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Les anciennes gloires de Top 14 en haut de l’affiche

Les anciennes gloires de Top 14 en haut de l’affiche
Par Midi Olympique

Le 29/12/2020 à 17:28

PRO D2 - Le championnat de Pro D2 a gagné en crédibilité et en intensité. Il attire maintenant des joueurs confirmés du Top 14 qui ne viennent pas en pré retraite comme ça pouvait être le cas auparavant.

C’est une histoire qui a fait rêver de nombreux présidents. Celle de trouver l’homme providentiel, venu du Top 14, pour apporter une touche de talent supplémentaire, une dose d’expérience, un brin de confiance à son équipe et ainsi jouer les premiers rôles en Pro D2. Mieux, ils ont fantasmé ce joueur de renom au CV long comme le bras offrant ce petit truc en plus pour enfin accéder à l’étage supérieur.

Ils sont nombreux à s’y être cassé les dents, tout d’abord bien heureux le jour d’annoncer l’arrivée de cette recrue phare avant de constater que la motivation de l’oiseau rare s’était envolée après la signature du contrat. Il faut dire que les anciens cadors du Top 14 ont longtemps cru que ce dernier challenge à un niveau inférieur serait une parfaite étape avant la retraite : une sorte de décélération en douceur avant de se rendre compte que le championnat de Pro D2 était long et dur et qu’il était difficile de s’y balader sans un investissement maximal. Les déceptions étaient nombreuses pour les présidents confrontés à des joueurs venus "honorer" un dernier contrat sans en mesurer les obligations. Ce temps est semble-t-il révolu.

Les anciennes gloires du Top 14 n’y mettent plus les pieds en touristes, bien au contraire comme l’expliquait Damien Chouly au moment de rejoindre Perpignan alors qu’il aurait pu choisir un club de Top 14 à la fin de son contrat avec Clermont : "Il y a un groupe et une équipe pour faire de belles choses à l’Usap, avec pratiquement tous les joueurs qui sont restés. C’est ça qui est excitant. Pourquoi pas le ventre mou du Top 14 ? C’est changer de club pour faire deux ans et courir derrière pas grand-chose au final. Moi ce que j’aime, c’est relever un défi. Ça me motive pour aller m’entraîner et jouer."

Ces champions ne viennent plus en pré-retraite mais ils courent derrière un dernier shoot d’adrénaline. Ils veulent s’offrir un dernier frisson même s’ils ont connu des moments de gloire en équipe de France, soulever le Brennus, et même disputer une finale de Coupe du monde comme l’ailier columérin Alexis Palisson.

"J’ai envie de m’entraîner comme il faut et de bien jouer, poursuivait Damien Chouly malgré ses 46 sélections en Bleu. Mais oui, j’espère faire de belles choses et amener ma pierre à l’édifice. Moi, j’ai encore envie de jouer. Sinon, je serais resté à Clermont un an de plus et c’était rideau. Je me sens encore bien physiquement et j’ai encore envie de me régaler en jouant au rugby." Son nombre de feuilles de match lors de sa deuxième saison à Perpignan est là pour témoigner de son investissement, tout comme ses prestations. C’est aussi le cas de l’arrière anglais Nick Abendanon auteur d’un très bon début de saison à Vannes avant de se blesser, ou du guerrier Thibault Lassalle, champion de France avec Castres avant de revenir batailler avec Oyonnax. Le Biarritz olympique peut aussi compter sur ses vieux et bons qui ont prouvé qu’ils n’étaient pas venus pour profiter de la douceur de vivre du Pays basque.

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