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Rachat de Béziers : rien n'est fini

Rachat de Béziers : rien n'est fini
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 10/07/2020 à 09:02Mis à jour Le 10/07/2020 à 10:02

PRO D2 - Alors que les possibles acheteurs de l'ASBH étaient reçus hier par la DNACG, le petit peuple du rugby français s'attendait à ce que le projet franco-emirati soit enfin validé. Il n'en fut rien. On vous explique ici pourquoi...

Nous vous annoncions la semaine dernière que la DNACG, le gendarme financier du rugby professionnel, avait reçu la quasi totalité des documents promis par les investisseurs emirati censés racheter le club de Béziers (Pro D2). Malgré tout, si les premiers éléments transmis à l'instance indépendante étaient plutôt convaincants, la suite tarde néanmoins à se concrétiser. Selon nos informations, les documents transmis, en langue arabe et traduits en anglais par les soins des représentants des investisseurs, ne suffisent pour le moment pas à autoriser le "nouveau Béziers" à intégrer la deuxième division du rugby professionnel français.

En clair, les autorités financières veulent "des preuves tangibles", nous glisse une source proche du dossier et la DNACG, qui a reçu hier les candidats au rachat, leur a octroyé une semaine supplémentaire (verdict au 16 juillet) afin qu'ils apportent les garanties nécessaires et prouvent qu'une somme de 30 millions d'euros a bien transité entre Abou Dhabi et la France dans le but de racheter l'ASBH. Par ailleurs, le nom de Christophe Dominici aurait pour le moment disparu de la future organisation franco-emirati, la co-présidence de l'entité étant aujourd'hui promise à Philippe Ballard (le directeur exécutif de la société de Samir Ben Romdhane) et Yannick Pons, un viticulteur de l'Hérault. Toutefois, si le projet voyait le jour, "Domi" garderait évidemment un rôle dans celui-ci, visiblement comme directeur sportif.

Les Emirati ou les historiques...

Si jeudi prochain, la DNACG n'était pas pleinement convaincue, Béziers, plombé par un déficit abyssal, ne serait pas nécessairement relégué en division amateur. Selon nos informations, les actuels propriétaires Cédric Bistué, Pierre-Olivier Valaize et Louis-Pierre Angelotti auraient ainsi déposé un "plan d'atterrissage" sur la table de la DNACG : comprenez que par là que si le Franco-Emirati Samir Ben Rohmdane n'est pas l'acquéreur du club jeudi prochain, l'ASBH poursuivra sa route en Pro D2, avec un budget modeste et, au départ, des ambitions proportionnelles à celui-ci.

On n'en est pas là, dites-vous, et si "les preuves tangibles" exigées par le rugby pro arrivent enfin, la nouvelle ASBH dévoilera alors un recrutement important et comprenant Jérome Rey (Grenoble), Jean-Charles Orioli (La Rochelle) , Benjamin Fall (Montpellier), Jordan Taufua (Béziers), Ma'a Nonu (Nouvelle-Zélande), Marika Koroibete (Australie), Semesa Rokodoguni (Bath), Konstantin Mikautadze (Montpellier) ou Emmanuel Saubusse (Mont de Marsan). Les contrats du Palois Charly Mallié et celui du pilier droit de Nevers Nemo Roelofse ne seront en revanche pas rachetés, la Section demandant par exemple 300 000 euros pour que cette opération soit réalisable. Michaël Cheika restant en Australie, un manager français serait attendu pour encadrer cette équipe. Mais on en est loin, n'est-ce pas...

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