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Nevers reste en embuscade

Nevers reste en embuscade

Le 14/04/2021 à 16:16Mis à jour Le 14/04/2021 à 16:17

PRO D2 – A deux longueurs de la 6e place à quatre matchs de la fin du championnat, les Bourguignons sont en position de chasseurs. Mais l’USON n’a plus le droit à l’erreur dans ce sprint final.

"Nous sommes en ballotage défavorable, estime le manager Xavier Péméja. C’est un bras de fer à distance avec Grenoble car Oyonnax a de l’avance". Dans cette dernière ligne droite, l’USON a toutefois l’occasion de mettre la pression sur les deux clubs qui la devancent au classement. L’équipe bourguignonne compte cinq points de retard sur Oyonnax – qu’elle défie jeudi – et deux sur Grenoble.

En embuscade ! Si les Neversois n’ont pas complètement leur destin en mains, ils veulent garder espoir. "Le statut de chasseurs ou d’outsiders nous va bien, lance Janick Tarrit. On va tout faire pour entrer dans les six". Même si le talonneur promu capitaine est aussi réaliste sur la situation : "Ces matchs peuvent nous sortir de nos objectifs mais on ne veut pas penser à cela. Et on ne peut plus se dire que la saison est longue et qu’il reste beaucoup de rencontres. On arrive à un moment où l’on marche sur des œufs et où nous n’avons plus le droit à l’erreur".

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Des occasions manquées

Nevers est branché sur courant alternatif depuis le début de saison. Capable de se manquer dans des moments clés - notamment face aux "costauds" du championnat comme aussi de réagir pour surfer sur une vague positive comme entre fin décembre et fin janvier avec 5 victoires consécutives. "Aujourd’hui, on voit que les matchs où nous nous sommes loupés – surtout à la maison – nous coûtent cher" consent Janick Tarrit. "Nous sommes toujours en course pour la qualification mais nous avons beaucoup de regrets de nous retrouver dans cette situation-là, confirme le manager Xavier Péméja. Car nous avions notre situation en mains et nous ne l’avons plus trop. La défaite contre Grenoble (12-13) nous a fait très mal alors que nous avions la gagne au bout du pied. Nous avons relancé le FCG, aujourd’hui c’est notre concurrent. Et il est devant nous". Grenoble ayant d’ailleurs remporté la double confrontation devant l’USON, Nevers doit même gommer un écart de 3 points sur les Isérois pour finir devant eux au classement. Et comme d’autres désillusions plus tôt dans la saison, l’échec face au club isérois a mis un coup aux Bourguignons. "Nous avons eu beaucoup de mal après ce match, reconnait Xavier Péméja. Nous avons régressé dans beaucoup de choses, comme la défense et l’attaque. C’est en train de revenir petit à petit. Mais nous sommes tombés très bas donc c’est toujours difficile de remonter".

Un espoir à faire durer

Sur cette fin de saison, les Neversois doivent gérer l’accueil d’Oyonnax jeudi avant des déplacements à Perpignan puis Valence-Romans. Et souhaitent avoir encore la possibilité de jouer la qualification à l’occasion de leur dernier match, à domicile face à Béziers. "J’espère que nous jouerons la qualif’ jusqu’à la dernière seconde de notre dernier match, s’éclaire Xavier Péméja. Si nous pouvions avoir notre destin entre nos mains à ce moment-là, ce serait bien. Il faut avoir envie de vivre les phases finales. Nous n’en avons vécu qu’une comme il n’y en a pas eu la saison dernière. Et un groupe se renforce dans ces moments-là". Réussir à atteindre ces rencontres pourraient donc faire murir cette équipe et faire progresser le club pour le futur.

"En revanche, si nous perdons contre Oyonnax, cela sera déjà compromis, reprend le technicien. Contre les Haut-Bugistes, il faudra être à 100% sur l’attaque, sur la conquête et la défense. Si nous sommes juste à 80 % face à eux, cela ne passera pas". Le groupe bourguignon a construit sa fin de championnat comme 5 étapes à franchir et atteindre son objectif. "Oyonnax, c’est la 2e après Aurillac, énonce Janick Tarrit. Avec encore un gros challenge devant. Nous n’avons pas le droit de nous louper. C’est un match vraiment décisif face à une bonne équipe". Pour les Neversois, les phases finales ont déjà un peu commencé. Et comme souvent cette saison, l’USON aborde ces rendez-vous privée de quelques éléments moteurs.

L’avalanche de blessés se poursuit, le 3e ligne Jason Fraser et l’ailier Josaia Raisuqe rejoignent l’infirmerie pour la fin de saison. "Nous allons voir la force du groupe par rapport à cela, avance Janick Tarrit. Ce sont les aléas, nous nous adaptons". Se resserrer encore un peu plus face aux difficultés, pour conserver l’espoir. Il y a de la pression, de l’envie aussi. "Au fil de la semaine, on sent un peu de la tension chez tout le monde, constate le talonneur. Mais c’est de la bonne tension qui ressort au moment du match et qui fait que l’on est prêts". Prêts à jouer les trouble-fêtes jusqu’au bout ? Xavier Péméja le martèle : "Tant que l’on gagne, nous sommes en vie".

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