire bilan comptable depuis sa montée dans l’antichambre du rugby français. Un véritable coup d’arrêt pour le club de la Nièvre.

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