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Après la remontée, l’heure de vérité pour Grenoble

Après la remontée, l’heure de vérité pour Grenoble

Le 07/03/2021 à 10:04

PRO D2 - Sur une série de six victoires en huit matchs, Grenoble, huitième, a l’occasion de faire une excellente opération au classement en revenant sur les talons de Nevers, sixième, en cas de succès contre Colomiers ce dimanche (15 heures). Le FCG sait qu’il ne doit pas se manquer au stade des Alpes.

Après une quatrième défaite consécutive à Angoulême le 22 décembre, Grenoble, en plein doute, ne comptait que 4 points d’avance sur le premier relégable. Les Isérois ne parlaient logiquement plus de qualification et devaient réagir pour ne pas sombrer. C’est ce qu’ils ont fait depuis début janvier et un succès déclic à Oyonnax après une deuxième mi-temps renversante. Ils restent sur une série de 6 victoires en 8 matchs. Seuls Rouen et Biarritz ont freiné leur marche en avant.

Terminer dans les six premiers en fin de saison est redevenu un objectif réalisable. Avant cette 22e journée, le FCG n’avait plus que 5 points de retard sur le sixième Nevers. Après les résultats, favorables pour lui, de ses adversaires directs, la donne n’a pas changé. Vendredi l’Uson a perdu à Rouen sans bonus (12-28) ; Montauban lui a certes chipé la septième place pour un point mais s’est incliné contre Béziers (27-30) et jeudi Oyonnax, dix unités devant lui, avait cédé face à Perpignan (28-35).

Glas : "On joue des matchs de phases finales depuis deux mois"

Grenoble a donc l’opportunité de réaliser une superbe affaire au classement, en revenant à un point de la sixième place, en cas de victoire. Ce dimanche (15 heures), c’est Colomiers, cinquième avec dix points d’avance, qui se présente au stade des Alpes. "Que ce soit Colomiers ou un autre, à partir du moment où notre première partie de saison n’est pas bonne, qu’on a des points de retard, tous les matchs pour nous sont importants, confiait Stéphane Glas en milieu de semaine […] On joue des matchs de phases finales depuis deux mois, nous", en souriait le manager isérois.

Pour espérer finir dans le wagon des qualifiables, tout faux pas à domicile est bien évidemment interdit. "Si on perd contre Colomiers, ce sera presque fini mais si on gagne il n’y aura rien de fait", ajoutait Jean-Charles Orioli.

Dans quel état d’esprit faut-il que les Grenoblois abordent cette rencontre pour la réussir ? "Je pense qu’il ne faut pas avoir trop de pression par rapport à ce match tout en sachant son importance, répondait Stéphane Glas. On joue les matchs depuis janvier avec le même état d’esprit et la même pression. […] Dans l’état d’esprit, je trouve qu’il y a une constante : les gars ne lâchent pas. Après, parfois, cela peut arriver que dans tel ou tel secteur cela ne marche pas spécialement comme on le voudrait. De toute façon, un match de rugby pour une équipe, c’est toujours un puzzle avec différentes pièces où il faut que tout s’assemble. À nous de le faire (ce) dimanche."

"On a à cœur de se racheter du match aller (défaite 15-12 le 10 décembre, N.D.L.R.), où on avait un peu souffert, rappelait Jean-Charles Orioli. On va vouloir mettre de l’intensité et les choses dans l’ordre pour faire un gros match. Même si on a perdu le week-end dernier à Biarritz, on reste sur une bonne dynamique et on veut la préserver."

Une non-qualification serait "une déception"

Au stade des Alpes après Colomiers, Grenoble devra s’attaquer à d’autres grands cols : Perpignan le 25 mars puis Oyonnax la semaine suivante et Vannes fin avril. "On ne va pas tarder à lancer le dernier sprint. On va voir où on en est vraiment et si on peut prétendre à mieux ou pas", expliquait le talonneur du FCG.

Après la belle remontée grenobloise, ne pas finir dans le top 6 en fin de saison constituerait "une déception" pour l’ancien Rochelais. "Je pense que l’ambition des joueurs et d’un club comme Grenoble, c’est de finir dans les six. Après on ne va pas s’emballer non plus, on sait qu’on part de loin. On va essayer de garder la tête sur les épaules et de continuer notre progression."

"On finira à la place que l’on mérite, cadrait Stéphane Glas. Après 30 journées de championnat, tu es là où tu mérites d’être. Si on n’arrive pas à se qualifier, ce sera une déception parce qu’on y aura cru depuis janvier puisqu’on a fait une belle remontée. Après si on n’y arrive pas, on sait aussi pourquoi : la première partie de saison a été trop compliquée mais aujourd’hui on est trop ‘focus’ sur le match de Colomiers pour parler d’autre chose."

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