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La fête à Bayonne

La fête à Bayonne
Par Rugbyrama

Le 12/05/2019 à 09:14

PRO D2 - Vainqueur de Nevers 32-26, l’Aviron Bayonnais, qui a tremblé jusqu’au bout, s’est qualifié pour les demi-finales de Pro D2.

Il y avait forcément des sourires samedi soir dans les travées de Jean-Dauger. Beaucoup de sourires. Après s’être offert un tour de terrain, pendant lequel Boutaty a été longuement acclamé, puis porté en triomphe par ses coéquipiers, les joueurs de Yannick Bru sont restés de longues minutes dans les vestiaires. Avec un seul mot d’ordre : profiter. Après onze mois de travail, le premier objectif : à savoir celui de faire des phases finales avait été atteint une semaine plus tôt. Le second : le disputer à domicile et le gagner également, quelques instants auparavant. C’est forcément satisfait, que le patron du secteur sportif de l’Aviron fut ensuite le premier à se présenter face à la presse, un peu moins d’une heure après le coup de sifflet final.

"Nous voulions offrir ce moment de plaisir à nos joueurs et aux supporters. Nous avons fini sur la jante, mais l’équipe n’a pas lâché, elle a toujours cet enthousiasme, cet altruisme, cette envie de travailler pour le maillot bayonnais… L’état d’esprit a été magnifique" a loué Yannick Bru. L’entame de ses joueurs aussi. Mis sur orbite avec un essai un peu gag de Van Lill (3e), les siens, qui menaient (déjà) 22-5 à la demi-heure de jeu, ont étouffé Nevers en jouant debout et en alliant rythme et vitesse. "Nous avions décidé de rentrer pleinement dans le match, avec beaucoup d’initiatives et j’ai trouvé notre première mi-temps particulièrement réussie" avouait le manager.

Sous pression jusqu'au bout

En revanche, sa jeune équipe a tremblé en dépit d’une avance qui les a vus compter jusqu’à 17 points d’avance. En supériorité numérique pendant 70 minutes après le carton rouge reçu par Quercy, les ciel et blanc ont toujours mené. Ils n’ont pas su, en revanche, tuer le match lorsqu’ils en ont eu les occasions sur la seconde période.

"Nous avons vu, dans ce match, toutes nos qualités et tous nos défauts avec cette première transformation manquée et cette pénaltouche non trouvée qui nous met sous pression toute la fin de match de manière totalement inutile soulignait l’ancien talonneur. Nous aurions pu nous économiser ça. Mais bon, nous ne préparons pas le Stade Toulousain. Nous préparons une équipe jeune, qui est en formation et avec qui il faut être tolérant." En plus de ces erreurs de jeunesse, deux autres facteurs ont maintenu les locaux sous tension : leur défense en difficulté, avec un pourcentage de plaquages manqués au-dessus de 15 % et la densité physique des Nivernais qui, bien que réduits à 14, n’ont jamais fermé le jeu.

Cap sur Oyonnax

Samedi prochain, les Bayonnais iront défier Oyonnax sur la pelouse de Charles Mathon. Et dès ce dimanche matin, le staff basculera sur ce déplacement dans l’Ain. "Évidemment, nous ne serons pas favoris à Oyonnax et nous y irons pour montrer une belle image de l’Aviron a rapidement annoncé le manager ciel et blanc. La seule pression que l’on aura est celle de bien faire." Les Basques iront-ils dans le Haut-Bugey avec Peyo Muscarditz, sorti par précaution après avoir ressenti une gêne à l’ischio et Aymeric Luc touché à l’épaule ? Il faudra probablement attendre le début de semaine prochaine pour le savoir.

Pablo Ordas

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