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Veau : "Etre solidaires, oser et plus entreprendre derrière"

Veau : "Etre solidaires, oser et plus entreprendre derrière"

Le 20/08/2019 à 18:38Mis à jour Le 21/08/2019 à 10:22

PRO D2 - Jeudi (20h45) à Aimé Giral, l’ASBH débutera le championnat par un derby bouillant contre Perpignan. Un test de caractère. Après une première année à Béziers (15 matchs et un essai), contrariée par une longue suspension et une blessure, le centre, certainement titulaire face à l’Usap, veut se relancer. A 31 ans, son talent et son agressivité défensive ne sont plus à prouver. Mais il devra

Rugbyrama : A deux jours du début des “hostilités” à Perpignan, dans quel état d’esprit est le groupe biterrois ?

Maxime Veau : Nous sommes impatients de commencer la saison, à l’image de toutes les équipes je pense. Après, débuter à “Perpi”, ça va être un très gros match et on sait que ça s’annonce très difficile pour nous. Mais franchement, j’ai hâte d’y être !

Si vous aviez eu le choix, auriez-vous préféré démarrer au stade Raoul-Barrière ?

M.V. : Non. Personnellement, je trouve que ce match à Aimé Giral, c’est un début idéal. Car débuter à l’extérieur t’enlève toute forme de pression. Jeudi, elle sera beaucoup plus sur les Perpignanais que sur nous. Et au-delà de ça, je trouve que démarrer la saison par un derby c’est parfait.

Justement, le dernier derby disputé à Aimé Giral a été remporté par l’ASBH (janvier 2018, 22-23). Ce succès représente-t-il un avantage psychologique ?

M.V. : Ce ne sont plus les mêmes équipes, les mêmes joueurs et c’est aussi un autre championnat. Donc je ne crois pas. Après, je ne sais pas ce qui se passe dans la tête des Catalans et je ne me permettrai donc pas de faire de commentaires. Mais je suis certain d’une chose : ils seront prêts jeudi. Et j’espère qu’on le sera aussi. Car l’Usap n’a pas beaucoup de points faibles. A mon sens, ils ont une meilleure équipe cette saison que celle qui évoluait en Top14.

Quel bilan dressez-vous de vos deux matchs amicaux (succès contre l’USC et défaite face à Toulouse) ?

M.V. : Contre Carcassonne, nous avons réalisé une très bonne performance défensive, mais en attaque, on a eu beaucoup de mal à tenir le ballon. Je crois que sur le match, nos adversaires ont dû avoir 70% de possession. L’équipe gagne mais ne fait pas forcément un bon match. Contre Toulouse, c’était un peu mieux malgré la (courte, NDLR) défaite. Et même si les Toulousains avaient pas mal de joueurs absents, ils ont aligné une belle équipe en première période. On a fait une bonne partie en réalisant des progrès offensifs. Il faut surtout garder notre état d’esprit pour jeudi, qui a été très positif sur les tests amicaux. Si on n’a pas cette solidarité à Aimé Giral, Béziers risque de prendre une déculottée. Il sera primordial que le groupe soit soudé et que nous jouions tous ensembles.

Les autres clés du match ?

M.V : Le béaba du rugby : être concentrés sur nous-mêmes, s’appuyer sur notre défense pour les “agresser” et essayer de tenir au maximum le ballon. Si on se livre à fond et qu’on garde notre unité, le reste viendra tout seul. On devra aussi être très vigilant sur notre discipline. L’équipe a pris deux cartons jaunes sur les matchs amicaux… Et c’est déjà très difficile de rivaliser à Perpignan à quinze contre quinze ; alors, si on fait quinze fautes et qu’on prend encore un carton, ça deviendra impossible. L’engagement et la discipline seront les deux clés du match.

Béziers devra aussi dépasser sa “peur” de jouer à l’extérieur, née l’an passé…

M.V. : Je le répète : la pression ne sera pas sur nous et l’équipe n’aura rien à perdre jeudi. Nous n’avons donc pas de peur à avoir. Mais c’est vrai qu’il faudra oser, plus entreprendre, et derrière, avoir plus de liant avec nos avants. L’équipe a la volonté de plus jouer que l’année dernière. Et pour cela, nous devons être plus performants sur la conservation, du porteur du ballon à la qualité des soutiens, pour créer du danger.

Dans cette quête, que peut vous apporter votre nouvelle charnière (Latorre et Bisman) et l’émergence de jeunes talentueux (Zénon, Dreuille, Munilla…) ?

M.V. : La charnière a fait une bonne préparation et des matchs amicaux convaincants. C’est très encourageant et ça laisse présager de belles choses. Mais Bisman revient au club, Latorre est un nouveau joueur et les trois autres sont jeunes… Il faudra donc du temps pour que nous trouvions nos marques collectives.

Votre manager David Aucagne, attend que vous preniez plus de leadership cette saison pour vous imposer comme le leader de la ligne de trois-quarts. Etes-vous prêt à assumer ces responsabilités ?

M.V. : David me le dit souvent, mais je ne suis pas quelqu’un qui parle beaucoup. Et, si ce n’est pas du tout une critique, il y a plusieurs joueurs dans l’équipe qui aiment parler et donner leurs avis. Moi, je ne suis pas du tout comme ça. Je préfère rester concentré sur mon travail à réaliser sur le terrain, bien le faire et montrer l’exemple, avant de parler. Je dois réaliser de bonnes prestations pour être légitime. Mais c’est certain qu’il faut que je me force à m’exprimer plus pour donner de la confiance aux jeunes et les accompagner. Je sais que le coach attend beaucoup de moi sur ce point. Je vais donc essayer de travailler sur moi pour répondre à ses attentes. Cela peut aussi me plaire…

Un mot sur votre entente au centre avec la recrue Jeff Williams qui semble être une belle surprise…

M.V. : Je ne le connaissais pas. Il a fait deux clubs de Fédérale 1 en France (Chateaurenard et Rodez) et est également international anglais à sept. Face à Toulouse, je l’ai trouvé très bon et il a marqué un magnifique essai en première main. Il a beaucoup d’expérience à quinze à l’étranger (21 matchs avec Bath) et il a l’air d’être très bon offensivement tout en étant performant en défense. Sur notre entente, je trouve que nous sommes plutôt complémentaires. J’espère qu’on fera des bons matchs, à commencer par jeudi soir.

Quels sont vos objectifs personnels après une première saison à l’ASBH (sous contrat jusqu’à juin 2021) contrariée par une longue suspension et une blessure ?

M.V. : Mon but est de jouer le plus possible en progressant à chaque entraînement et à chaque match. C’est important, car ce n’est pas en disputant tout les rencontres qu’on évolue forcément… Après, je veux m’investir dans l’encadrement de nos jeunes joueurs au quotidien.

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